Tendances : africaines et baya : Au-delà de la séduction féminine

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Un bijou se définit comme un élément de parure corporelle, un objet précieux par la matière ou le travail. Mais là nous nous intéressons à celui autour  de la taille. Le bijou en question est fait de perles.  Communément appelé “Baya” au Mali, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, ce bijou est porté par de nombreuses femmes et jeunes filles africaines. Pour la femme Africaine, le port du Baya permet de mettre en valeur ses formes et lui dessiner une silhouette avantageuse.

Elle permet également de souligner sa féminité et sa sensualité. Il est également utilisé pour maintenir les mini pagnes qu’on porte en dessous des boubous comme sous-vêtements. Depuis bien longtemps, dans la culture africaine, les perles ont été utilisées comme remède et protection. Elles servaient à guérir les maux de reins. Les perles revêtent une importance culture bien spécifique en Afrique. Elles sont portées au cou, aux chevilles, aux oreilles, aux hanches. Certaines sont même utilisées lors de rituels religieux car on leur confère des pouvoirs mystiques.

Et enfin, elles sont symboles de richesse et servent souvent de signe distinctif de rang social. Le baya très souvent fait de matières de récupération, d’or, de diamant, de perles, etc. on en apprécie la différence lorsqu’il est déjà sur la femme qui le porte. Il faut pour ainsi dire que  ce sont les femmes qui arborent généralement un bijou à cette partie du corps.

A cet effet, il existe plusieurs types de colliers de taille. Au Sénégal par exemple, les DJALDJAL sont les petits colliers et mis en nombres sur les reins. Le FERL constitué de grosses perles qui fait du bruit lorsqu’elles se déplacent. Le bruit est bien sûr pensé et souhaité dans le but d’éveille la curiosité et appelle à l’imagination des hommes qui se trouvent dans les alentours.

Le PÊMÊ quant à lui, fait référence aux colliers lumineux. Il s’éclair dans l’obscurité… Et le MÔRÔMÔRÔ est parfumé, il sert non seulement a parfumer le lit conjugal, mais à enivrer l’époux  et à le sublimer. Et il doit être vu par ce dernier! OUI mesdames, il ne s’agit pas de titiller le plaisir de n’importe qui, mais seulement de celui qui vous appartient. Dans ce sens, le collier est autant à vous qu’à lui… Il fera travailler son imagination, sa vue, son toucher et même son ouïe. Il s’agit d’un véritable instrument de séduction.

Il est utilisé pour plusieurs objectifs. Autrefois purement traditionnelle, le baya était utilisé comme protection contre le mal. Aujourd’hui, il est utilisé comme arme de séduction. Mais il faut noter qu’on peut également retrouver cette parure dans certains pays d’Asie.

Bien qu’il existait jadis des pays réputés pour leurs perles telles que le Ghana, le Nigeria et la Mauritanie, leur production n’était qu’insignifiante. La plupart des perles en Afrique étaient donc importés d’Inde, de Chine et de l’Empire Romain.

Dans leur quête d’homme, les femmes ont ainsi développé plusieurs moyens de séduction. Le Baya est entré en jeu. Un secret qui s’est transmis de mère à fille. Pour plusieurs hommes, le port du Baya fait partie du corps de la femme africaine et très peu de femmes peuvent en échapper.                                                                                          

 Mariétou Wélé Diallo (Stagiaire)

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2 COMMENTAIRES

  1. Il faut une distinction entre perle et parure en général. Si la perle est une parure, toute parure n’est pas perle. En général la perle n’est pas très chère. la distinction qu’elle montre dans son port est l’age, la localité, l’appartenance à un groupe social, la mode et le gout personnel

  2. Merci madame. Cet article est le fruit d’une recherche bien poussée. Comme vous l’avez dit le Baya est utilisé pour la séduction, mais son port avait une signification particulière. En effet, autrefois les filles qui portaient le baya étaient uniquement celles qui étaient en âge de se marier ou qui l’étaient déjà. Donc les filles non mariées qui portaient le baya, on disait qu’elles étaient arrivées à l’étape de chèvre: en bambara <>. Bayama au fur des ans est devenu <>. C’était juste un complément pour votre article.

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