Sommet jeunes leaders africains à Washington : Le président OBAMA parle de la crise Malienne

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africain-USACe Sommet est le dernier acte d’une multitude d’activités que les jeunes leaders ont participées durant leur séjour sur le sol Américain. En effet, le président Obama a lancé l’Initiative en faveur des jeunes leaders africains (Young African Leaders Initiative, YALI) en 2010,  une initiative dont l’objectif est de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs travaux visant à stimuler la croissance et la prospérité, à renforcer la gouvernance démocratique et à améliorer la paix et la sécurité sur tout le continent. Investir auprès de la prochaine génération de leaders africains est crucial afin d’assurer le succès des démocraties de l’Afrique et de ses économies. « On compte un Africain sur trois entre 10 et 24 ans, et environ 60 % du total de la population africaine a moins de 35 ans.mali-Usa

L’investissement de ressources importantes de la part des États-Unis auprès de la prochaine génération de leaders africains, par le biais de Mandela Washington Fellowship (YALI), cible à améliorer les compétences en leadership, à renforcer l’entrepreneuriat et à rapprocher les jeunes leaders africains tant entre eux-mêmes qu’avec les États-Unis et le peuple américain », précisé le président Américain lors de son adresse aux jeunes dont les huit (8) représentants Maliens.

Engager les jeunes leaders africains qui façonneront l’avenir du continent

Il faut rappeler que dès le début, le président Obama s’est impliqué personnellement dans YALI. Son Forum de 2010 avec de jeunes leaders africains leurs a permis de venir à la Maison-Blanche où ils ont pu participer à un échange interactif et à un dialogue sur le leadership, la responsabilisation des jeunes et la bonne gouvernance.

Des évènements de clôture, organisés chaque année, ont permis de construire de nouveaux réseaux de leaders et soulignent le soutien américain de haut niveau envers leur avenir – notamment le Forum des jeunes femmes leaders africaines de 2011 en Afrique du Sud auquel a assisté la première dame Michelle Obama, ainsi que le Sommet de l’innovation et le partenariat de tutorat de 2012 qui a permis à de jeunes Africains de venir aux États-Unis dans le cadre de stages au sein d’entreprises américaines.

Les participants à YALI ont tiré profit de ce soutien pour fonder des organisations et des réseaux menés par des jeunes, conseiller leurs gouvernements et établir de nouvelles entreprises dynamiques – tous ces accomplissements mettant en relief les talents extraordinaires et la promesse de ces jeunes leaders qui transforment peu à peu le continent africain et leurs communautés.

Engager des ressources pour développer de jeunes talents

Depuis 2010, le département d’État a organisé quinze échanges visant particulièrement des jeunes leaders africains et a parrainé 1.283 chercheurs d’Afrique subsaharienne par le biais de ses programmes éducatifs et d’affaires culturelles. Les ambassades américaines ont distribué de petites subventions pour un montant total de 750.000 dollars à des groupes d’anciens participants à YALI soutenant le développement des jeunes en Afrique. D’autres efforts menés par le département d’État, tels que LIONS@FRICA et Apps4Africa, visent plus particulièrement la construction d’un écosystème entrepreneurial afin d’encourager une croissance économique à large assise ainsi que des possibilités pour les jeunes entrepreneurs ; en partenariat avec le secteur privé, ils organisent des concours pour de nouvelles entreprises, mettent au point des incubateurs et de nouveaux produits innovants afin de répondre aux besoins locaux de développement et d’entreprises. Lors de la série des questions-réponses des jeunes leaders, le président Obama a évoqué la problématique des conflits armés organisés et dirigés surtout par les extrémistes religieux comme ce qui se passe aujourd’hui au Mali. Selon lui, la violence ne constitue aucunement une solution pour à résoudre ces conflits, mais plutôt des actions concrètes envers les populations avant que les groupes extrémistes n’entrent en elles. Et pour lui, les jeunes leaders ont une grande responsabilité pour mettre fin à ces conflits armés à travers le continent. Le président Obama a aussi évoqué le cas de certaines traditions qui doivent être abandonnées pour le bien de la communauté entre autres les mutilations congénitales, les sacrifices humains etc. Il faut retenir qu’en plus des huit représentants Maliens, Adama Kouyaté, membre du bureau de l’Afrique de l’Ouest de YALI et agent de la Communication à l’ambassade des USA à Bamako était présent dans la salle.

Moussa KONDO,

Depuis Washington DC

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2 COMMENTAIRES

  1. OK MR OBAMA

    MAIS POUR LE MALI C EST TROP TARD CAR ILS SONT ENTRES DS NOS POPULATIONS

    MAINTENANT ON A PAS D AUTRES SOLUTIONS QUE LA VOIE MILITAIRE
    ET IL FAUT QUE L ON FASSE AVEC

    PAS DE DVPT SANS SECURITE !

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