Marche contre l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) : Les syndicats veulent se faire entendre

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La confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), la coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses), la section syndicale de la police nationale (SPN) et d’autres syndicats ont organisé une marche pacifique de protestation contre l’Assurance maladie obligatoire (AMO) du siège de la CSTM au monument de l’indépendance. C’était le vendredi 30 décembre 2011 aux environs de 9 heures.

Un collectif de syndicats a engagé une lutte féroce contre la nouvelle reforme d’assurance maladie obligatoire (Amo). Pour la énième fois, ce collectif tient à l’œil le gouvernement à travers une marche. Les syndicats membres de ce collectif entendent mener jusqu’au bout cette bataille pour obtenir l’arrêt des prélèvements sur leurs salaires.

La marche est partie du siège de la CSTM en passant par le siège de banque de développement du Mali sis à l’avenue du fleuve puis la place de la liberté pour terminer au monument de l’indépendance. Les membres de ces syndicats brandissaient des banderoles  où étaient mentionnés des slogans contre l’Assurance maladie obligatoire (AMO), la vie chère, l’intégration des enseignants à la fonction publique  des collectivités, la violation des libertés syndicales, la corruption, l’injustice et les réformes constitutionnelles. Plus de 400 personnes ont pris part à cette marche et répétaient  haut et fort : « Ne touchez pas à nos salaires et pensions, nos salaires sont sacrés et personnels, rendez nous nos sous », « Oui la fonction publique de l’Etat ; non la fonction publique des collectivités et aux reformes constitutionnelles.

Le peuple malien a faim ».Les marcheurs étaient entourés d’un important dispositif de sécurité. Arrivée au monument de l’indépendance, Hamadoun Amion  Guindo, premier responsable de la CSTM, a fait savoir que l’objectif de cette marche est l’arrêt immédiat des prélèvements et le remboursement des retenues déjà opérées sur les salaires et pensions au titre de l’Amo. Il exige aussi la réouverture des écoles. A ses dires, depuis le 1er mai dernier, la liberté syndicale n’est plus garantie. Il a fait savoir que l’Etat doit assumer ses responsabilités car la fonction publique des collectivités n’est pas une garantie. « Nous sommes contre les reformes constitutionnelles, et contre la privatisation de l’aéroport.

La marche sera continuelle tant que nos sous ne sont pas rendus », a-t-il martelé. Quant à Siméon Keïta, secrétaire général de SPN, le gouvernement  n’a pas assumé ses responsabilités sinon la marche n’aurait pas eu lieu. A l’en croire, la vie est chère car le sac de riz est aux alentours de 50 000 FCFA. « L’éducation est un droit pour tous les Maliens : en conséquence nos enfants ont droit à l’éducation », a-t-il dit. Yacouba Konaté a, au nom de la COSES, signalé que le gouvernement n’a pas pris en compte les doléances des enseignants qui sont en grève depuis le 9 novembre dernier. Il a invité  les uns et les autres à s’unir et à se mobiliser pour une cause commune. Il est à noter que la marche  s’est déroulée dans le calme, la sérénité et sous les regards curieux d’individus sur tout l’itinéraire.

Aguibou Sogodogo

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