Passer à IBK et aux députés l’écho de nos régions… ! Peut être qu’ils ne savent pas que pour nous autres citoyens, le problème est tout autre…

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Nouvelle Constitution au Mali: vers un renforcement des pouvoirs présidentiels?
L'opposition malienne craint que la révision constitutionnelle ne renforce les pouvoirs du président Ibrahim Boubacar Keita. © Pierre Rene-Worms/RFI

Kayes : A Madina, depuis trois mois, il n’y a pas une seule goutte d’eau. Pour qui connait, la chaleur Kayesienne, sans eau, il y aura un défilé aux cimetières.

Bamako : Les bidons jaunes et bleus refont surface dans une capitale qui n’a jamais connu cela depuis 1991.

Gao : Des véhicules des ONG sont volés en plein jour devant leurs bureaux (Handicap international). Le vol des véhicules des civils et du Mécanisme Opérationnel de Coordination(MOC) est devenu un sport régional. Des jeunes sont assassinés pour leurs motos (cas du jeune de Monzonga)

Tombouctou : La route Goundam – Tombouctou fraichement goudronnée est en train d’être engloutie par le sable tellement que le trafic y est rare à cause des braquages. Sans parler des obus qui tombent du ciel. Sans compter la misère dans laquelle baigne la population locale.

Taoudenni : Aucun officiel de Bamako ne peut vous dire ce qu’il y a à Taoudenni. Toutes les structures logent à Tombouctou ou Bamako et leur ressortissants plus bamakois qu’autres choses profitent aisément, dans leurs « chez-eux » de Bamako, d’éventuelles retombées. C’est le black-out total sur la population de cette région. Après on viendra les accuser de désamour pour la Nation. La Nation ? Ils n’en connaissent rien !

Kidal : Une guerre fratricide et tribale s’installe plus profondément entre Idnan et Imghad au point que chacune de ces tribus pousse le bouchon de la cruauté chaque jour plus profondément. La vendetta s’installe… la Fitna s’enracine !

Mopti : le Front de Libération du Macina(FLM)  fait la loi. L’Etat n’existe pas. La population est prise entre l’étau du FLM qui impose un système de gouvernance et les amalgames d’une armée terrorisée par un ennemi qu’elle ne voit pas et qui la tue au quotidien.

Ségou : Diabali- Nampala est l’axe de la mort pour les jeunes soldats pour qui aucune larme n’a coulé et pour lesquels les députés n’ont même pas daigné observer une mn de silence. Les gens sont vaincus dans cette zone. Ils ne croient plus en l’Etat.

Albina Cheick Alina

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2 COMMENTAIRES

  1. Le Mali est en proie des terroristes et les autres pays du Sahel d’ailleurs. Nous sommes en phase de la reconstruction de notre armée. Notre armée n’existe que de nom. Avec la nouvelle loi de programme de l’armée malienne, elle pourra faire aux djihadistes. Il faut ajouter à cela également la mise en place de la force conjointe du G5 du sahel qui est dans une phase très avancée.
    Le président fait de son mieux pour que la paix revienne dans notre pays afin que nous amorçons notre véritable développement

  2. De quel état parlez-vous? L’état, si c’est de celui du Mali qu’il s’agit n’existe plus depuis longtemps. Des régions entières sont laissées aux mains des djihadistes. L’état et son armée ont déserté ces endroits depuis fort longtemps. Les représentants de certaines régions ne sont présentes qu’a Bamako, mais inconnus chez les populations au nom desquelles ils disent agir. A Bamako, le gouvernement ne s’occupe en ce moment, que de la réélection de l’incapable Président. Le Mali n’a plus de guide. Ce sont les djihadistes et les rebelles qui font la loi. Partout où le gouvernement a démissionné, ce sont les forces du mal qui agissent à sa place. La Charia est déjà instaurée dans certaines contrées. Les élus locaux, les chefs de villages, les médecins, gendarmes et autres fonctionnaires, ont tout simplement fuit leurs postes pour aller se refugier soit à Bamako ou dans des endroits beaucoup plus sécurisés. Et dire encore que I.B.K veut un second mandat. Mais sur la base de quel bilan compte t-il pour regagner la confiance des Maliens? Ceux qui subissent les assauts répétés des bandits ne veulent même plus entendre parler d’I.B.K ni de l’état. Qu’on ne vienne surtout pas leur parler d’élection. Le Mali est mort, et Bamako seul n’est pas le Mali. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer, c’est le drame permanent.

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