Suite à la destruction des installations sur son site minier de Kobada : La société AGG déplore des dégâts estimés à plus d’un milliard FCFA

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Un véhicule de la société transportant un groupe électrogène calciné
Un véhicule de la société transportant un groupe électrogène calciné

Les affrontements violents survenus le 3 juillet dernier sur les sites d’orpaillage de Kobada et de Foroko (cercle de Kangaba) entre un groupe d’orpailleurs mécontents et une équipe de la gendarmerie continuent d’alimenter les débats. Pour l’occasion, la société minière African Gold Group (AGG) en collaboration avec le ministère des Mines a initié le lundi dernier une visite de terrain au profit des hommes de média afin de constater les dégâts causés sur son site minier de Kobada par les orpailleurs. Des dégâts que la société chiffre à plus d’un milliard FCFA.

 

Village, saccage, vandalisme, destruction, incendie, etc. Les mots manquent pour qualifier le spectacle de désolation qui s’est offert aux journalistes qui se sont rendu le lundi dernier sur la base de vie de la société minière AGG. Pratiquement, tout a été soit détruit soit emporté. Les appareils utilisés pour les travaux d’exploration ont été très endommagés et nécessitent des réparations à coup de millions.

 

Signalons que cette visite s’est déroulée en présence du représentant de la société AGG, Sékou Konaté et d’un expert canadien, Pierre Lalande travaillant au sein de la base située entre Khobada et Foroko dans la commune de Kangaba. Notons que parmi les sites de la société visités figurent notamment des installations de l’unité pilote de la société AGG, les locaux   servant de bureaux, des magasins de stockage ainsi que des logements pour les travailleurs.

 

 

Selon les responsables de la société, c’est en voulant faire appliquer l’arrêté interministériel en date du 6 juin 2014 relatif à l’interdiction de l’orpaillage en saison des pluies, qu’une équipe de la gendarmerie s’est heurtée à une violente opposition armée d’environ un millier d’orpailleurs décidés à ne pas se plier à cette mesure.

 

Face à ce mécontentement, les gendarmes ont été contraints d’évacuer les travailleurs au sein de la base de vie de AGG menacée d’être prise d’assaut par les orpailleurs. Sur leur chemin, ces derniers auraient tout détruit laissant derrière eux un spectacle de désolation et une scène digne d’une apocalypse. Ainsi, la société déplore la destruction partielle de l’usine pilote dont le coût est estimé à 250 millions de FCFA.

 

La réparation de cette machine capable d’exploiter environ 10T par jour est estimée à 170 millions de FCFA. Ajouter à cela, il y a aussi la destruction de la sondeuse et des objets stockés dans le garage (12 climatiseurs split, 6 ventilateurs sur pied, plusieurs climatiseurs monologues…) dont le coût pourrait avoisiner les 425 millions de FCFA.

 

Les autres dégâts ont notamment concerné les logements de 160 agents, une pompe à carburant, des sacs d’échantillons, des congélateurs… A côté de ceux-ci, il y a également deux véhicules et environ trois motos calcinés.

 

Selon l’un des responsables de la société, c’est grâce à l’intervention des gendarmes que les pillages bien que considérables ont pu être limités. Il estime qu’à travers cette action, l’exploitation qui devait démarrer probablement dans le premier trimestre de l’année prochaine est remise en cause.

 

Ainsi, il faudrait convaincre les bailleurs de fonds que le Mali est un pays sur et que l’activité minière peut s’y dérouler sans danger, ce qui serait difficile après ce spectacle. Pour lui, la société avait programmé la création d’environ 500 emplois formels pour 2015 ce qui entrainerait par ricochet 2500 emplois indirects. Il a ajouté que depuis son avènement au Mali en 2004, la société a investi entre 10 et 20 milliards de FCFA.

 

Il a indiqué que ces dégâts ne remettent pas en cause la présence de la société qui a pris le soin de bien stocker tous les travaux de ces dernières années.

 

La destruction ne concerne donc que les travaux des deux prochains mois. Les responsables de la société n’excluent pas plusieurs mois pour la reprise effective des travaux. Mieux, ils comptent sur la sécurité que peut leur procurer l’Etat malien ou faire appel à une société plus spécialisée dans le domaine de la sécurité.

Massiré DIOP

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4 COMMENTAIRES

  1. Au Mali il y a des machines qui extraide 10T d'Or par jour soit 3650T pour un recette de combien au trésor ? Un arrêté ministériel pour fermer les cités d'orpaillage il faudra également un autre pour déloger le MNLA et ses alliés de Kidal je pense bien que la gendarmerie à les moyens de faire

  2. Au Mali il y a des machines qui extraide 10T d'Or par jour soit 3650T pour un recette de combien au trésor ? Un arrêté ministériel pour fermer les cités d'orpaillage il faudra également un autre pour déloger le MNLA et ses alliés de Kidal je pense bien que la gendarmerie à les moyens de faire

  3. Les sociétés d’exploitation minière sont des escroc ils disent ce qu’il sont perdu mais ils ne disent pas ce qu’il ont gagné partout en afric ses société se croit tout permit il n’ont pas de considération pour l’être humain les village dont ils exploite les gisements n en profite pas ce qui n’est pas normal ses sociétés magouille avec nos hommes politique le peuple est laisser pour comble actuellement les gendarme ont autre chose a faire que d intervenir dans les cite orpailleurs kid al. Les attends

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