Alpha Barry, ministre des affaires étrangères du Burkina Faso ; Un journaliste à la tête de la diplomatie burkinabé

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En marge de la finale de la Coupe du Faso 2016, nous avons croisé Alpha Barry, ministre des Affaires Etrangères du Faso. Ce journaliste, ancien président de la Commission Médias de la Fédération burkinabé de football s’est prêté à nos questions.

Monsieur le ministre, comment avez-vous vécu cette finale de la Coupe du Faso ?

Ça été un bon moment. Parce que vous savez on n’est pas très habitué  au football local. On a perdu les habitudes et donc en dehors de l’équipe nationale,wholesale jerseys from china j’avoue que moi je ne vais plus vraiment au stade. Et à chaque fois qu’il y a une occasion je trouve ça  intéressant. J’avoue que j’ai tété surpris par le niveau élevé du match que je jugeais bas parce que dans ma tête je pensais que le football local  ne valait plus rien. Mais en réalité c’est une agréable surprise de voir que le niveau est assez intéressant et même je dirai relevé.

Il y a seulement quelque années vous étiez aux affaires fédérales, chargé de la communication. Alors ça vous rappelle le bon moment aussi ?

Oui quand on rentre au stade c’est de grands moments. Quand j’entends l’hymne national, même à la radio, même à la télé, ça me rappelle toujours les matchs de foot, le moment où j’étais à la fédération avec le cœur qui bat à la chamade surtout quand vous avez un match très, très difficile à jouer. Donc c’est une grosse ambiance, une très belle ambiance de se retrouver au stade. C’est vrai que ce n’est plus dans les mêmes conditions de travail. Le Stade c’est aussi l’endroit où  on revoit des amis qu’on n’a pas vus depuis longtemps et surtout les amis  journalistes sportifs.

Un journaliste à la tête de la diplomatie burkinabé, un honneur pour la presse. Comment vous vivez ce moment ?

Un journaliste à la tête de la diplomatie burkinabaise, pour moi c’est un grand moment de paradoxe. C’est qu’au moment où vous êtes journaliste, à la recherche constamment de l’information et vous devenez ministre surtout des affaires étrangères, vous êtes au cœur de l’information. La seule différence ce que vous ne pouvez pas donner toutes ces  informations et tout ce que vous savez. Donc vous vivez ce paradoxe là. On s’habitue. Vous savez la vie c’est une découverte on dit que le journalisme mène à tout et moi ça m’a mené à la diplomatie. Avant cela, j’ai été conseiller spécial du président Alpha Condé de la Guinée. Donc j’ai eu une belle transition avant d’arriver au poste des affaires étrangères où je suis en ce moment.

Est-ce que le micro vous manque monsieur Barry ?

J’ai tellement travaillé ces dernières années, je pense que je suis toujours en vacances pour ce travail. Mais, là où parfois je pense à ça c’est  quand vous écoutez des confrères faire des comptes-rendus, un reportage ou quelque chose, vous avez vos critiques, vous avez envie de faire. Comme ça, à ce niveau on dit que ça nous manque.

C’est paradoxal, avant vous tendez le micro, aujourd’hui on vous tend le micro.

Oui c’est quand même difficile,  les premiers moments. On se rend compte qu’on chauffait les gens à travers les questions et aujourd’hui c’est notre tour maintenant qu’on nous chauffe. Mais, c’est pour plaisanter. Donc un journaliste n’est pas forcément un bon communicateur, pas forcément. Il y a une petite période d’adaptation aussi qu’il faut faire pour s’habituer qu’on nous tend le micro. On vous harcèle de questions. C’est toujours aisé de poser des questions mais maintenant il faut répondre et donc c’est mon tour maintenant.

Juste pour boucler, comment se porte la diplomatie burkinabè ?

C’est une diplomatie qui se porte très bien, à merveille et on est en phase avec le Mali sur toutes les grandes questions de la sous-région, notamment les  questions de la gestion du Nord, et sur les questions de la MUNISMA  et sur toutes les autres grandes questions transversales de l’Afrique de l’Ouest et le continent africain.   Et en tout cas, la diplomatie burkinabé est acquise on a ajouté maintenant la coopération et les burkinabé de l’extérieur. Donc nous sommes constamment sur la brèche. Et  l’un des grands chantiers, ça été surtout de reconnecter, de renouer  avec la Cote d’Ivoire et on n’a réussi ça récemment avec l’organisation d’un sommet entre les deux pays après un conseil de ministres conjoint. Et on s’attaque également aux questions de coopération avec l’Europe et aussi les pays Arabes.

Par Baba Cissouma, envoyé spécial à Ouagadougou

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