Pour rendre la justice plus accessible aux justiciables : L’ODEF et la famille judiciaire se donnent la main

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L’Observatoire des Droits de la Femme et de l’Enfant (ODEF) vient d’organiser en partenariat avec l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ) une journée de réflexion sur différents thèmes comme l’accueil et l’orientation, le classement, l’inventaire et l’archivage des dossiers, le Code des personnes et de la famille, le Code de protection de l’enfant, l’assistance judiciaire et la liquidation des dépens de recouvrement des amendes….

La représentante de l'ODEF, Mme Aissata Ouane et le directeur de l'Institut national de formation judiciaire, Modibo Konaté
La représentante de l’ODEF, Mme Aissata Ouane et le directeur de l’Institut national de formation judiciaire, Modibo Konaté

Au moment où l’efficacité et le rendement de la justice dans son fonctionnement au quotidien  sont soumis à de rudes épreuves, la formation surtout celle de qualité de ses acteurs, se pose en défi à relever. L’Institut National de Formation Judiciaire dont l’activité exclusive est la formation judiciaire, ne peut que se réjouir de se voir adjoindre des partenaires à cet effet, l’ODEF est de ceux-là”.

C’est en ces termes que le Directeur de l’Institut National de Formation Judiciaire, Modibo Konaté a prononcé son discours  à l’occasion de l’ouverture de la journée de réflexion avec le comité pédagogique de l’INFJ, initiée en partenariat avec l’observatoire des Droits de la Femme et de l’Enfant (ODEF). Cette rencontre qui a vu la participation d’une trentaine de personnes notamment des travailleurs de l’INFJ, la société civile, s’inscrit dans la dynamique de la réforme de la justice au Mali, avec l’acquisition de nouvelles connaissances, des aptitudes et attitudes en accueil, orientation et information des justiciables mais aussi en droits humains. “La présence effective du comité pédagogique de l’INFJ à cette journée témoigne votre adhésion à l’idée d’une justice accessible à tous les citoyens quelle que soit leur condition. Cette démarche se fonde sur votre conviction qu’il n’y a pas d’Etat de droit viable sans justice accessible à tous” a déclaré la représentante de l’ODEF, Mme Aîssata Ouane, qui précise que ce programme est financé par le gouvernement du Canada par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

La représentante de l’ODEF a profité de cette occasion pour rappeler que “c’est le quatrième du genre dans le cadre du projet de renforcement des capacités des greffiers, secrétaires de greffe et parquet en maitrise d’accueil et d’orientation des justiciables démunis au niveau des justices de paix à compétence étendue de Sikasso et Ségou. Ce projet, a-t-elle souligné, a été  conçu et mis en Å“uvre par l’ODEF de 2007 à 2009 avec l’appui technique et financier de la coopération canadienne à travers le Fonds d’Appui aux organisations de la société civile. Des sessions de formations ont été déjà dispensées notamment en accueil et orientation des justiciables  à l’intention des greffiers, secrétaires de greffe et parquet au niveau des 19 tribunaux de première instance du Mali.

Aux dires de la représentante de l’ODEF, huit modules ont été dispensés au cours de ces différentes sessions. Au total, 255 greffiers, secrétaires de greffe et parquet ont bénéficié de ces formations. Après, ces formations ont été évaluées, capitalisées à la satisfaction du ministère de la Justice, du partenaire technique et financier mais aussi des bénéficiaires.

Alou B HAIDARA

 

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