Assemblée générale extraordinaire de la fédération malienne d’hippisme : La hache de guerre toujours d’actualité

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Alors que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Djiguiba Keïta alias PPR était venu à l’ouverture des travaux de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de l’Hippisme (FMH) pour appeler les protagonistes à l’entente, comme d’autres organisations l’ont fait, Tidiane Niambélé du CNOS et Mamadou Tiéoulé Konaté de la FMH ont, à peine le ministre parti, déclenché les hostilités à l’endroit de l’Association malienne des propriétaires de chevaux (ANPC). Les représentants de l’ANPC ont même été expulsés de la salle avec leur avocat, Me Abdrahamane Touré.
Conviée pour un toilettage des textes, l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne d’Hippisme s’est tenue le samedi 18 février 2012 sur fond de guerre entre les différents protagonistes. Alors qu’à l’ouverture des travaux, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Djiguiba Keïta était venu prêcher pour un consensus, prévalu dans plusieurs autres organisations comme le CNJ ou encore le Comité des supporteurs des Aigles, il a fallu que PPR tourne dos pour que les hostilités soient déclenchées par Tidiane Niambélé, représentant du Comité national olympique et sportif (CNOS) et le secrétaire général de la Fédération malienne d’Hippisme, Mamadou Tiéoulé Konaté. Ceux-ci ont intimé l’ordre aux représentants de l’Association malienne des propriétaires de chevaux (ANPC), Mohamed Haïdara et Boubacar Diarra, de faire sortir de la salle le juriste Abdrahamane Touré, qu’ils avaient amené pour les besoins d’expertise. Evidemment, Mohamed Haïdara et Boubacar Diarra n’ont pas voulu se soumettre à cette injonction, expliquant qu’ils n’ont pas le background nécessaire pour procéder à un toilettage de texte, raison pour laquelle ils se sont faits accompagner d’un juriste. Cette explication n’a pu calmer les ardeurs de Nianbélé et Konaté. Et Nianbélé qui représentait le CNOS, médiateur dans la crise, a même menacé de faire venir la police, si les représentants de l’ANPC ne renvoyaient pas leur juriste de la salle. Face à ce coup de colère, Mohamed Haïdara et Boubacar Diarra vont quitter la salle avec leur juriste pour rentrer à la maison, boycottant ainsi ladite assemblée générale.
Rencontrés par la presse, ils ont dit ne pas vouloir cautionner une mascarade en vue. Ils ont dit ne pas comprendre que pour le toilettage d’un texte, contesté et rejeté par tous, même par le département, qu’on puisse interdire la salle à leur avocat. ‘’Nous ne sommes pas des spécialistes, c’est pour quoi, nous avons cru bon de nous faire accompagner par un juriste. Et puis, ce sont les membres du bureau contesté issu des textes rejetés, qui sont conviés à cette assemblée général au lieu des membres de l’ancien bureau. Nous sommes d’autant indignés que les choses se sont passées devant le directeur national des Sports, Djibril Guèye, sans que celui-ci ne réagisse alors que lui-même avait eu à faire un rapport à l’intention du ministre à propos de cette crise, qui paralyse l’Hippisme au Mali. Rapport à partir duquel le ministre PPR s’est fondé pour suspendre les activités d’hippisme au Mali’’, a souligné Mohamed Haïdara.
Aux dernières nouvelles, nous avons appris que sur recommandation de Dominique Séméga, l’épouse du ministre Séméga, l’assemblée générale a finalement accepté que le document soit soumis à l’appréciation du juriste de l’ANPC et que ses observations soient prises en compte.
Abdoulaye Diakité  

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