Une vingtaine d’associations du Mali manifestent leur soutien

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Une vingtaine d’associations du Mali manifestent leur soutienA l’instar de la communauté internationale, les Maliens ont organisé un meeting de soutiens pour condamner les actes inhumains et odieux contre les jeunes lycéennes du Nigéria. C’était devant la bourse du travail, le jeudi 15 mai 2014. Parmi les manifestants on a remarqué la présence de Mme Keita Mariam Touré, présidente d’Amnesty international Mali, le président mondial de la Jeune chambre internationale, Schin Bhaskaran, Mohamed Salia Touré du conseil national de la jeunesse et la coordinatrice des associations, Hadèye Maiga.

Ils étaient au moins un millier de jeunes Maliens habillés tous  en t-shirt rouge et blanc pour exprimer leur amertume et réaffirmer leur engagement au principe  de l’égalité entre les hommes et les femmes. Selon Hadeye Maiga, les 240 jeunes filles de 12 à 17 ans ont été kidnappées et sont dans les mains des assaillants qui menacent de les vendre, ou de les marier de force à leurs combattants et seront exploitées sexuellement.

 

Pour éviter cela, ils invitent les dirigeants politiques, religieux, de la société civile et des organisations internationale à : « mettre toute les actions possible en œuvre  afin de retrouver et ramener ces jeunes filles à leurs familles, et surtout mettre en place des dispositifs de protection des jeunes filles dans tous les pays pour éviter des événements malheureux pareils et dirent aux groupes armés de cesser ces actes de violence envers les enfants ». Dans sa déclaration, Mme Keita a fait savoir que plus de trois semaines, la majorité de ces jeunes filles se trouvent toujours en captivité dans un lieu inconnu.

 

Selon elle, Amnesty internationale demande une nouvelle fois à Boko Haram de libérer immédiatement et sans condition les otages en toute sécurité, et de mettre un terme à toutes les attaques visant les civils. « L’enlèvement et la privatisation de liberté dont ces lycéennes ont été victime sont des crimes  de guerre, et les responsables doivent être traduit en justice. Les attaques visant des écoles portent par ailleurs atteinte au droit à l’éducation et doivent cesser immédiatement» a-t-elle déclaré.

 

Elle a fini par inviter les autorités nigérianes à se mobiliser d’avantage pour libérer les jeunes filles en toute sécurité et à faire en sorte qu’un tel acte ne se reproduise plus.

 

Ensuite, elle a annoncé la campagne qui consiste à mettre sur les têtes un bonnet blanc jusqu’au dénouement heureux de cette situation. « Les mamans de ces filles ont porté les couleurs rouges qui signifient qu’elles sont meurtries. Nous proposons le blanc qui signifie que  ces mères retrouvent la paix un jour », a-t-elle conclu.

       Boubacar Sidiki TRAORE  

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1 commentaire

  1. Le plus urgent est de mener une forte sensibilisation contre les viols commis à Bamoko à l'endroit des petites filles rurales! Une triste realité voilée par la précarité et la lutte pour la survie quotidienne.

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