Urbanisation de Bamako: Une bombe dans la main de Moussa Mara

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Urbanisation de Bamako
Moussa Tamba Diakité, chef de division de l’urbanisme

Déguerpir les 800 personnes qui occupent les berges du fleuve Niger de Bamako, tel est le problème majeur auquel les autorités actuels de notre pays sont confrontés. « Pour trouver une solution aux occupations illicites des berges du Niger et aux occupations illicites des voies, l’état doit procéder à des casses afin d’assoir une véritable politique de l’urbanisme et de la politique de la ville », a dit Moussa Tamba Diakité, spécialiste en urbanisme, chef de division de l’urbanisme. Il a dénoncé le non respect des textes au Mali et a invité les populations au respect du processus d’acquisition des terrains pour éviter les inondations. C’était lors d’un entretien avec les journalistes.

 

 

« Vouloir n’est pas toujours pouvoir » a dit un adage. L’urbanisation et la politique de la ville, chose annoncée par les nouvelles autorités,  a été tout juste bon à entendre, mais aujourd’hui, la question est de savoir su les autorités  peuvent passer à l’action ? On est en droit de se demander si le ministère mis en place à cet effet aura les moyens de sa politique ou s’il peut avoir les coudées franches pour asseoir cette politique d’urbanisation ?

 

 

Moussa Mara l’a  pourtant clairement affiché dans sa déclaration de politique  générale de gouvernement. S’attaquer aux intérêts de grands Manitou du pays, cela apparaît de comme l’illusion. Selon les explications de ce spécialiste en urbanisme, ces grands hôtels construits sur les berges du fleuve Niger sont dans l’illégalité totale. Pour M. Diakité, aucune norme d’urbanisation n’est respectée en la matière. Selon lui, on peut constater que toutes les couches de la population sont touchées par l’urbanisme que ce soit  l’aménagement d’un cours d’eau, ou le problème de concession rurale etc.

 

Il dira que des constructions anarchiques sont partout et aucune ne respecte le permis de construire qui exige beaucoup d’aspects. « Le service de l’urbanisme méconnu par la plupart des populations doit être le conseiller des collectivités territoriales et des populations », a-t-il indiqué. Selon Moussa Tamba Diakité, les  gouverneurs, les préfets, les sous préfets,  ont des limites concernant l’octroie des domaines ou des terrains. Le morcèlement exige des chemins à emprunter afin qu’il soit régulier.

 

Au constat, le décret 115 réglementant les parcelles au Mali n’est pas respecté. Il dira que pour qu’une mairie morcèle un terrain, il faut que la mairie ait un titre de propriété et ce titre est acquis par deux voies: soit par affectation par un décret pris en conseil de ministre, soit la mairie paye les frais de concession au niveau du trésor pour avoir le titre foncier au niveau des domaines de l’état.

 

Ainsi, elle peut procéder à un lotissement du dit terrain à partir d’un bureau d’étude agréé au Mali. Selon M. Diakité pour arriver à une véritable politique d’urbanisation et politique de la ville, l’Etat doit procéder à des casses.

Fakara Faïnké

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