Mauvaise qualité de la farine locale, coûts très élevés de l’électricité et du carburant…. Les boulangers du Mali interpellent le gouvernement

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Lors de l’Assemblée générale tenue, le samedi 30 août, à la CCIM, l’Union nationale des boulangers et pâtisseries a interpellé le gouvernement sur la mauvaise qualité de la farine, les coûts très élevés de l’électricité et du carburant. Elle souhaite la régularisation du secteur à travers des mesures et l’accompagnement de l’Etat.  

 

Boubacar Mallé, président de l'Union
Boubacar Mallé, président de l’Union

Le pain est l’aliment de base de nombreuses sociétés. Il est fabriqué à partir de la farine, du sel et de l’eau. Aujourd’hui, le secteur de la boulangerie et de la pâtisserie traverse une période très difficile. Pour trouver une solution, l’Union Nationale des boulangers et pâtisseries du Mali a tenu, le samedi 30 août, une Assemblée générale à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM). L’événement a regroupé les représentants des boulangeries et pâtisseries de Bamako. On notait aussi la présence des représentants de la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC) des consommateurs notamment la présidente de l’ASCOMA, Mme Coulibaly Salimata Diarra. L’Union nationale des boulangers et pâtisseries du Mali avait également invité les responsables des différents moulins (Grands Moulins du Mali, le Moulin du Sahel, le Moulin Moderne du Mali et le Moulin de Kita). Malheureusement, seul le Moulin de Kita a répondu favorablement à cet appel.

 

A l’ordre du jour, plusieurs sujets ont été débattus. Il s’agit, d’abord, de la mauvaise qualité de la farine produite au Mali par certains moulins, les coûts très élevés de l’électricité et du carburant… Comme l’a si bien déclaré le président de l’Union, Boubacar Mallé : “tous les promoteurs des boulangeries et des pâtisseries au Mali doivent aujourd’hui de l’argent à leur fournisseur. Cela s’explique tout simplement par la mauvaise qualité de la farine et le non respect du poids du sac de la farine. Cet aspect nous fatigue vraiment. Il est difficile de faire du pain avec de la farine de mauvaise qualité. Nous avons interpellé le gouvernement à plusieurs reprises afin de trouver une solution à ce problème. Malheureusement, certains moulins ne veulent pas respecter leur engagement. Ils essayent d’améliorer la qualité juste un mois et c’est fini”. Pour enfoncer le clou, le Secrétaire général adjoint de l’Union, Hamed Dembélé estime que le gouvernement doit jouer le rôle qui lui est dévolu à savoir le contrôle. Et de préciser que leur combat ne vise personne. Il s’agit, tout simplement, de la bonne qualité de la farine pour offrir aux Maliens un meilleur pain.

 

 

L’Union nationale des boulangers et pâtisseries du Mali interpelle le gouvernement afin de régulariser le secteur de la boulangerie notamment le prix. Aujourd’hui, rien qu’à Bamako, on peut compter 270 boulangeries à travers la ville et plus de 600 sur tout le territoire national. Ce qui est très énorme. C’est dire qu’il urge de procéder au respect des normes dans ledit domaine.

 

 

               A.B. HAÏDARA

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