Referendum constitutionnel au Mali : Les Maliens du Sénégal disent ‘’ANTE A BANNA’’ !

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Après une conférence de presse conjointe le lundi 26 Juin 2017 avec Ras Bath au siège national du mouvement des forces vives de la nation(M23) sur le projet de révision constitutionnelle de son excellence Ibrahim Boubacar KEITA. Le front du non au référendum Sénégal et le jeune chroniqueur n’ayant pas les mêmes convictions ont manifesté leur ferme volonté de dire ‘’NON’’, ‘’ANTE A BANNA’’, ‘’ TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION’’ au référendum chimérique. Après une saine présentation de la nouvelle constitution proposée, les deux parties ont objectivement analysé et décortiqué les différents articles de ladite constitution et ont exprimé les raisons palpables qui les ont poussé à  dire catégoriquement ‘’NON’’ pour l’intérêt supérieur du Mali. Ce mouvement est constitué des Maliens de tout bord : élèves, étudiants, stagiaires, professionnels, commerçants, pêcheurs, éleveurs, cultivateurs, syndicats, transitaires, chauffeurs et hommes politique pour manifester la légitimité du pouvoir souverain du peuple. Un point de presse a été tenu au même lieu le samedi 01 juillet 2017 en présence des médias nationaux et internationaux pour lancer un appel de retrait de ce projet de révision constitutionnelle qui d’après les citoyens Maliens n’est purement et simplement qu’une manœuvre dilatoire. Les militants ont justifié par  la suite les raisons du ‘’NON’’ en faisant  des remarques dans la forme et dans le fond du document. Pour eux  la constitution nationale qui de point de vue  de tous est la charte suprême de la république souveraine, la norme fondamentale. Pour sa révision le gouvernement devait prendre le temps nécessaire de consulter et l’opposition, et la société civile avec toutes les  autres couches sociales pour rédiger ensemble ce nouveau texte. Selon l’article 118 de la constitution de 1992, toute forme de révision constitutionnelle est formellement interdite tant que l’intégrité territoriale du Mali est menacée. Nul n’est sensé ignoré que le Nord du Mali demeure le théâtre des massacres des soldats Maliens et les populations. Avec un tel constat nous disons tout simplement que les responsabilités du gouvernement sont désertées et que la constitution de 1992 a été violée, un acte que les martyrs ne pardonneront jamais !

Plus loin ; le  Haut Conseil des Collectivités territoriales est supprimé et remplacé par la cour des comptes conforment aux directive de l’UEMOA.  Ce qui permettra de contrôler les fonds publics de l’Etat, une grande avancée en terme de bonne gouvernance indiquent les militants du ‘’NON’’.  C’est vrai que l’accord de paix et de réconciliation a imposé une réforme constitutionnelle avec des points saignants. IBK en a profité pour augmenter ses pouvoirs. Nous en voulons pour preuve  la nomination de la présidence de la cour constitutionnelle et des 1/3 de ses membres, la création et la désignation des 1/3 également du Senat. Notamment  la régionalisation avec des pouvoirs décentralisés et déconcentrés dépassent nos entendements. Nous ne sommes pas contre une révision constitutionnelle car la constitution a été élaborée par les Hommes et pour les Hommes. Elle  n’est pas le saint coran ni la sainte bible et sa révision s’avère inévitable et utile vu l’évolution du temps mais pas a nous amené un despote comme veut nous imposer le gouvernement dixit les militants du front. Le jeu politique d’IBK a été démasqué depuis son nouveau code électoral qui tente de réduire le nombre de candidat contre lui. Ses nominations politiques irréfléchies, ses remaniements et aménagements ministériels etc.

Pour tailler sur mesure l’élection de 2018, IBK a fait des insertions et valider plusieurs points dans ce projet pour des fins personnelles et politiques.  Les élections présidentielles de 2018 seraient bien taillées sur mesure pour la réélection du ‘’KAYA MAKAN’’. Quelle autocratie ! Soyez en sûr tant que le projet de révision constitutionnelle ne défend pas l’intérêt exclusif des citoyens Maliens, notre position est claire et nous mettrons tous les moyens en œuvre  pour obtenir le retrait du dit texte. Les militants du front mèneront leur combat partout au Sénégal avec les ressortissants Maliens, pour sensibiliser  dans la capitale Sénégalaise et dans les régions du Sénégal où se trouvent les Maliens. Un grand meeting a été fait le samedi 08 juillet devant l’Ambassade du Mali. Le cortège a sillonné des rues principales de DAKAR jusqu’à la place de souvenir en présence des medias nationaux et internationaux.

 

Ibrahim Balla KEITA

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