Ville morte : Pas de commerces ni de transports en commun à Bamako

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Si le mot d’ordre des grévistes est respecté, la ville de Bamako sera paralysée durant les 48 heures, ce, à compter de minuit de ce dimanche 18 décembre. Cette paralysie se caractérisera par l’absence des véhicules de transports en commun et  la fermeture des commerces dans la capitale. La cause de cette grève est d’exprimer de vive voix le raz le bol de plus d’un secteur par rapport au silence criard des autorités face à la cherté de la vie marquée par l’augmentation des frais de location des magasins communaux et de la décision d’application unilatérale de l’anneau Sotrama.

La ville de Bamako connaitra dès aujourd’hui la physionomie d’une ville inerte à cause de la grève de 48 heures annoncée par des commerçants détaillants, des transporteurs et des organisations de la société civile qui pointent du doigt le maire du district, Adama Sangaré pour des supposés pratiques de spéculations foncières avec en toile de fond l’expropriation-à Bamako- des parcelles à leurs détenteurs, l’augmentation unilatérale des frais de location des magasins communaux. L’application de l’anneau Sotrama vient ajouter sa dose de malaise à cette manifestation qui ne cesse de grandir  au fil des semaines.

Après la marche de la semaine dernière de l’Association Appel du Mali, les manifestations pour la démission du maire du district vont crescendo. Cette fois, en plus des organisations de la société civile, les commerçants détaillants et les transporteurs lèvent la voix pour dénoncer l’augmentation des frais de location des magasins communautaires et l’adoption unilatérale de l’anneau  Sotrama dans le district de Bamako.

Si les commerçants estiment que l’augmentation des frais de location des magasins a négativement influé sur leurs affaires, les transporteurs eux dénoncent un manque de considération de la part du maire du district qui les aurait ignorés au moment de l’adoption de l’anneau de Sotrama dont ils sont l’un des principaux acteurs concernés. D’autres voix s’élèvent pour dénoncer des pratiques d’expropriation de parcelles à leurs détenteurs  dont ils accusent le même Adama Sangaré. Malgré ces vagues, le maire du district ne fait rien pour apaiser les esprits. Car depuis des semaines Adama Sangaré est au centre de nombreuses controverses.

Après l’annonce de l’avis de grève, des individus se promenant dans la ville de Bamako distillaient des informations selon lesquelles la grève n’aura pas lieu. Mais les contestateurs disent connaitre l’origine de cette propagande qui selon eux, vise à démobiliser les grévistes. Mais, ils disent prêts à aller jusqu’au bout.

 

Ce qui est sûr, l’avis de grève semble bien passé car les ménagères avaient majoritairement fait des provisions des deux jours de grève annoncée.  

 

 

Ousmane Daou


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