CAN 2015 Malawi-Mali : Aigles, vaincre pour convaincre

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CAN 2015 Malawi-Mali : Aigles, vaincre pour convaincreLa confrontation avec les «Flames» offre l’opportunitĂ© Ă  la sĂ©lection nationale de faire oublier la grosse dĂ©sillusion de la prĂ©cĂ©dente journĂ©e contre l’Ethiopie. D’autant qu’un succĂšs devant les Malawites propulserait directement notre pays en phase finale

C’est sur le gazon synthĂ©tique du stade Mamadou KonatĂ© que les Aigles ont effectuĂ© leur derniĂšre sĂ©ance d’entraĂźnement, avant de quitter Bamako hier matin. Pourquoi le stade Mamadou KonatĂ© au lieu du terrain d’entraĂźnement de Kabala, le fief de la sĂ©lection nationale ? La rĂ©ponse est simple : parce que le match de samedi contre les «Flames» de Malawi se jouera sur le gazon synthĂ©tique. C’est donc pour bien prĂ©parer ce choc dĂ©cisif dans la course Ă  la qualification, que le sĂ©lectionneur national Henri Kasperczak et ses protĂ©gĂ©s se sont entraĂźnĂ©s mercredi au stade de N’Tomikorobougou. Comme il fallait s’y attendre, ce dernier galop des Aigles avant leur dĂ©part de Bamako a drainĂ© une foule des grands jours au stade Mamadou KonatĂ©. Tous les joueurs convoquĂ©s par le technicien polonais Ă©taient lĂ , Ă  l’exception de Moustaph YattabarĂ© qui Ă©tait attendu mercredi soir Ă  Bamako. Comme il fallait s’y attendre, les journalistes Ă©taient Ă©galement prĂ©sents au rendez-vous, mais ces derniers sont restĂ©s sur leur faim puisque l’encadrement technique a interdit toutes interviews des joueurs. A l’instar des supporters, la presse s’est donc contentĂ©e d’assister Ă  la sĂ©ance d’entraĂźnement, avant de voir le capitaine Seydou KeĂŻta et ses coĂ©quipiers monter dans leur bus, direction Kabala. Hier matin, la sĂ©lection nationale a quittĂ© Bamako par vol spĂ©cial pour Blantyre oĂč se disputera le choc avec la sĂ©lection malawite. Ce sera demain Ă  12h 30 GMT (14h 30 au Malawi). C’est dire que ce samedi, tous les regards des supporters maliens seront tournĂ©s vers le Malawi pour ce match qui promet une belle empoignade entre «Flames» et Aigles. En tout cas, le faux pas est interdit pour les deux sĂ©lections qui ont impĂ©rativement besoin de points pour prĂ©server toutes leurs chances de qualification. En effet, la situation dans le groupe est la suivante : les AlgĂ©riens dĂ©jĂ  qualifiĂ©s mĂšnent la danse avec 12 points et ne jouent plus que pour le prestige. Le Mali (6 pts) est 2Ăš devant le Malawi (3 pts) et l’Ethiopie (3 pts). La sĂ©lection nationale sera donc face Ă  son adversaire direct dans la course Ă  la qualification. Seulement 3 points sĂ©parent les deux Ă©quipes. Ce samedi, en cas de victoire, l’équipe nationale se qualifie directement pour la CAN mais si le capitaine Seydou KeĂŻta et ses coĂ©quipiers perdent, ils seront rejoints Ă  la 2Ăš place par les Malawites. Il faudra alors attendre la derniĂšre journĂ©e pour connaĂźtre le nom de la sĂ©lection qui accompagnera les Fennecs d’AlgĂ©rie pour la phase finale. Le choc Malawi-Mali apparaĂźt ainsi comme le match le plus important pour les Aigles dans la course Ă  la qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Les hommes