En prélude au mois de Ramadan : Le ministre du Commerce impose des prix aux opérateurs économiques pour soulager les consommateurs

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Le mois de Ramadan est connu pour être un mois de grande consommation et de la cherté des denrées de première nécessité. En prélude à ce mois béni, mais rendu cher par les commerçants, le ministre du Commerce a rencontré le lundi 15 mai 2017 les membres du Conseil national des prix pour échanger sur l’état d’approvisionnement du pays en produits de première nécessité. Au cours de cette réunion, le ministre du Commerce “a pu tordre la main” des opérateurs économiques et des commerçants grossistes pour fixer les prix des denrées de première nécessité, durant le mois de Ramadan.

Les produits de première nécessité concernés sont le riz, le sucre, l’huile alimentaire, le pain. Ainsi, le prix du Kg de sucre importé a été fixé à 500 Fcfa chez le grossiste et le sac à 25 000 Fcfa. Les commerçants détaillants doivent vendre le Kg à 550 Fcfa. Il n’a pas été facile pour le ministre d’avoir l’aval des opérateurs économiques dont certains diront qu’il sera difficile pour eux de vendre le sucre au prix proposé (ou imposé) par le ministre du Commerce. Car, diront-ils, ils ont déjà acheté le sucre à l’extérieur très cher. Certains dénonceront les Chinois qui vendent très cher le sucre local. “Les Chinois seront obligés de revenir sur le prix contenu dans l’engagement qu’ils ont signé avec l’Etat malien. Et je ferai tout mon possible pour qu’ils reviennent sur leur engagement”, a promis le ministre du Commerce.

Le riz brisure entre 330 et 350 Fcfa

Sur le prix du riz brisure, le ministre du Commerce a pu imposer aux grossistes 330 Fcfa le kg et le sac à 16 500 Fcfa. Les détaillants doivent vendre le sac à 17 500 Fcfa, soit 350 Fcfa le kg.

Le ministre a informé les opérateurs économiques et les commerçants détaillants que des magasins témoins seront ouverts pour le ravitaillement des commerçants détaillants. C’est ainsi que chaque rive du fleuve de Bamako aura 60 magasins témoins et  5 boutiques témoins par région. Il a prévenu les commerçants que des brigades de surveillance et des comités de veille seront instaurés pour faire respecter ces prix indiqués.

Les représentants des commerçants détaillants se sont réjouis de la fixation des prix par le ministre. Mais, ils ont demandé à ce qu’ils soient mieux ravitaillés. Et le ministre, tout en promettant des fonds de garantie pour les détaillants au niveau des boutiques témoins, a sollicité des opérateurs économiques de faire des efforts pour que les consommateurs maliens soient soulagés durant le mois de carême. “La liberté des prix est sacrée au Mali. L’Etat n’a pas le droit d’influer sur le prix de certains produits, à condition qu’il les subventionne. Dans ce cas, l’Etat met un mécanisme en place pour cadrer les prix”, a rappelé le ministre Konaté, avant d’avertir les commerçants que leurs instruments de mesure doivent être réglementés, les normes des marchandises et leurs prix respectés avant le 31 mars 2018. Les contrevenants s’exposeront à des sanctions.

Le litre de l’huile

alimentaire fixé entre 600 et 650 Fcfa

Le ministre du Commerce a demandé et obtenu des huileries les prix suivants : 600 Fcfa le litre chez les grossistes et 650 Fcfa le litre avec les détaillants. Ce qui a été accepté par les huileries qui sont reconnaissantes envers le ministre du fait que ce dernier a pu obtenir du gouvernement l’exonération  sur l’achat  des graines de coton. “Pour ce fait, nous ne pouvons rien refuser au ministre. Nous sommes d’accord avec les prix qu’il a fixés”, a réagi Fanta Mady Kéita, le représentant des huileries du Mali.

Le prix du sac de farine revenu à 15 000 Fcfa

Les discussions pour fixer le prix du pain ont été un peu houleuses. Selon le ministre, des rumeurs sont en train de circuler par rapport à l’augmentation du prix du pain, suite à l’augmentation sans l’accord de l’Etat du prix du sac de farine qui est vendu depuis le 15 avril 2017 à 16 500 Fcfa au lieu de 15 000 Fcfa convenu avec l’Etat. Cette augmentation du prix du sac de farine ayant été confirmée par un des représentants des vendeurs de farine, le ministre Konaté a immédiatement réagi en ordonnant de faire revenir le sac de la farine à 15 000 Fcfa. Car, a prouvé le ministre,  le blé est subventionné (exonéré) par l’Etat. ” Vous ne devez pas augmenter le prix du sac de farine sans l’accord du ministère du Commerce. En l’augmentant sans l’accord du ministère, vous fraudez et cela n’est pas normal “, a-t-il menacé.

Modibo Kéita de la Ccim a trouvé cette augmentation logique : “Quand le prix du marché mondial baisse, nous baissons le prix du marché local sans consulter la Direction du Commerce et de la Concurrence. Donc, si le prix du marché mondial monte, il est logique que nous augmentions le prix du marché local. C’est dans cette logique nous avons augmenté le prix du sac de la farine à 16 500 Fcfa parce que le prix du marché mondial a un peu augmenté”, a argumenté Modibo Kéita.

