Promulgation du code de la famille : Le Front du refus s’organise

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 Les organisations des droits de l’homme et de femmes du Mali sont en train d’organiser la riposte contre la promulgation du code de la famille adopté la semaine dernière par le président ATT. Elles ont organisé ce jeudi 10 janvier 2012 une conférence de presse pour marquer leur opposition à cette adoption dans sa forme actuelle, c’était à la maison de la presse.

               

Les conférenciers du jour à savoir : l’AMDH, la Ligue Africaine des droits de l’homme de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) de WILDA Mali, de l’APDF ont fustigé l’attitude des autorités de notre pays. Pour eux il n’y a rien à faire les autorités ont reculé devant la pression des islamistes et adoptant par la suite un code qualifié de véritable recul pour les droits de l’homme. Au passage les intervenants ont salué la sagesse des communautés Chrétiennes de notre pays qui, en aucun moment n’ont voulu rentrer dans la polémique pourtant elles en avaient l’occasion.

            

    Pour les organisateurs, ce code était censé corriger les discriminations et améliorer le statut de la femme malienne et des enfants. Il devait réduire les inégalités et harmoniser les lois internes avec les conventions régionales et internationales ratifiées. Il a donc été une véritable déception et un vrai recul pour les droits humains des femmes et des enfants. Les organisateurs en appellent donc à la responsabilité et au respect des engagements par les autorités maliennes.

             

   Autrement dit, ils menacent d’utiliser tous les moyens de droits pour contraindre l’état malien à revoir sa position. Très concrètement les organisateurs sont déterminés à assigner le Mali devant les juridictions internationales mais ils espèrent ne pas en arriver à ces niveaux.

               

Le collectif a donc adressé une lettre ouverte au Président de la République, attirant son attention sur les violations flagrantes des droits de l’homme contenus dans le code en question.

           

     En réponse aux nombreuses questions posées par les journalistes, les organisateurs ont affiché tout leur engagement pur obtenir une correction des dispositions qui violent nos engagements internationaux et même la constitution. Ils sont aussi convaincus que les lois ne se décrètent pas dans la rue mais dans la concertation et le dialogue. Ils ont unanimement fustigié l’instrumentalisation de la religion par certains pour satisfaire leur préoccupation personnelle.

 

Youba KONATE

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.