du sĂ©lectionneur Henri Kasperczak sont les favoris logiques de cette rencontre mais la prudence reste de mise, surtout aprĂšs la grosse dĂ©sillusion de la prĂ©cĂ©dente journĂ©e contre l’Ethiopie (dĂ©faite 3-2 au stade du 26 Mars). Le Malawi est une Ă©quipe difficile Ă  jouer Ă  domicile. Ces derniĂšres annĂ©es, seuls les Black stars du Ghana et les Fennecs d’AlgĂ©rie ont rĂ©ussi Ă  damer le pion aux «Flames» devant leur public. Le capitaine Seydou KeĂŻta et ses partenaires sont donc avertis, pour espĂ©rer battre le Malawi, ils doivent jouer Ă  leur meilleur niveau et surtout, limiter au maximum les erreurs. La pression sera des deux cĂŽtĂ©s, mais elle sera plus forte sur les Ă©paules des Malawites qui jouent leur destin dans cette rencontre, alors que les Aigles peuvent espĂ©rer se qualifier mĂȘme en cas de contre-performance. Contre l’Ethiopie au stade du 26 Mars, les Aigles ont manquĂ© de concentration et l’équipe a payĂ© cash son relĂąchement. Demain, il va falloir montrer un autre visage et surtout prouver aux supporters que l’échec contre les Antilopes d’Ethiopie n’était qu’un simple incident de parcours. Depuis le dĂ©but de cette campagne de la CAN, les hommes de Henri Kasperczak ont marquĂ© 6 buts et encaissĂ© 4 en autant de matches. Lors de ses deux dĂ©faites contre l’AlgĂ©rie (1-0) et l’Ethiopie (3-2), l’équipe nationale a certes souffert des erreurs d’arbitrage mais c’est surtout le manque d’efficacitĂ© devant les buts adverses qui a Ă©tĂ© fatal pour le capitaine Seydou KeĂŻta et ses coĂ©quipiers. Pour cette confrontation avec le Malawi mĂȘme un nul ne suffira pas pour convaincre les supporters, il faut impĂ©rativement gagner et c’est tout ce qu’on demande aux protĂ©gĂ©s de Kasperczak. «On va essayer de jouer sur la rĂ©cupĂ©ration de balle et la contre attaque, annonçait il y a quelques jours le sĂ©lectionneur national. Quand on joue Ă  domicile, on cherche l’adversaire plus haut. Mais Ă  l’extĂ©rieur on cherche les attaques placĂ©es. L’état d’esprit sera trĂšs important dans ce match. Il y aura beaucoup de duels. Il faut ĂȘtre prĂȘt, solidaire et dĂ©terminĂ© sur le terrain», avait ajoutĂ© Kasperczak. Pour le Franco-Polonais, les Aigles doivent ĂȘtre efficaces devant pour profiter au maximum des espaces. Le technicien pense que l’équipe malawite va vouloir gagner et laissera des espaces Ă  ses protĂ©gĂ©s. «Ce sera Ă  nous de concrĂ©tiser», dira-t-il. «Ce match est important pour nous, dans ce contexte, on se considĂšre comme les favoris et il faut se comporter comme tel. Mais jamais les matches ne sont faciles Ă  l’extĂ©rieur surtout en Afrique», a fait savoir Kasperczak qui pointe ainsi du doigt les arbitres du continent. «Contre l’AlgĂ©rie et l’Ethiopie Ă  Bamako, les arbitres sont passĂ©s Ă  cĂŽtĂ©. On ne demande pas le soutien des arbitres, on veut juste qu’ils restent impartiaux», conclura Henry Kasperczak. Visiblement, le sĂ©lectionneur national n’a pas encore digĂ©rĂ© les dĂ©faites contre les Fennecs et les Antilopes. L. M. DIABY Samedi 15 novembre au stade Kamuzu de Blantyre 12h 30 : Malawi-Mali Arbitrage du Rwandais Hudu Munyemana assistĂ© de ses compatriotes FĂ©licien Kabanda et Theogene Ndagijimana.

