Divergence autour de la fixation des dates de fêtes musulmanes : Chérif Ousmane Madani Haïdara critique les chefs religieux

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Lors de la cérémonie de clôture du Forum national sur l’observation du croissant lunaire tenu du 4 au 6 juillet passés au Centre international de conférence de Bamako, le guide des An sardines et membre du Haut conseil islamique, Chérif Ousmane Madani Haïdara , a fustigé le comportement de certains leaders religieux qui entretiennent  les divergences et les discordes entre les frères musulmans  pour la fixation des dates des fêtes musulmanes.  « Pour moi, ce n’est pas une question d’apparition de la lune qui se pose, mais plutôt une question de confiance entre les frères musulmans », a-t-il lancé.

La fin des travaux du Forum national sur l’observation du croissant lunaire tenu du 4 au 6 juillet passés au Centre international de conférence de Bamako a été marquée par une intervention très remarquée du leader du mouvement musulman « An sardine », Chérif Ousmane Madani Haïdara qui a vigoureusement fustigé les divergences entre les musulmans pendant la célébration de fêtes musulmanes. Des tiraillements qui minent la communauté musulmane depuis plusieurs années. Pour Haïdara, «le problème ne se pose pas à l’apparition du croissant lunaire, mais il est plutôt lié à la confiance sur la commission nationale d’observation de la lune très décriée ces dernières années à cause de ses décisions lors de la fixation de dates de fêtes musulmanes et qui engendrent des conflits entre les frères musulmans ». « Il est temps de se comprendre et de finir avec ces divergences et discordes autour de fêtes musulmanes », a-t-il invité  avant d’appeler « les leaders religieux au bon sens et à travailler main dans la main pour que triomphe la religion musulmane ».

Une prise de position appuyée par le président du Haut conseil islamique, Mahmoud Dicko, qui a également appelé « les musulmanes à la tolérance et au partage d’idées pour que les divergences entre les frères musulmans sur la fixation des dates de fêtes musulmanes ne soient plus qu’un mauvais souvenir ».

Etait présents à cette cérémonie le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le Général Kafougouna Koné et ses collègues de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, Sadio Gassama, le ministre de la Communication , Porte-parole du Gouvernement, Sidiki Fah Konaté et les ambassadeurs des pays musulmans ainsi que  plusieurs leaders religieux.

Par ailleurs, le Forum a recommandé l’extension du travail des commissions d’observation de la lune aux 12 mois de l’année, la prise en charge du fonctionnement desdites commissions et la prolongation des séances de la Commission nationale d’observation du croissant lunaire à des heures tardives de la nuit. Cela à l’occasion de la fixation du début et de la fin de Ramadan. Le Forum a en outre recommandé le privilège de l’ORTM comme premier médium de l’annonce de la décision de la Commission nationale d’observation du croissant lunaire. Toute structure de communication qui enfreint cette règle devra s’exposer à des sanctions. Le Forum a été clair pour réaffirmer sans ambages la restauration de l’autorité de l’Etat pour le respect des dates fixées par la Commission nationale d’observation du croissant lunaire.

Le président du Haut conseil des collectivités, Mahmoud Dicko, a invité les participants à faire une large diffusion des résolutions sorties de ce Forum afin qu’elles suscitent l’adhésion de la majorité des fidèles musulmans. Quant au deuxième vice-président de la même institution, Chérif Ousmane Madani Haidara, il invitera l’ensemble des fidèles musulmans du  pays à faire preuve de cohésion et de solidarité. Avant de les exhorter à une stricte application des recommandations du Forum sans esprit partisan.

Le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, général Kafougouna Koné, dira pour sa part que le respect desdites recommandations s’applique sans exception à tous. Auparavant, il a tenu à préciser que cette batterie de  recommandations sont réalisables à la seule condition que son contenu soit accepté par tous. Son respect, ajoute t-il, dépend du respect que nous avons les uns pour les autres.
Ousmane Daou

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