Un licencié à la tête de l’OPAM : IBK induit en erreur ou rattrapés par ses propos?

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opamDans notre précédent numéro paru, le jeudi 26 février 2015, nous avions évoqué les crocs-en-jambe en cours à propos des sept milliards de Cfa prêtés à notre pays par la Banque islamique de développement (BID) dans le cadre de la reconstitution du Stock d’intervention de l’Etat (SIE). À titre de rappel, l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) et le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), chargés de gérer cette question, seraient soupçonnés de vouloir passer ce marché de gré à gré à des organisations paysannes en échange des retro-commissions. Ce qui a suscité des controverses un peu partout au Mali.

Entretemps, une révélation non moins accablante s’est invitée dans cette affaire. Il s’agit de la nomination de Salifou B Diarra à la tête de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) qui, pourtant, avait été licencié de cette structure avec d’autres collègues. Salifou a bel et bien perçu tous ses droits et avantages liés à son licenciement suivant décision n°0020/OPAM-PDG-DARH du 15 avril 1999 (voir facsimilé).

Diantre, comment est-il alors revenu à l’OPAM, et comme pour se gausser, en qualité de directeur général? Où est la rigueur dans le choix des hommes? Le président IBK incarne-t-il l’excellence et la rigueur dont il ne cesse de prôner chaque fois que l’opportunité s’offre à lui de parler des hommes devant diriger les affaires du Mali? Si la réponse à cette question est «oui», c’est qu’IBK a été induit en erreur. Par qui? Est-ce l’actuel commissaire à la sécurité alimentaire qui serait proche du parti au pouvoir? La gestion de notre grand pays est-elle confiée une camaraderie qui se croit en terre conquise? En tout cas, les scandales et les travers se multiplient.

Le président IBK rattrapé par ses propres mots !

Le président de la République, l’éminentissime Ibrahim Boubacar Kéita qui s’exprime en langue de Molière mieux que sa langue vernaculaire, a prononcé un discours mémorable le 23 juin 2012 au Centre international de conférence de Bamako (CICB) qui contredit ce qui se fait actuellement au Mali. C’était à l’occasion d’un atelier d’échanges et de réflexions du regroupement IBK-Mali 2012.

Cette allocution d’IBK se renvoie, aujourd’hui, tel un boomerang, à lui-même qui a toujours voulu s’ériger contre les maux qui minent notre pays. Il a pris du plaisir, avant son installation dans le fauteuil de Koulouba, à décrier la déliquescence de l’Etat, le népotisme, le clientélisme, la corruption, la médiocrité entre autres. Mais qu’en est-il pendant ce premier mandat du Mandé Mansa?

IBK avait haut et fort dit ceci : «Il n’y a pas de salut en dehors de la Vérité. Il n’y aura pas de rédemption tant que nous resterons accrochés aux comportements qui jurent avec les Commandements Divins…» Il avait enchainé en ces termes : «La voie pour sortir du chaos multidimensionnel actuel est étroite. Soyons clairs: la solution réside, avant tout, en nous-mêmes». Et IBK d’ajouter : «Il faut absolument sortir de la gangue de la mal-gouvernance structurelle dont notre pays a été victime au cours des années écoulées».

Voilà une autre belle phrase du président IBK mais à zéro impact sur la marche du Mali. Ah, oui ! Si non que faut-il comprendre de la nomination de Salifou B Diarra à la tête de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) qui avait été licencié de cette même structure en avril 1999? «Il nous faut reconstruire le Mali, bâtir un Mali nouveau…Un Mali respectueux du passé mais résolument tourné vers l’Avenir et déterminé à écrire une nouvelle page de l’histoire de l’Afrique», avait fièrement laissé entendre IBK le 23 juin 2012 au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Où se trouve la valeur de ces propos? Peut-on bâtir un Mali nouveau en nommant la vieillerie et de surcroit licenciée? À preuve, l’actuel Premier ministre Modibo Kéita qui ne s’est jamais illustré, mais qui a certes su se mettre au dessus de certaines pratiques, fait bien partie de cette vieillerie amorphe à l’imagination saugrenue. Où est le Mali nouveau quand on parle dans les coulisses de l’arrivée prochaine dans la haute sphère de l’Etat de Nancoma Kéita (ancien ministre) et de Me Baber Gano? Et qui a dit «Allah kan’antô faden sagoyala !»

Au moment où nous mettons sous presse le présent numéro, nous avons appris que le DG de l’OPAM Salifou B Diarra a pris une note de service consistant à muter des agents. Ces mouvements ont frappé les responsables de l’OPAM de Kayes, Bamako, Tombouctou et Mopti. Porte-t-il des soupçons sur ce personnel? Pourquoi s’effare-t-il de la sorte? Pense-t-il que cette mesure est la clé à ses problèmes?

À suivre…

Oumar BAH

fax-opam

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3 COMMENTAIRES

  1. Mais je vous pries de bien vouloir laissé les gents travaillent dans la paix.
    votre actuel PDG était a la tête de l’OMA pendant des années, il a fait ses preuve et ce sont les américains qui connaissent les talents du monsieur.
    Si j’étais le PDG j’aurais licencié les auteurs au lieu de les mute.
    C’est un homme de rigueur un cadre exemplaire. sil vous faite un croche pour voir la réalité des choses. Un PDG qui vient au service de 06H a 17H00 souvent qui va au delà des heures en cas de besoin.
    les auteurs de cet acte sont des cadres véreux de l’OPAM et ils se croient au dessus de la loi: L’agent doit servir sur tout le-tendu du territoire en cas de besoin.
    dis leurs qu’il y a une différence entre les affaires de l’administration et les truc politique. vu son expérience qui voulais-tu mettre ? Dans le monde de la sécurité Alimentaire ont sais qui est ou qui fais quoi qui est capable de quoi. OK

  2. Oumar le journaleux, vient t’informer auprès des structures du dispositif de sécurité alimentaire (CSA, OPAM, OMA, SAP, etc) au lieu de persister dans des erreurs pour des raisons pécuniaires ou autres intérêts individuels. quelqu’un qui a été licencié peut il se retrouver à la tête de ces structures de sécurité alimentaires pendant des années et commence à redresser ces structures comme l’OPAM. De grâce laisser les gens travailler, laisser le Président IBK travailler pour que les Maliens puissent un niveau de vie acceptable.

  3. jeune journaleux, vient t’informer auprès des structures du dispositif de sécurité alimentaire (CSA, OPAM, OMA, SAP, etc) au lieu de persister dans des erreurs pour des raisons pécuniaires ou autres intérêts individuels.
    C’est suite à la restructuration de l’OPAM que le SIM (actuel OMA) est sortit de l’OPAM. Il a été proposé par une étude juridique commanditée par les partenaires techniques et financiers. L’OMA (observatoire du marché agricole) avec comme Coordinataire l’actuel PDG de l’OAPM est logé dans l’APCAM tout en restant dans le dispositif de sécurité alimentaire. Il était donc normal que l’actuel Pdg Salifou B. DIARRA quitte l’Opam (et non licencié) pour la nouvelle structure.
    Si le Président nomme un cadre de cet dispositif à qui il fait confiance de grâce laisser le travailler. Ou bien c’est parce que ton bailleur n’a pas été pris encore; qu’il attende encore davantage.

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