Le ministre Hamadoun Konaté lors de la marche de l’ADVR commémorant ses 23 ans “Le Mali doit tirer des leçons de son passé douloureux pour la réconciliation entre ses fils”

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Hamadoun-Konaté
Le ministre Hamadoun Konaté s’apprêtant à déposer le gerbe de fleurs

Pour commémorer le 23ème  anniversaire du “vendredi noir “, le vendredi 22 mars 1991 où il y a eu beaucoup de massacres au cours de la lutte du peuple malien pour renverser la dictature du Général Moussa Traoré le 26 mars 1991, l’Association pour la défense des droits des victimes de la répression de mars 1991 a organisé une marche de souvenir le samedi 22 mars 2014. Partie du CHU Gabriel Touré, la manifestation s’est terminée par le dépôt d’une gerbe de fleur au Carré des martyrs par le ministre du Travail, de l’action sociale et humanitaire, Hamadoun Konaté.

 

Tabillés en T-shirt portant des écrits rendant hommage aux martyrs, en pagne aux couleurs du 26 mars 1991, les marcheurs parmi lesquels on pouvait distinguer Pr Ali Nouhoum Diallo, Mme Sy Kadiatou Sow,  Adama Samassékou, Djiguiba Kéita dit PPR, Mamoutou Thiam, Victor Sy, Abdoulaye Dembélé et d’autres cadres de l’AMS-UNEEM, ont battu le pavé de l’hôpital Gabriel Touré jusqu’au cimetière de Niaréla, où repose la plupart des martyrs de cette période sombre de la lutte héroïque du peuple malien.

 

Sur les banderoles, on pouvait lire : “L’ADVR pour un Mali de justice, de vérité et de sécurité “, ” Le peuple malien ne doit pas oublier les martyrs du 26 mars 1991 ainsi que tous les combattants africains tombés au nord du Mali pour l’honneur “, ” L’ADVR solidaire du peuple malien pour la recherche de la paix et la réconciliation nationale “.

 

Encadrée par un cordon sécuritaire, la foule des marcheurs progressait dans cette procession et s’épaississait grâce à plusieurs groupes de jeunes des des associations proches du mouvement démocratique qui se joignaient à la manifestation. “Nous n’oublierons jamais nos martyrs qui ont payé le prix fort pour la démocratie malienne”, ont confié les marcheurs.

 

Arrivé au point de chute de la marche, au carré des martyrs au cimetière de Niaréla, le parrain de la manifestation, le ministre du Travail, de l’action sociale et humanitaire, Hamadoun Konaté, qui avait à ses côtés le ministre délégué chargé du culte, Thierno Hasse Diallo, le maire de la commune II, Youssouf Coulibaly a salué les marcheurs, les aînés et les dignitaires religieux.

 

Après avoir procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs au pied du monument érigé à la mémoire des martyrs, le ministre du Travail, de l’Action sociale et humanitaire a d’abord salué tous les aînés, les parents des victimes qui reposent dans ce cimetière, avant d’affirmer que ce jour est un grand jour d’honneur et de souvenir. “Nous devons nous rappeler les sacrifices consentis par tous ceux qui se sont mis devant la lutte mais n’ont pas pu voir les résultats“, a-t-il déclaré. Il a évoqué cette lutte patriotique et héroïque mais aussi la répression de fer qui a poussé certains à l’exil, occasionné des handicaps, provoqué des morts. Et le ministre Hamadoun Konaté de rendre un vibrant hommage aux Maliens tombés sous les balles des bourreaux. “Ceux qui se rappellent de ce qui s’est passé et qui reviennent chaque année sur ces lieux pour s’incliner méritent hommage et respect. Et cela démontre que le Mali est une terre de respect, de pardon, une terre d’espoir “.

 

Evoquant la grave crise de 2012, M. Konaté a souligné que c’est le laxisme, la complaisance, l’a peu-près qui ont conduit le Mali a vivre ce nouveau drame avec des tueries, des assassinats. “Le Mali doit tirer des leçons de son passé douloureux pour la réconciliation entre ses fils et ses filles “, a-t-il ajouté.

 

Auparavant, le président de l’ADVR, Abdoulaye Dembélé avait invité les uns et les autres au pardon. “Nous n’oublierons pas mais nous devons nous transcender nous accepter, pardonner à nos bourreaux d’hier sans haine “. Il a remercié le gouvernement pour ses efforts en faveur des parents des victimes, des invalides, des disparus avant de rendre hommage aux forces armées maliennes, après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des martyrs.

 

Pour d’autres acteurs de cette période sombre comme Djiguiba Kéita dit PPR, la lutte continue, la marche pour la démocratie nécessite une vigilance de tous les jours

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                               Bruno D SEGBEDJI

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