Ozone-Mali : Souffrances des agents

0

Le mal – vivre est devenu le plat quotidien des travailleurs. Entre un patron, pardon un directeur général aux relents paternalistes et les agents, c’est désormais le désamour. De nos jours, le contrat de travail est devenu invisible. Aucun travailleur ne saurait dire qu’il avait vu de ses propres yeux son contrat. Quels sont les termes ? Les clauses ? A ce manquement grave du code du travail s’ajoutent des mesquineries du boss. L’exemple d’un superviseur illustre cet état de fait. Notre superviseur est accusé de n’avoir pas empêché certains agents d’empocher quelques cinq petits mille francs CFA de la part de l’Usine de Bois du Mali. Selon toute vraisemblance, l’Usine leur offrait cet argent car se sentant tout simplement satisfaite de leur rendement.

Une  duplicité, aux yeux donc du DG, qui décida de sanctionner le superviseur. Du coup, il est rétrogradé et mis au parc. Une menace de licenciement plane sur sa tête aujourd’hui.

Au même moment, en Commune V du District de Bamako, le protégé du DG fait parler de lui. Ce dernier est accusé d’avoir soustrait le reliquat des salaires de ses agents pendant des mois. Le montant en cause s’élèverait à un plus de cent mille francs. Pour toute sanction, le patron ne lui aurait infligé qu’un remboursement graduel jusqu’à concurrence de la somme extorquée.

Le hic, c’est que ce protégé, un superviseur, est resté chef de Commune. Il ne se priverait pas de faire pointer un agent sur une période de sept (7) jours alors que le pointage est journalier. Là, le DG le met en mise à pied de deux jours. Histoire de faire croire qu’il ne s’agissait que d’un incident. Le même superviseur indélicat se charge encore de l’enlèvement des ordures du restaurant Broadway. N’était – il pas suspendu ? Et pourtant, son cas avait été signalé au DG. Y aurait – il alors deux poids deux mesures ?

En Commune III, un autre superviseur a été surpris par le DG pendant qu’il faisait signer la fiche de pointage à 13h30. L’heure normale étant 14h, il a écopé d’une mise à pied de six (6) jours. A tous ces cas, s’ajoutent des dysfonctionnements dans l’utilisation des matériels de travail cautionnés par le boss.

B.Koné

PARTAGER