Meeting des Oulemas au stade du 26 mars : “Le bon sens qui a animé ATT à la relecture du code le poussera à signer sa nouvelle mouture voulue et acceptée par tous les Croyants “, Mahmoud Dicko

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                Ce samedi 14 janvier restera marqué dans l’histoire du Mali. Il fut le 1er jour où le Calife général Alhamawiya Tidiania Mohamed Ould Cheickna Ahamad Hamaoula dit Bouyé de Nioro foule la pelouse d’un terrain de foot. Le stade historique du 26 mars. La cause, l’Islam. L’objet de la présence de Bouyé et de nombreux fidèles jusqu’à déborder le 26 mars était d’appeler le Président ATT à signer le nouveau code adopté par l’Assemblée nationale pour la stabilité, l’unité et la cohésion. Qu’il n’y ait plus de relecture ou quoi que ce soit comme souhaiteraient certaines femmes d’ONG ou d’associations féminines. Et puis que ceux qui prétendent au fauteuil présidentiel présentent leur programme au peuple avec un engagement ferme à le réaliser durant leur mandat.
            

    Le nouveau Code des personnes et de la famille a été adopté le vendredi 02 décembre 2011. Ce, après de nombreuses tractations depuis plus d’une décennie. Ainsi, il souligne que : "la femme doit obéissance à son mari. L’homme est l’unique chef de famille. Le mariage religieux est reconnu juridiquement." Alors, à travers cette partie du code, le Mali viole certains de ses engagements internationaux. D’où le courroux de certaines organisations et associations de femmes, ainsi que celles des droits de l’homme. D’où la grande mobilisation des musulmans pour mettre en garde les autorités d’un quelconque dérapage ou remise en cause du code voté par le Professeur Dioncounda Traoré et ses collègues députés de l’Assemblée nationale. 
             

   Mahmoud Dicko, après avoir rendu grâce à Dieu et le prophète Mohamed (PSL) a planté le décor. Il souligne que l’arène comprend les grands érudits, les responsables politiques et administratifs, entre autres. Alors, il parle au nom de ceux-ci dont Bouyé.  Pour lui, la rumeur qui circule aujourd’hui qu’ATT ne va pas signer ce code ne tient pas. Alors que ceux ou celles qui tentent d’amuser la galerie se ressaisissent. Pour lui, malgré tout ce qui se trame par-ci par-là, ne tient pas, le Mali est un pays islamique. "Le bon sens qui a animé ATT à la relecture du code le poussera à signer sa nouvelle mouture voulue et acceptée par tous les Croyants.", a soutenu le président du Haut Conseil Islamique (HCI) Mahmoud Dicko.
             

   Dans sa plaidoirie, M. Dicko a fustigé certains actes notamment les braquages faits par des porteurs d’uniforme, le népotisme, la gabegie, la corruption, le copinage, le manque de l’autorité de l’Etat. Alors, il souhaite que celui qui succède ATT soit un homme qui aime le Mali, qui préserve les intérêts du peuple, de l’islam. Il pense qu’il est temps de mettre fin au laisser-aller, que toutes les écoles reprennent et qu’au sortir les enfants trouvent un emploi digne de ce nom. Il pense que ceux qui prétendent au fauteuil se présentent tous devant le peuple pour lui détailler leur programme pour les cinq ans à venir. Ainsi, il est convaincu, s’il plaît au bon Dieu que le bateau Mali peut tanguer mais ne va jamais chavirer car ceux qui disent que ce pays si vous n’y prenez pas garde, il est comme ci il est comme cela, se trompent.  "Le Mali est un et indivisible et rien ne pourra le diviser. Alors que ceux qui veulent le diviser reviennent à de meilleur sentiment. Le Mali est béni.", a-t-il martelé.  Enfin, il a fait des bénédictions pour le pays afin que les élections se passent dans la paix et dans la cordialité. Il a remercié ATT pour sa clairvoyance, son sens patriotique car ATT avant la relecture avait dit ceci : "Je reste avec mon peuple et je renonce à l’argent du toubib s’il existe. Alors, je ne fais jamais quelque chose qui va à l’encontre des vœux de mon peuple."
            

    Auparavant, Yacouba Maïga avait procédé à la lecture du coran pour ouvrir les débats ainsi que Mody Sylla pour les mots de bienvenue. Notons qu’après Mahmoud Dicko, certains grands érudits tels que Chérif Ousmane Haïdara, l’enfant de Tamani avaient intervenu.
                La boucle a été bouclée par le traditionnel fatwa.
 
B. DABO

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