Mutilations génitales féminines : La DRPFEF à pied d’œuvre pour un abandon de la pratique

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Dans le souci de sensibiliser les populations sur les multiples dangers de la pratique de l’excision et de les inciter à son abandon, la Direction Régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille du District de Bamako (DRPFEF) a initié une réunion de coordination trimestrielle des comités régionaux et locaux d’action pour l’éradication des pratiques néfastes (CRAPN, CLAPN). A cet effet, elle a organisé un atelier de deux jours, du mardi au mercredi 29 mars 2017, dans les locaux de la mairie de la commune IV du district de Bamako à l’intention des leaders de la société civile de la commune.

Le représentant de la Directrice régional de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille Oumar Traoré a souligné que la tenue d’un tel atelier à l’intention des leaders de la société civile du district de Bamako permet d’éclairer davantage la lanterne des leaders sur les multiples conséquences de l’excision et de faire des pas géants vers son abandon dans notre pays. Il s’est dit conscient de la complexité de la tache qui les attend, mais reste persuadé que si tout le monde travaille, le Mali pourra glaner un score éclatant dans la lutte contre l’abandon de la pratique des mutilations génitales féminines. Modibo Keita, le 4e adjoint au maire de la commune IV du district de Bamako a énoncé que l’accompagnement de la mairie ne fera pas défaut afin de permettre à la lutte d’aboutir sur une issue heureuse. Durant deux jours, Anay Sagara du Programme National de Lutte Contre l’Excision (PNLE) a, dans ses exposés, fait la genèse de la lutte contre la pratique au Mali, mis l’accent sur les textes adoptés par le Mali tout en attirant l’attention des participants sur leur rôle de sensibilisation afin d’aboutir à des résultats probants. Djibril Doumbia le porte parole des participants a signalé que les deux jours de formation leur ont permis d’apprendre plus sur les méfaits des mutilations génitales féminines. Il a rassuré l’assistance qu’ils informeront et sensibiliseront les populations en faveur de l’abandon de la pratique.

Moussa Samba Diallo

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2 COMMENTAIRES

  1. Nos propres femmes, filles et enfants sont devenus des fonds de commerce pour nos gouvernants.
    Qu’elle pauvreté d’esprit?

  2. La DRPFEF : au lieu de des ateliers, faite le tour des Radios avec les animateurs illettrés comme dit Mahamane (RFI) des Gondouanais BETA.
    A la radio 100.70 FM pendant des semaines ils ont fait l’apologie de l’excision, comme quoi :
    – Que c’est dieu qui nous oblige a exciser nos filles
    – Qu’une femme non excisé ne partira pas au Paradis
    – Que l’excision est égale a l’ablution des musulmans
    – ….
    J’ai presque pleuré de l’ignorance de ces animateurs qui n’on rien compris de la vie.
    La DRPFEF doit voir ces animateurs pour leur comprendre ce qui est évident et qu’on ne doit pas mutiler des filles qui n’ont rien demandé ! (Que en Arabie Saoudite l’excision ne se fait pas !)

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