Pour le transfert effectif des ressources sanitaires aux collectivités : La décentralisation et la santé mis dans les bacs

Commentaires fermés [-] Texte [+] Email Imprimer

Après  la publication des œuvres :  » la guerre des femmes « ,  » les hommes et les plantes « , l’Ong aide au développement de la médecine traditionnelle (Aidemet Ong), vient de mettre sur le marché, un nouveau livre intitulé  » la décentralisation et la santé « .  Son lancement s’est effectué à travers un atelier, le 20 décembre, dans la salle de conférence de l’INRSP.

Rédigé par le Pr.Rokia Sanogo, Sergio Giani et Mamoutou Diarra, cet ouvrage de 162 pages, fruit de 5 ans de travail dans le cadre de la  » recherche-action «  (RA) menée par l’équipe d’Aidemet Ong dans le cercle de Kadiolo, région de Sikasso, de 2005 à 2010, a été réalisé grâce au soutien financier et technique du bureau de la Coopération suisse de Bamako. Il se veut un outil de développement du dialogue politique sur la décentralisation de la santé et la prise en compte des ressources de la médecine traditionnelle dans le contexte du renforcement des systèmes locaux de santé en particulier et du développement local en général.

Selon le Pr. Rokia Sanogo, l’objectif de l’atelier était de faire connaître aux institutions de référence, aux partenaires techniques et aux personnes ressources de la santé ainsi qu’au grand public, les expériences réalisées par Aidemet Ong à Kadiolo. Cela en partenariat avec les acteurs locaux de la santé, dans le cadre d’une recherche action (RA) sur la décentralisation de la santé et la prise en compte des ressources de la médecine traditionnelle.

Pr Rokia Sanogo

Entre  2002 et 2003 soit à plus de 10 ans de l’initiative de Bamako et de la déclaration de politique sectorielle de santé et à plus de 5 ans du 1er Prodess, force est de reconnaître que les résultats dans le domaine de la santé restaient mitigés. La mortalité infantile restait à 11,3%. Globalement, 229 enfants sur mille naissances continuaient à mourir avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Seulement 32,2% des femmes pouvaient accéder à un Cscom dans un rayon de 5km. Les femmes qui avec leurs enfants devraient être les plus concernés par les prestations offertes par les Cscom, participaient très rarement à leur gestion.

Les femmes qui siégeaient dans les bureaux des Asko étaient de 7% en milieu rural et de 18,7% en milieu urbain. De graves problèmes concernaient l’équité d’accès au système de santé moderne.

A en croire Sergio Giani, la recherche-action, visant l’élaboration de politiques de santé communautaires équitables, accessibles et efficaces tout en valorisant les ressources de la médecine traditionnelle a été menée de janvier 2005 à mars 2010 dans les communes de Dioumaténé, de Kadiolo et de Zegoua dans le cercle de Kadiolo. Il s’agissait de faire un apport aux réflexions et aux actions en cours dans le contexte de l’opérationnalisation du décret du 14 juin 2002, l’objectif étant de participer à la définition et à l’expérimentation de nouvelles politiques, normes et procédures pour le transfert effectif des compétences et ressources en matière de santé aux collectivités territoriales.

              Ramata S.Kéita    

SOURCE:  du   26 déc 2012.