Aïssata Traore, basketteuse internationale : « Mon objectif c’est de remporter des trophées avec le Mali »

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Né le 4 janvier 1990 à Bamako, Aissata Traoré est une jeune meneuse, très technique et talentueuse. Elle a débuté sa formation académique à l’Union sportive de Minakala à Koutiala avant de rejoindre l’Union sportive des forces armées et sécurité (Usfas) en 2009. En 2008, la capitaine de l’Usfas a été championne d’Afrique en catégorie junior. La jeune joueuse n’a cessé de monter les échelons avec son club, reconnue parmi les meilleures tripponteuses du championnat malien. Depuis une semaine, l’internationale malienne a qualifié son club pour les quarts de finale de la coupe du Mali. Nous l’avons approché pour évoquer avec elle sa carrière.

 

Aissata Traoré
Aissata Traoré

Pouvez- vous vous présenter ?

Je m’appelle Aissata Traoré dite Poupette, internationale malienne. J’occupe le poste de meneuse et l’allier. Je suis étudiante en 2è année unilingue (Anglais) à la Faculté des lettres et science du langage à Bamako. Et je suis issue d’une famille sportive. Mon père s’appelle feu Ibrahim Traoré, ma mère est Mariam Sidibé et je suis native de Magnabougou.

 

Pouvez-vous nous parler de vos débuts au basketball ?

J’ai commencé ma carrière sportive à bas âge dans les années 1998, mais c’est en 2002 que j’ai rejoint l’Union sportive de Minakala à Koutiala. Au début de ma carrière, j’accompagnais mon grand frère, Mamadou Traoré, aux entraînements. Mais au fil du temps, j’ai beaucoup aimé jouer à la balle au panier et quelques années plus tard mon ascension a été très rapide, car en 2008 j’ai été championne d’Afrique junior en Tunisie. L’année suivante, je suis allé rejoindre l’Usfas. Dès lors, mon niveau s’est beaucoup amélioré.

 

Quel est votre objectif ?

Mon objectif, c’est de remporter des trophées avec le Mali et de pouvoir jouer un jour en Espagne; construire un centre de basketball pour les jeunes et une usine de production de coton à Koutiala. Je souhaite bien que le Mali puisse être au sommet du basketball africain et mondial.

 

Pouvez-vous nous parler de votre expérience ?

J’ai eu la chance d’accéder aux sélections nationales très tôt et j’ai beaucoup appris de différentes compétitions internationales avec le Mali. J’ai su qu’il y a une grande différence entre le professionnalisme et l’amateurisme, et j’ai fait un constat que le niveau du basketball malien est moyen et il n’y a pas des entraîneurs qualifiés.

 

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées et les bons moments que vous avez vécus ?

La principale difficulté que j’ai vécue, c’est surtout mon début où mes parents ne voulaient pas que je pratique ce sport. Mais avec le temps, ils ont acceptés. J’ai eu des problèmes de santé et d’équipements adéquats. Pour les bons moments que j’ai vécus, c’est l’année où j’ai remporté le trophée du championnat d’Afrique junior en 2008. Ma première sortie en 2005 avec Usm de Koutiala en inter ligue de Gao d’où on a gagné tous nos matches. Et l’année suivante, j’ai été la meilleure marqueuse à la conférence de mine de Bougouni.

 

Qu’est-ce que vous pouvez dire aux autres basketteuses ?

Je leur demande de fournir plus d’efforts, de s’améliorer davantage, de suivre régulièrement les entraînements pour qu’elles puissent donner le meilleur d’elles-mêmes.

 

Votre mot à l’endroit du public sportif ?

Je remercie beaucoup le public sportif malien. Je leur demande de nous soutenir tout le temps surtout au cours des compétitions et d’être humble envers nous.

 

Propos recueillis par Amadou Kouyaté

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