Protestation contre la dégradation des mœurs au Mali : Les imams décident de bouder les activités des personnes qui organisent les ‘’Balani show’’!

La grande mosquée de Bamako, a servi de cadre, le samedi 12 novembre , à la tenue d’une conférence de protestation contre la dégradation des mœurs et des actes de troubles à l’ordre publique sur initiative de la Ligue Malienne des Imams et Erudits pour la solidarité Islamique (LIMAMA).

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La grande mosquée de Bamako
La grande mosquée de Bamako (photo à titre illustratif)

La grande mosquée de Bamako,  a servi de cadre, le samedi 12 novembre , à la tenue d’une conférence de protestation contre la dégradation des mœurs et des actes de troubles à l’ordre publique sur initiative de la Ligue Malienne des Imams et Erudits pour la solidarité Islamique (LIMAMA). L’évènement a enregistré la présence de plusieurs personnalités religieuses et administratives.

Au présidium, avaient pris place : le président du Haut Conseil Islamique du Mali, Mohmoud Dicko, le guide spirituel  de l’association Ançardine, Cherif Ousmane Madani Haïdara, le chef de cabinet du ministère des Affaires religieuses et de culte, Habib Kane.

Une déclaration, rendue publique par le coordinateur des chefs de quartier de Bamako, Bamoussa Touré, comporte six points, six points importants  sur lesquels, la LIMAMA résume sa perspective pour contrecarrer l’ampleur du danger que constitue la dégradation des mœurs.

Bien avant de porter à la connaissance du public ces recommandations,  le coordinateur des chefs de quartier, Bamoussa Touré commence par se prononcer sur la dégradation des mœurs à Bamako. Depuis quelques années maintenant, précisera-t-il,  le tapage nocturne a pris une forme extrême, car il s’agit de soirées musicales qui réunissent tous les ingrédients du vice : consommation abusive d’alcool et de drogue, etc.

Pour lui : « Tout, cela se conclut par une scène à laquelle l’on a du mal à croire : l’accouplement en public du garçon le plus vicieux avec la fille la plus éhontée » a-t-il déclaré.

En passant en revue les recommandations formulées  par la LIMAMA, il mentionnera le renforcement de l’éducation civique et morale dans tous les ordres d’enseignement, afin que les jeunes gens apprennent aussi à respecter la personne humaine, les biens publics et à aimer leur patrie.

Comme deuxième recommandation, il a cité  l’enseignement du code de la route afin que les jeunes apprennent les règles de la circulation, ainsi que la connaissance de leurs droits sur la route pour mieux exercer leurs devoirs.

La règlementation de la tenue scolaire est la troisième, à condition que les tenues soient  décentes et qu’elles soient les mêmes de Bamako comme dans toutes les villes et villages du Mali.

Le coordinateur, soulignera l’existence de plus de bars que de lieux de culte  à Bamako, après quoi, il mentionnera la redynamisation de la commission nationale de censure. Avant de proposer que la télévision nationale consacre plus de temps aux émissions éducatives et aux bonnes pratiques.

Enfin, la sixième recommandation consiste à interdire aux imams de prendre part à toute activité organisée par une personne qui encourage ou qui organise du ‘’balani show’’.

Prenant la parole à sa suite, le guide spirituel de l’association Ançardine, Cherif Ousmane Madani Haïdara,  n’y est pas allé avec le dos de la cuillère contre ce phénomène.

D’entrée de jeu,  il déclare : « Le combat contre la dégradation des mœurs est le  combat des imams et des leaders religieux» avant de préciser que ces deux groupes  qui sont les plus écoutés et les plus respectés, peuvent changer les comportements des fidèles s’ils décident de rester derrière les préceptes de Dieu et de prêcher exactement selon sa volonté.

Pour lui, les paroles prêchées dans les mosquées ne correspondent pas aux besoins, chose qui, selon lui,  est la cause principale de la situation de dégradation des mœurs.

« Si les leaders religieux acceptent  de prêcher la vérité de Dieu aux fidèles dans les mosquées, la foi qui les a  conduits dans ce lieu,  leur permettra également de cheminer selon la volonté de Dieu » a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les leaders religieux répondront de leurs actes vis-vis des fidèles devant Dieu.

                                                                                                          Par Moïse Keïta

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