Visite de terrain du Directeur de Save the Children à Sikasso : Thomas McCormak satisfait des réalisations

1

Le Directeur du bureau du Sahel de Save The Children a entrepris, le mardi 26 mars, une visite de terrain dans la région de Sikasso. Il s’agissait pour Thomas McCormack de visiter les réalisations des projets Koica, Sponshoring, Dubaï Cares, Myap et MCHIP financé par l’ONG Save the Children et apprécier leur état d’exécution .

Une vue des différentes Ongs
Une vue des différentes Ongs

Cette visite entre dans le cadre de la mise en œuvre des programmes humanitaires développés au Mali par Save the Children. Thomas McCormack était accompagné du Directeur des programmes par intérim, Mark Jenkins et du conseiller de la campagne Saleck Oul Da.

Avant de se rendre sur le terrain, en compagnie des responsables des projets, la délégation conduite par Thomas a eu une rencontre avec le sous-préfet du cercle de Yorosso, Tahirou Maïga et le maire Abdoulaye Goïta. Ce dernier a, au nom du conseil communale, remercié Save the children pour  tous les efforts qu’il ne cesse de fournir pour améliorer les conditions de vie de sa population. A Yorosso le sous-préfet n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’ONG Save the Children à travers ses projets  “KOICA ” et ” MCHIP “.

Selon lui, ils ont participé au développement du cercle de Yorosso. Il a émis le vœu de voir se pérenniser les actions menées par l’ONG. Cette rencontre a aussi permis aux deux parties de faire le point des réalisations à l’actif des projets Agence de Coopération Coréenne internationale ” KOICA ” et  le programme intégré de santé maternelle et infantile ” MCHIP “. Ces deux projets interviennent dans l’amélioration de la santé maternelle et néonatale de même que la construction des centres de santé communautaire. Il est ressorti des échanges que le taux de malnutrition resteélevé dans la région de Sikasso et spécifiquement dans le cercle de Yorosso. Cette malnutrition au sein de la population est si grave que l’insuffisance pondérale chez les enfants de 12 à 23 mois est enregistrée à 32%, alors que la moyenne nationale est à 27%.

En réponse à cette question, la coordinatrice régionale de Save the Children, Mme Mallé, Aichata dira qu’en plus des mauvaises habitudes alimentaires acquises au fil des ans, Sikasso a été oublié par les  programmes de nutrition vu qu’elle était considérée comme une région agricole par excellence. Cela a défavorisé la région de Sikasso. C’est pourquoi les programmes de nutrition sont orientés depuis quelques années vers cette région,  a-t-elle fait savoir.

Après ces échanges, la mission a visité les réalisations sur le terrain dans le village de Mougnan. Ici, un accueil chaleureux a été  réservé à la délégation. Situé à environ 30 km du cercle de Yorosso, grâce à l’ONG Save the children des puits  traditionnels ont été aménagés et mis à la disposition de la communauté. En plus un agent de santé communautaire a été formé et installé dans ledit village pour la prise en charge des maladies d’enfants.  “La population déféquait à l’air libre et on n’avait pas d’intimité. Tout le monde se retrouvait au même endroit. La nuit on pouvait même se  blesser avec des objets tranchants. Mais, aujourd’hui presque chaque famille dispose de sa latrine“, a confié un habitant du village.

Un autre d’  enchérir en soutenant qu’avant l’arrivée du  projet, l’eau potable manquait et le village était insalubre.Aujourd’hui, cela est devenu un triste souvenir, car 8 puits ont été aménagés  et une journée de salubrité a été instaurée dans le village de Mougnan, une fois par semaine grâce au projet KOICA. Le but de ce projet est de contribuer à la réduction de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, la promotion des soins essentiels aux nouveaux nés et à l’appui à la vaccination de routine.

Le coordinateur du projet MCHIP à Yorosso, Josué Kodio,  a rappelé que depuis le démarrage du projet plus, de 38 agents de santé communautaire ont été installés dans les villages situé à plus de 5 kilomètres des CSCOM. Selon lui,  cela a permis de rapprocher les services de santé de base à la population.   “Aujourd’hui, on se rend compte qu’à travers ce projet, les populations prennent conscience et s’activent pour le développement de leur communauté“, a-t-il précisé.

Le lendemain jeudi 28 mars, cap a été mis sur Douna, une bourgade située à 17 kilomètres de Koury.  Avec ses 3008 habitants, ce village,  qui ne disposait pas d’un service de santé, a été doté d’un centre de santé communautaire en 2010. Il a été entièrement réalisé et équipé  par l’Agence de Coopération Coréenne internationale ” KOICA “.

Le  centre offre un paquet minimum de services de santé à la population. Ici, la maternité est tenue par une matrone.  Elle procède hebdomadairement à des consultations prénatales. Selon elle, le nombre de consultation varie. ” Souvent je peux consulter plus de 15 femmes par jour ” a-t-elle confirmé. D’autres activités comme la distribution de la farine enrichie en vitamine sont faites aux mamans des enfants dépistés malnutris. S’y ajoutent la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides aux femmes enceintes.   Du mois de février à mars 2013, environ 385 enfants ont été dépistés sur les 541 enfants de 0 à 5 ans que compte le village de Douna. Les intrants sont mis à la disposition par le projet programme pluri annuel de sécurité alimentaire “MYAP appelé aussi Nema

En plus, des distributions de vivres sont organisées pour appuyer les plus démunis. Le Directeur a été impressionné par la qualité des réalisations  et l’exploitation dont en font les populations bénéficiaires.  Il a donc profité de l’occasion pour écouter les populations. Il ressort des différents témoignages que les celles-ci sont très satisfaites des réalisations faites à ce jour et demandent le maintien du projet.

Ramata TEMBELY

PARTAGER

1 commentaire

  1. BON TRAVAIL DE L’ONG SAVE THE CHILDREN A TRAVERS CES DIFFERENTS PROJETS POUR LE BIEN ETRE DES ENFANTS MALIENS

Comments are closed.