Marche contre l’insécurité à Kalabancoro : La jeunesse de Kalabancoro exprime son indignation face à l’impunité

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La jeunesse citoyenne de Kalabancoro représenté par le conseil national des jeunes (CNJ), ainsi que la population  ont organisé une marche pacifique de protestation contre l’insécurité, l’impunité et l’injustice. La marche a commencé devant le lycée public de Kalabancoro en passant par la brigade territoriale de la gendarmerie de Kalabancoro pour se terminer à la mairie de Kalabancoro. C’était le vendredi 13 janvier 2012 aux environs de  9 heures.

Le conseil communal de la jeunesse de Kalabancoro a engagé une lutte féroce contre l’insécurité dans sa commune. C’est la première fois que la jeunesse de Kalabancoro a initié une telle marche. La marche est partie de la devanture du lycée public de Kalabancoro en passant par la brigade territoriale de la gendarmerie de Kalabancoro pour se terminer à la mairie. Les membres du conseil communal de la jeunesse de Kalabancoro brandissaient les banderoles où étaient mentionnés des slogans contre l’insécurité, l’impunité, la corruption et l’injustice. Plus de 200 personnes ont pris part à cette marche et répétaient haut et fort « assassin, voleur. Monsieur le maire incompétent.


Non à l’impunité de la brigade de la gendarmerie ; oui à l’article 320 du code de la rue ». Les marcheurs étaient entourés d’un important dispositif sécuritaire composé de gendarmes, de policiers et des éléments de la garde nationale. Arrivés à la mairie, les marcheurs ont adressé une lettre ouverte au président de la République du Mali, son excellence Amadou Toumani Touré par l’intermédiaire du maire de la commune de Kalabancoro, Issa Boubacar Ballo. Mamadou Y Traoré, président du conseil communal de la jeunesse de Kalabancoro, a eu le privilège de lire le contenu de la lettre. Il a fait savoir que c’est avec le cœur meurtri qu’ils se sont rendus à la mairie de leur commune pour exprimer leur profonde indignation. « Nous protestons contre l’insécurité dans notre commune », a-t-il dit. Ils ont profité de cette marche pour faire des doléances qui sont entre autres : l’effectivité de l’éclairage public dans la commune ; le renforcement de la brigade de la gendarmerie de la commune en moyens logistiques et en ressources humaines compétentes ; l’application de la justice pour les citoyens de manière équitable ; la mise en place d’une commission sécuritaire au sein de la commune.
Et de poursuivre : « En effet, après quatre années de terreur, de vol, d’intimidation et d’assassinat, les frères Monékata et leurs complices ont été mis hors d’état de nuire par les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Kalabancoro avec l’appui de la population, le samedi 7 janvier 2012. Depuis cette arrestation, la tension est vive dans la commune car selon différentes sources, des hauts gradés de l’armée et de la gendarmerie tenteraient de le faire libérer de prison.


Cette éventualité ne saurait être envisageable pour la jeunesse car elle métrait en réel danger nos vies  après découverte chez Monékata d’un véritable arsenal militaire ». De l’avis du porte parole de la jeunesse, le sentiment d’insécurité et  surtout d’injustice est de plus en plus perceptible au sein de leur commune. Ils ont exprimé leur adhésion totale aux valeurs de la République et comptent soutenir les idéaux de l’Etat de droit. « Je marche aujourd’hui avec les jeunes parce que nous sommes fatigués de l’insécurité grandissante à Kalabancoro. On achète la moto pour nos enfants pour qu’ils puissent étudier mais les bandits les tuent à cause de leurs motos », disait un vieux de soixante ans qui faisait partie de la marche. Il est à noter que la marche s’est déroulée dans le calme, la sérénité et sous les regards curieux d’individus sur l’itinéraire qui ont fini par rejoindre les marcheurs.
Aguibou Sogodogo

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