Mise au point de Mohamed Ag Erlaf : « Je ne dois rien à la rébellion, mais beaucoup d’hommes politiques lui doivent »

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Le directeur général de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) et coordinateur du programme PSPSDN, Mohamed Ag Erlaf a fait une sortie médiatique le vendredi 16 décembre 2011 dans les locaux de l’ANICT pour répondre aux accusations de magouille et de détournements proférés contre lui. Il a même lancé des piques contre ses détracteurs.

Pour le directeur général de l’ANICT, Mohamed Ag Erlaf, « il était temps que je fasse cette sortie médiatique pour éclairer les lanternes par rapport à toutes les accusations dont j’ai fait l’objet ces derniers temps ». D’entrée de jeu, il dira  qu’il n’a rien à voir avec cette rébellion. « Je ne dois rien à la rébellion, mais beaucoup d’hommes politiques doivent à cette rébellion ». Pour le DG de l’ANICT, il ne doit qu’à ses parents et au Mali. « Je ne suis pas un petit berger. Je suis fonctionnaire depuis 1979. J’ai une famille, des enfants maliens que je suis en train d’éduquer et qui n’aimeraient pas voir des écrits de ce genre », a martelé Ag Erlaf.

S’agissant du Programme spécial de paix et de sécurité pour le développement au Nord-Mali (PSPSDN) dont il est coordinateur, Ag Erlaf a apporté des précisions par rapport aux accusations dont il se dit victime. Il précisera que la première tranche déjà versée faisait 10 milliards de francs CFA au lieu de 16 et que « c’est l’Etat malien qui a décidé que la plus grande partie de cette enveloppe soit consacrée à la région de Kidal et que la seconde (22 milliards de nos francs) soit majoritairement consacrée aux régions de Tombouctou et Gao ».

Par rapport aux entreprises adjudicataires des marchés, le coordinateur d’expliquer que c’est  un manuel de procédure élaboré par un comité de pilotage qui a permis de sélectionner les entreprises et que vu la grandeur des œuvres à réaliser, la barre a été placée très haut. « Toute entreprise qui ne peut pas lever un crédit de 500 millions à 1 milliard de Francs Cfa ne pouvait pas participer parce que ce sont des grands travaux à réaliser », dira-t-il avant d’ajouter que « c’est une commission comprenant un représentant du bailleur de fonds et présidée par quelqu’un d’autre, qui a fait le dépouillement ».

« Vous pensez que les bailleurs de fonds qui ont contribué à hauteur de 90% au programme puissent accepter que les choses se fassent aux désidérata d’un individu ? », s’est interrogé Ag Erlaf. A l’issu du dépouillement, a-t-il poursuivi, deux entreprises du nord ont été retenues parmi le lot sur le critère de travaux similaires réalisés. Mais une a été par la suite disqualifiée par le fait qu’elle était soupçonnée de connexions terroristes. « Je ne peux pas désigner les appels d’offre », a prévenu  le coordinateur du PSPSDN.

A.D

 

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