Après ce ping-pong, le ministre a exigé à ce que le prix du sac de farine revienne à 15 000 Fcfa. Ce qui a été accepté à contrecœur par les opérateurs économiques œuvrant dans la farine.

Le prix du pain maintenu à 300 F CFA

Le prix du pain étant fixé en fonction du prix de la farine, le ministre a imposé aux boulangers de maintenir le prix du pain à 300 Fcfa chez les revendeurs. Car, a-t-il rappelé, les 300 Fcfa du prix du pain ont été fixés quand le sac de farine était cédé à 22 000 Fcfa. “Logiquement, quand le sac de farine est vendu à 15 000 Fcfa ou 16 500 Fcfa, cela ne doit pas influer sur le prix du pain. Car les 300 Fcfa du prix du pain ont été fixés quand le sac de farine était cédé à 22 000 Fcfa. Donc, le prix du pain ne doit pas être augmenté”, a-t-il dit, avant de sortir sa calculette pour prouver les bénéfices que les boulangers tirent de la vente du pain. Coincés, les boulangers ont sollicité une subvention de l’Etat. Ce qui a été refusé par le ministre qui a estimé que les boulangers gagnent partout, sans perte. Ensuite, a-t-il indiqué, “les boulangers ont surtout un problème de distribution des pains et non des problèmes de pertes”.

Les conditions de transport du pain et de la viande bientôt réglementées

Le ministre Konaté a informé les boulangers et les revendeurs de pain et de viande que des dispositions sont en train d’être prises pour réglementer les conditions de transport du pain et de la viande en vue de préserver la santé des consommateurs.

Situation des stocks et des prix des produits de première nécessité du 1er au 7 mai 2017

Auparavant, le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, Modibo Kéita, a fait la situation entre le 1er et le 7 mai 2017 des prix et des stocks des produits de première nécessité. Il ressort de ce compte rendu que le stock de riz sur le territoire national  a été de 46 928 tonnes, soit 20 jours de consommation nationale. Sur le marché national, le kilogramme du riz brisé importé de grande consommation a été vendu au détail entre 320 et 400 Fcfa. Le prix au détail du riz local a varié entre 350 et 459 Fcfa par Kg.

Le stock de sucre sur le territoire national a été estimé à 95 510 tonnes, soit 206 jours de consommation nationale. Le prix au détail du sucre a été compris entre 500 et 650 Fcfa.

Le stock de lait sur le territoire national a été estimé à 2 651 tonnes, soit 35 jours de consommation nationale. Le lait en poudre a été vendu au détail entre 2 000 et 2 750 Fcfa par kg.

Le stock de l’huile alimentaire sur le territoire national a été évalué à 1 459 tonnes, soit 5 jours de consommation nationale. Le prix au détail du litre d’huile alimentaire était compris entre 650 et 1 000 Fcfa.Le stock de farine de blé sur le territoire national a été évalué à  7 761 tonnes, soit 66 jours de consommation nationale. La farine de blé a été vendue au détail entre 300 et 450 Fcfa.

Le kilogramme de la viande avec os est vendu entre 1 800 et 2 500 Fcfa.

  1. Kéita a rappelé que les stocks sur le territoire national sont recensés auprès des commerçants grossistes et demi-grossistes du district de Bamako et des chefs-lieux de régions. Les stocks au niveau des détaillants ne sont pas répertoriés.
  2. Siaka Doumbia

 

Le ministre ABDEL KARIM KONATé l’a déclaré : 

” Pour le moment, il n’y a pas  de riz en plastique au Mali”

ors de sa rencontre avec les membres du Conseil national des prix le lundi 15 mai 2017, le ministre du Commerce, Porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté a tenu à donner des éclaircissements par rapport à des rumeurs faisant croire que le riz en plastique fabriqué par des Chinois est en vente au Mali. Ayant entendu et lu les informations sur les réseaux sociaux, le ministre a dit qu’il a diligenté des enquêtes pour confirmer ou infirmer l’information. Aux dires du ministre, à la date du lundi 15 mai 2017, les enquêteurs n’ont pas trouvé de riz en plastique. “Pour le moment, il n’y a pas de riz en plastique au Mali. L’information qui circule n’est que rumeur. Mais nous devons rester sur nos gardes et d’être vigilants. Si vous voyez 1 kg de riz en plastique, n’hésitez pas à informer la gendarmerie ou le commissariat de police le plus proche”, a-t-il démenti, avant d’inviter les journalistes à faire attention par rapport au traitement réservé à cette information qui peut être de la manipulation.

Pour le ministre Konaté, les supposés riz en plastique fabriqués par des machines chinoises et montrés sur les réseaux sociaux ne peuvent être que des granulés qui sont utilisés dans plusieurs domaines comme la fabrication des bouteilles en plastique. Selon un membre de l’Ascoma, l’animateur de radio qui a amplifié l’information de vente de riz en plastique au Mali a disparu dans la nature par crainte de ne pas pouvoir prouver l’information.

Siaka Doumbia

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1 commentaire

  1. Les gouvernements responsables ont déjà effectué les analyses dans les labo.
    Il n’existe pas de riz plastic, le riz q’on voit dans les réseaux sociaux, c’est du
    Riz âgé, vieux, donc contient plus de sucre que du riz neuf, c’est tout.
    Si nos autorités ne parviennent pas jusqu’à présent à lever le doute sur cela
    C’est grave . Que Dieu sauve ce pays.

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