Mois de ramadan : Le prix des denrées de première nécessité prennent l’ascenseur

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Mois de ramadan : Le prix des denrées de première nécessité prennent  l’ascenseurDepuis le début du mois béni de l’islam qu’est le ramadan, les prix des denrées de premières nécessités ont pris  l’ascenseur sur les  marchés de Bamako. Une hausse des prix qui a des conséquences fâcheuses sur le panier de la ménagère qui diminue chaque jour de volume.

Après les dix premiers jours du mois béni de ramadan, les prix de certaines denrées de première nécessité ne font qu’augmenter. Nonobstant, les innombrables communiqués du gouvernement concernant les fluctuations des prix, certains commerçants se campent sur leur position au grand dam du panier de la ménagère. Chaque mois de ramadan arrive avec son lot de désarrois  pour les populations maliennes. Après avoir sillonné quelques marchés de la capitale, le prix attribué par le gouvernement aux différents produits est le même sur le marché tel que le sucre qui est à 500 FCFA /kg. A cet effet, le prix de la viande qui était à 2200 FCFA le kg a été réduit de 200 FCFA, le lait en poudre  de première qualité est maintenant à 2800 FCFA au lieu de 2850  FCFA. « Je trouve que ce mois de ramadan est largement différent des autres années, cette année. Ce sont les clients qui se font rares au marché », déplore Ousmane Fofana, commerçant au marché de Lafiabougou. « Contrairement aux précédentes années où le mois béni débutait sous une affluence des clients, c’est le contraire qui se produit cette année. Les clients se font rares et les commerçants tirent le diable par la queue », a-t-il ajouté. Certes le gouvernement a fixé un quota afin de soulager les populations, mais malgré tous les clients boudent le marché. Les commerçants ne savent plus à quel saint se vouer. « On vendait beaucoup, mais par rapport à cette année, dès les trois premiers jours, les clients ne venaient plus. Le riz qui provient de chez nous, le gambiaka, est à 375fcfa/kg et 350fcfa/kg pour le deuxième choix», a indiqué Madou Traoré, vendeur de céréale au marché de Lafiabougou. Il ajoutera qu’ils ont besoin de plus de réduction, car la vente est lente et les gens n’ont pas assez d’argent. Selon Aminata Camara, vendeuse au même marché, il y a une augmentation des prix car les Guinéens viennent, aussi,  s’approvisionner sur le marché. Une pratique qui a des conséquences sur les prix des denrées parce qu’il y a une différence de prix d’approvisionnement. «Lors de l’achat nous pouvons prendre de l’oignons à 250fcfa/kg mais une fois qu’ils viennent proposer 375fcfa, nous ne profitons plus de notre tarif », déclare-t-elle. Pour elle toute cherté sur le marché de Lafiabougou prend sa source dans les achats des guinéens. « Même le poisson fumé qui provient d’une de notre région n’est pas à notre porté. Je demande aux autorités de ne plus nous faire espérer avec la baisse du prix des produits, nous en avons assez entendu de leur part », souhaite-t-elle. Selon une autre vendeuse au marché de Oulofobougou, la situation est très pénible. « Nous sommes dans la partie pour ne pas  rester sans rien faire sinon contrairement à ce que nous entendons tous les jours concernant la réduction des prix, il n’y a aucune diminution. Même le gingembre qu’on vendait à 250fcfa/kg est maintenant à 400fcfa/kg », a-t-elle indiqué. Avant de certifier que les gens ont besoin de remplir leur panier mais c’est le moyen qui leur manque. «  Tout est cher ici. C’est tout  récemment qu’il y a eu une réduction au niveau de la viande. Celle-ci est passé de 2200fcfa/kg à 2000fcfa », témoigne Awa Bengaly, ménagère à Lafiabougou terminus. « Je retourne les mains vide à la maison sans aucun jeton pour les autres dépenses », a-t-elle signalé.

Awa Ouattara, stagiaire

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