Adama Diawara, ancien champion régional de la Boxe : « On peut bien gagner sa vie en boxe tout comme en football »

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Adama Diawara, ancien champion régional de la Boxe
Adama Diawara, ancien champion régional de la Boxe

Dans sa rubrique « A la découverte d’anciens sportifs » et dans le cadre de la promotion et la relance de la boxe à Bougouni, votre journal « Le Relais » a rencontré un ancien champion « Poids plumé » Adama Diawara qui dans une interview exclusive nous a livré ses ambitions.

 

Le Relais : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Adama Diawara : Je m’appelle Adama Diawara. Je suis né le 15 mars 1965 à Bougouni, marié et père de 8 enfants et j’habite le quartier Heremakono-Nord. De nos jours, j’exerce la profession de boucher.

Le Relais : Quel fut votre parcours dans la boxe ?

A-D : J’ai commencé à boxer depuis 1981. Mon premier entraîneur était Cheikna Touré qui m’a initié. Après son départ, Moussa Traoré m’a pris dans son écurie. J’ai participé à des activités culturelles et sportives de la semaine régionale depuis mon initiation à la boxe. Depuis 1981 jusqu’en 1995, l’équipe de Bougouni remportait le tournoi de la boxe.

J’ai été champion régional en tant que poids « plumé » (58kg). Je me rappelle de ce jour où les vieux boxeurs tels que Dramane Kamissoko et Balladji Cissé avaient ouvert le rideau.

En 1983, à la biennale de Sikasso, je fus battu en finale par Sékou Onovogui en tournoi des poids « plumé ». A Bougouni à partir de 1983, j’ai participé à des combats d’exibition contre des boxeurs qui venaient de Bamako.

A cette date, j’étais surnommé « le Vampire de Sikasso ». Je n’ai pas été chanceux de participer au tournoi de Praïa (Cap vert) où les champions de chaque Pays devaient se retrouver.

Durant mon parcours, je fus encadré par Souleymane Dembélé et Ronando (cubain) comme entraîneurs régionaux.

E n 1985, je n’ai pas fait d’autres combats sauf les combats d’exhibition.

Que comptes –tu faire pour relancer la boxe à Bougouni ?

A-D : Pour la relance de la boxe à Bougouni, je demande que les autorités aient un « œil » sur les anciens sportifs et en particulier les boxeurs tout en faisant une sensibilisation de taille pour ce noble sport. Aux autorités administratives et politiques, je lance  « un cri de cœur » tout en leur demandant leur implication vraie et véritable et aussi une aide matérielle conséquente.

A toute la population de Bougouni aussi bien qu’à d’autres personnalités, je demande de nous aider à trouver une salle, à l’équiper et nous aider aussi pour son fonctionnement.

Quels conseils pouvez-vous donner à la jeunesse ?

A-D : Tous les sports sont des sports. A la jeunesse actuelle, je leur demande de s’intéresser aussi à la boxe qui est également un gage de santé. Dans ce sport, on peut  bien gagner sa vie tout comme en football. Au service local de la jeunesse et des sports, je leur demande de porter une réflexion sur la promotion de cette discipline sportive tout en prenant soin de rapprocher les anciens sportifs.

As-tu des relations de travail avec le service local de la jeunesse et des sports ?

AD : Avec ce service, je n’ai pratiquement pas de rapports  directs. Mais si je reçois une invitation de ce service, alors je m’y présenterai pour qu’ensemble, on discute de ce qu’il ya lieu de faire. Pour cela, je souhaite être en contact avec ce service.

Yacouba  Sanogo

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2 COMMENTAIRES

  1. La population de Bougouni cherche à avoir à manger que de trouver une salle pour la boxe.Tu travail il faut faire ta salle avec ton argent que tu gagne dans ta boucherie.Monsieur sans cerveau.

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