Secret de femme : Cérémonies sociales, le ticket pour l’enfer des bamakoises

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Les cérémonies sociales connaissent actuellement une totale  déperdition de leur essence. Conçues pour consolider les liens de cohabitations, elles sont perverties en un espace de « gaspillage »à outrance avec ses nombreuses conséquences néfastes.

Maliweb.net -24-02-2016- Il semble bien lointain  l’époque où l’annonce d’une cérémonie de  baptême, mariage ou pire de funérailles, faisait sauter de joie ou couler des larmes. En effet, la  réjouissance s’est transformée en véritable calvaire. A qui la faute, lourde interrogation ?  Car la perception du devoir social s’est muée à une course de fanfaronnades. Et les femmes volent la vedette aux hommes dans ce plongeon inévitable dans l’antre de l’enfer semant du coût de multiples dislocations des relations humaines.  A l’origine, les retrouvailles sociales constituaient  un cadre de solidarité entre les gens. C’était l’occasion non seulement de se  manifester de la sympathie  mais également  de se soutenir matériellement. Malheureusement de nos jours, l’organisation des cérémonies  sociales  a pris une toute autre connotation. Difficile d’organiser une cérémonie sans vider sa bourse de nos jours. Entre les frauduleuses dépenses dans les préparatifs où  d’aucuns se sentent obliger de diversifier les plats copieux accompagnés de boissons dont le coût va très souvent au-dessus de leurs bourses, d’autres notamment  la gente féminine se retrouvent sur la paille après  le passage chez le tailleur et le coiffeur.  Par crainte de paraître la moins sophistiquée le jour J, nombreuses sont les femmes qui préfèrent  se retrouver  endettées jusqu’ au cou que « paraître moins habillée parmi ses paires ». Outre cet aspect il faut compter le cadeau qu’elles s’obligent à apporter. Plus que le présent recommandé par  la tradition, le geste symbolique a désormais fait place à des cadeaux plus chers. Qui dit en passant sont listés avec soin pour remboursement. Pour finir en beauté, les derniers billets volent vers les hommes de castes déplacés pour l’occasion au risque de ne pas voir son nom inscrit sur la liste de la griotte du jour et paraître aux yeux de l’entourage comme “une incapable”. Et c’est seulement en ayant respecté ces différentes étapes ( cuisine, ‘3 défilés de modes’ et jet de billets), que l’on peut  s’enorgueillir  d’avoir réussi sa ‘fête’ à  en croire une couche de notre société. Un comportement que s’imposent  ces personnes au risque de disette dès les lendemains.

AMITA

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5 COMMENTAIRES

  1. Ah les femmes nos sœurs, nos filles et nos conjointes, personne ne vous déchargera de ce fardeau que vous vous êtes fabriqué toute seule et pour vous mêmes!Le pire c’est nos femmes qui vivent comme immigrées ici en France.Elles qui sont au smic pour la plupart deviennent de vraies crésus lors de ces cérémonies.Voilà pourquoi une belle dame s’est vue coupées toutes ses aides quand elle invita dans une cérémonie de ce genre, l’assistante sociale (blanche) devant qui elle venait pleurnicher tout le temps.Elle fut une mauvaise surprise pour elle de constater que sa grande générosité de circonstance fut interprétée par son invitée du jour comme étant un grand gâchis qui ne dit pas son nom. 🙄

  2. MAINTENANT VOUS COMPRENNEZ POURQUOI FATI KOUYATE’ EST MA CHERIE!!! LES CEREMONIES SOCIALES SONT BIEN POUR LE BUDGET FAMILIAL CAR FATI REVIENT TOUJOURS A’ LA MAISON AVEC L’ARGENT DE YUGU ET SES SEMBLABLES!!!
    RIRE!!!!

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