Sory Ibrahima Diarra, coordinateur des programmes des partenaires municipaux pour le développement local : « Nous voulons faciliter la commercialisation des produits agricoles »

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Sory Ibrahim
Sory Ibrahima Diarra

Vous venez de commencer la foire du couloir économique de Sikasso, quel est l’objectif de cette foire du couloir économique ?

Diarra : Cette activité de foire s’inscrit dans une logique des programmes des 8 communes que constituent  le couloir économique à travers un plan stratégique. Elle a pour but de faire réellement la promotion du développement  locale. La foire a eu comme nom FESTAGE (Festival Artisanal Touristique et Agricole). Tous les produits locaux qui se produisent sont à cotés de la culture locale et ce sont tous ces aspects que nous comptons valoriser avec tous les acteurs pour qu’ils puissent avoir les preneurs par rapport à l’ensemble des produits pour faciliter la commercialisation qui est le plus grand défi en matière de la production et de la transformation agro alimentaire.

 

 

Quels sont les participants de cette foire ?

Diarra : Les participants de cette foire sont les hommes et les femmes des huit communes du couloir économique à savoir la comme de Sikasso, Finkolo, Kai, Kaboila, Nimbougou, Zégoua et Kadiolo. En même temps, il y a des femmes opératrices économiques qui font aussi la transformation agroalimentaire et la commercialisation des produits agroalimentaires à Bamako qui sont venus des 6 communes pour exposer leur savoir-faire et échanger avec leurs homologues du couloir économique pour faciliter non seulement la transformation et en plus la qualité des produits agroalimentaires transformés dans le couloir et en même temps trouver des partenariats sur le plan national et international ensemble pour pouvoir vendre leurs produits ensemble.

 

 

C’est la première édition, est-ce que cette foire sera pérennisée au niveau de Sikasso ?

Diarra : C’est ça notre souhait, l’activité FESTAGE a été placée sous la haute  présidence du ministre de l’Artisanat et du Tourisme qui a eu à faire l’ouverture de cette activité qui a été beaucoup appréciée dans la région. Le vice-président de l’AMM Yacouba Traoré a  demandé dans son discours à l’ensemble des partenaires techniques et financiers au conseil régional et à l’ensemble des acteurs de Sikasso de s’impliquer à partir de l’instant et pour commencer à préparer et trouver  d’autres partenaires pour la seconde édition et fait participer d’avantage tous les pays frontaliers comme la Cote D’ivoire, le Burkina Faso, la Guinée et même les autres pays qui fréquentent beaucoup la région à cause des produits agricoles comme le Sénégal pour l’année prochaine.

 

 

Ce qui veut dire que non seulement elle sera pérennisée, mais aussi avec d’autres pays ?

Diarra : Oui elle sera pérennisée avec la participation de beaucoup de pays  parce qu’elle prend une dimension internationale.

 

 

 

Nous avons appris que la Coopération suisse a financé un marché à Loulouni, comment évolue cette construction ?

Diarra : Dans le même cadre du programme des partenaires municipaux pour le développement économique financé par le gouvernement du  Canada, toujours dans le plan stratégique des huit communes du couloir économique, la coopération suisse a trouvé l’activité économique est intéressante qu’elles s’est engagée pour la réalisation du marché agricole transfrontalier de Loulouni. La réalisation de ce marché a commencé il y a trois mois et c’est à l’étape de la finition, pratiquement les trois entreprises qui sont sur les travaux sont presque finis et c’est la finition actuellement.

 

 

Il y a de cela un mois, se tenait le forum du couloir économique ici à Sikasso, qu’est ce que ce forum a apporté ?

Diarra : Une délégation canadienne et d’autres pays de l’Afrique se sont retrouvés ici à Sikasso pendant 8 jours pour travailler sur deux thématiques à savoir sur le développement du tourisme et le branding pour l’ensemble des couloirs économiques du Mali et du Burkina Faso. A travers cet atelier, les acteurs de ce couloir économique à savoir : les maires, les opérateurs économiques, les chambres consulaires se sont donné la main pour se trouver un logo consensuel pour faire le marketing territoriale de l’ensemble de leurs acticités économiques en réduisant l’effet de la frontière sur l’ensemble sur le plan économique. Ce logo s’appelle « bâtir ensemble, tout le monde ensemble pour travailler ». C’est le contenu du logo. A coté du logo, ils ont trouvé un slogan comme nom du couloir, le couloir a été nommé comme le Kénédougou. Le Kénédougou qui est un endroit où l’on peut trouver des légumes frais que ce soit au Burkina ou au Mali.

 

 

Quel appel avez-vous à lancer aux populations des huit communes du couloir ?

Diarra : L’appel que je lance aux populations du couloir, c’est de continuer de mettre ensemble leurs synergies, leurs énergies, leurs efforts, tous ceux qui peuvent faire ensemble pour prendre à bras le corps la vision qu’ils ont eu à formuler ensemble pour la promotion locale. Ce qui veut dire que leur mobilisation derrière leurs visions, leurs engagements, leur détermination ce sont les défis que je demande à tout le monde de mettre ça à l’oeuvre pour que le développement économique locale, l’épanouissement de tout le monde puisse être une réalité pour l’ensemble des populations du couloir économique et du Mali tout entier.

 

 

Diakaridia CAMARA

Source L’Intelligent

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