Séance de prières de l’AMARLIM

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Pour le repos de l’âme des Maliens tombés lors des crises libyenne et du Nord-Mali

Le vendredi 17 février, à l’occasion du premier anniversaire de la crise libyenne,  l’Association des Maliens rapatriés de la Libye et du Maghreb (AMARLIM) a organisé, au Centre islamique de Bamako, une séance de prières et de lecture du Coran pour le repos de l’âme des Maliens victimes des  crises libyenne et du Nord-Mali.

Le 17 février consacrait le premier anniversaire de la crise libyenne qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi et qui  a été fatale à beaucoup de nos compatriotes vivant dans ce pays. Les uns ont perdu tous leurs biens, tandis que les autres y ont laissé leur vie.

Depuis le début de cette année, le Nord du pays est confronté à une rébellion qui a causé des pertes en vie humaine du côté des soldats maliens. Une autre atrocité a été infligée à notre armée dans la localité d’Aguelhok où des rebelles importés dela Libye  ont exécuté des militaires.  Aussi, c’est pour bien jouer son rôle de patriote et pour que la paix soit restaurée dans le pays que l’AMARLIM a initié une séance de prières et de lecture du Saint Coran, en collaboration avec l’Union des jeunes musulmans du Mali (UJMM). Plusieurs personnalités religieuses et coutumières de la capitale (dont Bamoussa  Touré) ont participé à cette rencontre.

« Nous avons voulu organiser cette journée du 17 février en rapport avec l’anniversaire des hostilités libyennes, une crise qui a provoqué le rapatriement de 13 900 émigrés  maliens qui sont arrivés dans le pays dans des conditions de désœuvrement total…Cette journée est pour nous une journée de joie et de tristesse à la fois…La joie, c’est d’organiser une journée de prières pour la mémoire des compatriotes qui n’ont pu regagner le pays natal…La tristesse, c’est qu’il y a toujours la crise dans le Nord-Mali », a fait savoir Thomas Seydou Doumbia, président de l’AMARLIM avant d’ajouter : « Nous avons voulu jumeler les deux car ils sont tous nos frères. Que ce soit les soldats ou encore les émigrés, ils sont tous du sang malien… ». Par ailleurs, il a remercié  l’UJMM qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cette séance de prières et de lecture du Coran.

Selon Thomas Seydou Doumbia, l’Occident a planifié cette guerre en Libye sans tenir compte des conséquences qui pouvaient en découler dans la bande sahélo-saharienne. « Aujourd’hui, nous, émigrés dela Libye, souffrons de cette guerre libyenne. Tout comme le peule malien, nous déplorons la méthode barbare occidentale qui a déclenché cette guerre. Une guerre qui continue de faire des pertes en vie humaine dans le Nord-Mali…Nous prions toujours Allah Le Tout Puissant pour qu’Il ramène la paix dans notre pays… », a-t-il déclaré avant de rappeler les autorités maliennes que plus de 13 000 Maliens venus dela Libyevivent dans des conditions déplorables. « Plus de 13 000 Maliens venus dela Libyesont encore là dans des situations extrêmement déplorables… Suite à des difficultés pécuniaires et de cohabitation, il y a des familles qui sont au bord de la rupture avec ces Maliens venus dela Libye…Néanmoins, les enfants ont été réinsérés dans différents CAP de la capitale par le département des Maliens de l’Extérieur.  Nous sollicitons donc l’aide des autorités compétentes » avant de préciser ».

 Oumar Diakité

 

 

 

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