Projet d’extension de l’Asacodjé : Les travaux bloqués faute de moyens

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Dans le but d’améliorer son service de santé, l’association des centres de santé  communautaires de Djélibougou (Asacodjé)  a lancé un vaste projet d’extension de ses locaux pour relever son plateau technique. A cet effet, le comité de gestion du centre a décidé de faire  appel à toutes les bonnes volontés afin de les aider à achever les travaux qui nécessitent quelque 32 millions de Fcfa dont 13 millions ont été investis.  Il ne reste que 19 millions de Fcfa pour la finition.

 

Bâtiment inachévéVulgarisée sous la 3e République, la politique des Asaco vise à offrir des soins de proximité  à la population. Ainsi, l’Asaco de Djélibougou a été créée en 1994 pour offrir des soins de qualité à la population de la commune I à un coût raisonnable. Pour l’atteinte de ces objectifs,  le centre dispose de deux médecins depuis 2012 dont un médecin chef non moins directeur de l’établissement en la personne de Dr Abdoulaye Konaté fonctionnaire des collectivités. Il est secondé par un médecin, deux sages femmes fonctionnaires, trois infirmières obstétriciennes, quatre aides soignantes, une laborantine, deux gérants, entre autres, tous dévoués à soulager les nombreux patients.Sans oublier l’équipe  de gardiennage qui est aux petits soins de tous. Toutes ces personnes interviennent pour une population de 41 616 habitants de la commune. Toutefois, sur 16646 patients attendus en 2012,  16247 ont été traités soit un pourcentage de 97,6%. Sur 1041 consultation prénatale, il ya eu 885 accouchements soit de taux de 85%.  Soit un bilan positif fort apprécié par la population. Malgré cet effort, l’ASACO connait quelques difficultés. Compte tenu de l’état d’exigüité des chambres le comité de gestion sous la houlette de Cheick Doucouré, a décidé de procéder à une extension des locaux dont le coût est estimé à 32 millions de Fcfa. L’Asaco et le comité de gestion ont contribué à hauteur de 13 millions.  Le bâtiment,  qui doit abriter une salle d’accouchement, de consultation et d’hospitalisation, est inachevé.

 

Les travaux sont bloqués faute de moyens. Alors que des correspondances ont été adressées à toutes les grandes sociétés, entreprises de Bamako et à certaines personnalités de la commune I. A l’exception d’Orange- Mali, aucune des structures n’a répondu à la requête. Ce qui est désolant, puisque le comité de gestion a initié ce projet pour la population de la commune toute entière. C’est pourquoi, il en  appelle à l’esprit de solidarité de tout un chacun.

Fatoumata Mah Thiam KONE

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