Situation humanitaire au Mali : Les organisations réclament l’accès au nord

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Les responsables du bureau de la coordination des affaires Humanitaires des Nations Unies étaient face à la presse le mercredi 23 janvier 2013. Pour faire le point sur la situation humanitaire actuelle de la nation et les perspectives dans le contexte des combats qui se déroulent depuis mi-janvier. C’était à Hamdalaye ACI dans la salle de conférence de l’Hôtel Radisson.

Ont pris part à cette conférence, David Gressly, coordinateur humanitaire régional pour le sahel, Valentin Tapsoba, coordinateur humanitaire régional du UNHCR pour le Mali et Aurélien Agbenonci, coordinateur humanitaire et coordinateur résident du système des Nations Unies au Mali. Ainsi, depuis l’offensive des groupes terroristes en direction du sud, suivi de l’engagement de l’armée française en appui aux forces maliennes, la situation humanitaire au Mali s’est aggravée de façon sensible, a cause des affrontements et des frappes aériennes, les civils fuient actuellement les zones de combats pour aller rejoindre les centaines de milliers de déplacés internes et externes depuis le début de la crise. Selon les donnés approximatives des conférenciers, 11.200 personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays, dont : (3600 à Bamako), (5000 à Konna) et (3600 à Mopti). En outre, 7.972 personnes se sont déplacées vers les pays frontaliers dont (4.771 en Mauritanie), (1.356 au Niger) et (1845 au Burkina Faso). Cependant, l’assistance humanitaire dans le septentrion, jusqu’alors possible mais  limitée est encore plus difficile à apporter en raison des difficultés d’accès et certains humanitaires ont dû réduire leurs activités même au sud du pays  pour des raisons de sécurités alors que, actuellement les besoins d’assistance augmentent. Concernant les allégations d’exactions, M. Gressly coordinateur humanitaire pour le sahel dira ainsi «on a reçu et entendu plusieurs problèmes d’exactions et de revendications qu’on ne peut pas confirmer mais nous demandons l’accès pour voir ce qui se passe sur le terrain. Peut-être qu’il y a des rumeurs mais cela ne veut pas dire que c’est vrai. Donc, c’est très important d’être sur place pour vérifier». Ainsi, les humanitaires pensent qu’il est donc essentiel de pouvoir accéder au plus vite et dans le respect des principes humanitaires aux personnes qui ont besoin d’assistance et de pouvoir disposer immédiatement des ressources nécessaires pour ces nouveaux besoins. Pour le coordinateur humanitaire et coordinateur résident du système des Nations Unies au Mali, M. Agbenonci, a fait savoir que leurs préoccupations aujourd’hui est l’accès sécurisé, tout en soulignant plus loin que la chose la plus importante pour eux. C’est les populations qui sont dans ces zones et qui ont besoin de continuer de l’assistance humanitaire, a-t-il souligné. Par ailleurs, les coordinateurs humanitaires sollicitent les partenaires financiers afin d’obtenir des moyens conséquents pour répondre aux besoins de la situation humanitaire au Mali. « L’appel de fonds que nous avions fait l’année dernière sur 120 millions de dollars, nous n’avons eu que 60 millions de dollars. Il y a beaucoup de choses qui restent à faire et notre grande crainte, c’est si on ne stabilise pas rapidement la situation actuellement, il y a une vaste de refugiés qui vont traverser les frontières ça va être difficile », a conclu M. Tapsoba, coordinateur humanitaire régional du HCR pour le Mali.

Ousmane Baba Dramé

 
SOURCE:  du   28 jan 2013.