Sécurité alimentaire durable au Mali : Des acteurs non étatiques cogitent !

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A rappeler que 36 participants ont déjà pris part aux ateliers précédents. A l’issue des travaux, les 64 autres seront des relais importants pour la mise en œuvre du PDDAA au Mali et qu’ils constituent un groupe de plaidoyer bien outillé sur les questions de sécuritaire alimentaire.

Dans son discours d’ouverture, la représentante de l’USAID-Mali, Mme Halima Ouattara Ayanou, a mis l’accent sur le rôle et la place des acteurs non étatiques dans la recherche de sécurité alimentaire durable au Mali. Selon elle, les organisations non gouvernementales (ONG) et le secteur privé sont particulièrement importants pour augmenter l’élan visant à combattre l’insécurité alimentaire et augmenter la pérennité de nos efforts. En effet, a-t-elle dit,  les liens étroits tissés par les ONG avec les communautés sont  indispensables pour une bonne concertation et une mise en œuvre durable. En plus, Mme Halima Ouattara Ayanou a souligné l’importance des acteurs privés. ” Le secteur privé peut fournir des ressources financières et techniques, l’accès au marché, des techniques commerciales de pointe, des réseaux internes nationaux et autres savoir-faire liés à la sécurité alimentaire. Le Gouvernement des Etats Unis cherche à exploiter et coordonner ses ressources et ses efforts avec les ONG, le secteur privé et toute la gamme de parties prenantes s’intéressant à la sécurité alimentaire et à la croissance axée sur l’agriculture “.

Pour rappel, la politique agricole dela Communauté Economiquedes Etats de l’Afrique de l’Ouest, dénommée ECOWAP, a été adoptée en 2005 comme cadre unique de référence pour la mise en œuvre du PDDAA en Afrique de l’Ouest. Avec un objectif affiché de 6% de croissance de la productivité agricole et des engagements financiers d’au moins 10% du budget global à allouer à l’agriculture par chaque pays membre, conformément à la déclaration de Maputo, le PDDAA a pour ambition d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’horizon 2015.

Conformément à l’une des recommandations dela Table Rondedu Gouvernement du Mali et de ses partenaires, tenue en juin 2008,l’Etat malien a convenu d’orienter les actions de développement agricole vers une approche sectorielle, avec éventuellement des appuis budgétaires sectoriels. Cette volonté a été traduite par l’élaboration et l’adoption du plan de passage à l’approche sectorielle pour le Développement rural (PASDR) qui vise, l’élaboration d’une Politique de Développement Agricole (PDA) et d’un Programme National d’Investissement Prioritaire du Secteur Agricole (PNISA). Le Plan National d’Investissement Prioritaire du Secteur Agricole du Mali (PNIP-SA) 2011-2015 pour soutenir la mise en œuvre dela Loid’Orientation Agricole (LOA) consacre le PNISA.

A noter que le vice-président de l’AOPP, Salami Lakamy s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui permettra de cogiter la recherche de solution à la problématique de  l’insécurité alimentaire. Tout le représentant dela Cellulede Planification et des Statistiques du Secteur du développement rural, le président dela Commissiondéveloppement rural de l’Assemblée Nationale du Mali a remercié  l’AOPP et son  partenaire financier pour leurs efforts.

M. Maïga


Forum de Bamako

Le capital humain en avant

            Les têtes éclairées en charge de l’organisation du Forum de Bamako ont choisi un thème d’actualité ” Quel Etat pour l’Afrique au 21ème   siècle “.

Au-delà de la quête ou réflexion autour d’un Etat idéal pour l’Afrique, doit-on s’interroger sur la capacité des dirigeants à mettre en œuvre les règles de la bonne gouvernance. Tout en respectant le principe de la séparation des pouvoirs, on peut assurer l’Etat de droit et en veillant aux valeurs de l’intégrité morale, le sens de l’autorité, l’égalité, la justice, l’équité, la probité, la loyauté, la responsabilité individuelle et collective dans la gestion des affaires publiques.

Depuis la nuit des indépendances, que de systèmes de gestion étatiques importés pour des décideurs africains qui ont du mal à amorcer un véritable développement socio-économique. A part quelques pays, une majeure partie  n’arrive guère à savourer les délices de leur mode de gouvernance à cause de la délinquance financière, de la corruption, des conflits liés au partage du pouvoir politique, à l’auto-détermination, au clivage ethnique.

Il est temps qu’on cesse de voguer sur les eaux  d’une mer agitée. Au bénef d’un peuple d’en bas, frappé par la famine et terrassé par divers maux : maladie et psychose multiples.

Aussi doit-on perdre l’espoir  au moment où  Abdoullah Coulibaly, Vice président  dela Fondation Forumde Bamako (FFB) est en train de faire partager ” Vive le Forum de Bamako “. Il s’agit d’un bon résumé du 12e forum à travers la plume d’un brillant intervenant, son ami Hervé Sérieyx, un grand homme qu’on ne présente plus. ” Quel magnifique Forum et quelle richesse des contributions. J’en ramène  un plein bloc de notes, un plein sac de pépites et surtout un regard  nouveau sur le Mali, l’Afrique et l’extrême qualité de ceux de ses  leaders qui ont pris la parole. En trois jours denses, que d’idées  neuves, de partages féconds, de rencontres à poursuivre! “, s’est réjoui Hervé  Sérieyx, Vice-président du Conseil de Surveillance du Groupe ITEO et dela Fédérationfrançaise des groupements d’employeurs et membre du Conseil économique et social.

Avec plus de plus de quarante ans d’expérience et vingt ouvrages dont une dizaine sur les organisations, ce spécialiste du développement durable et de l’éthique constate un même lien commun : ” les véritables performances -intellectuelles, économiques, sociales, politiques’- d’une société dépendent de la qualité des personnes, de leur engagement, de leurs capacités collectives et donc de la force du projet qui les réunit. ”

 

M.Maïga

 

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