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Organisation de la CAN : LA GRANDE CONFUSION

La CAN 2015 aua-t-elle lieu ? La question mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e aprĂšs la cascade de forfaits des pays qui s’étaient portĂ©s candidats pour remplacer le Maroc disqualifiĂ© par la CAF, suite au refus du Royaume chĂ©rifien d’abriter le tournoi aux dates prĂ©vues (17 janvier-10 fĂ©vrier 2015). Mardi aprĂšs l’annonce de la disqualification, l’instance dirigeante du football continental avait indiquĂ© que 6 pays avaient fait part de leur intĂ©rĂȘt d’organiser la competition. Dans son communiquĂ©, la CAF n’a pas cite de noms, mais selon plusieurs sources concordantes, il s’agissait du Gabon, du Nigeria, de l’Egypte, de l’Angola, de la GuinĂ©e Equatoriale et de l’Afrique du Sud. Le nom du Qatar a Ă©tĂ© Ă©galement Ă©voquĂ© par les rumeurs. On pensait alors que la CAF allait avoir des problĂšmes pour trancher entre les supposĂ©s candidats, mais les amateurs du ballon rond ont vite dĂ©chantĂ©. Et pour cause, tous les 6 pays annoncĂ©s comme partants pour remplacer au pied lever le Maroc ont dĂ©sistĂ©. C’est l’Afrique du Sud qui a signĂ© forfait le premier, alors qu’elle faisait figure de grand favori pour organiser la competition. AprĂšs la nation Arc-en-ciel, ce sont tour Ă  tour les fĂ©dĂ©rations angolaise, Ă©gyptienne, gabonaise et nigĂ©riane qui vont nier avoir demandĂ© Ă  organiser le tournoi. « L’Angola ne va pas accueillir la compĂ©tition, nous n’avons pas prĂ©sentĂ© notre candidature et ce n’est pas notre volontĂ© », dira John Lusevikueno, le vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration angolaise de football (FAF). Quant au vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Ă©gyptienne de football Hassan Farid il confiera : «On aimerait porter secours Ă  la CAF qui nous aide beaucoup en temps normal. Toutefois, la santĂ© du peuple Ă©gyptien est plus importante que la CAN et que le football. Nous avons les mĂȘmes craintes que le Maroc au sujet d’Ebola. Notre politique de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est efficace et protĂšge tous ceux qui passent par l’Egypte. Mais nous ne voulons pas mettre le pays en pĂ©ril Ă  cause de cette Ă©pidĂ©mie» 24h aprĂšs ces deux dĂ©clarations le Qatar dĂ©mentira Ă  son tour s’ĂȘtre portĂ© candidat. «Ce sont de fausses informations, a dĂ©clarĂ© le vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration qatarienne de football, SaĂŻd Al Mouhannadi. PrĂ©senter le Qatar, un pays non africain, pour organiser la CAN n’a pas de sens», ajoutera-t-il en assurant toutefopis que la FĂ©dĂ©ration qatarienne de football Ă©tait prĂȘte Ă  aider Ă  l’organisation de la CAN 2015 si on le lui demandait officiellement. Mais au lendemain du dĂ©menti de SaĂŻd al-Mouhannadi, vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration qatarie de football, le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration, Cheikh Hamad Ben Khalifa Ben Ahmed Al-Thani a contredit cette version. Dans un communiquĂ©, le patron du football qatari a indiquĂ© que « le Qatar est prĂȘt Ă  apporter toute l’aide qu’on lui demandera officiellement pour accueillir la CAN 2015″, avant de prĂ©ciser que : « pour l’heure, nous n’avons Ă©tĂ© saisi officiellement d’aucune demande pour organiser au Qatar la CAN 2015. La dĂ©cision reviendra Ă  la CAF, que toutes les instances de football doivent soutenir ». Que faut-il alors en conclure ? Qu’aucun pays africain n’est candidat pour organiser la Coupe d’Afrique des nations 2015 ? Il est sans doute tĂŽt de rĂ©pondre Ă  cette question mais d’ores et dĂ©jĂ  les membres du ComitĂ© executive de la CAF excluent deux hypotheses : la co-organisation ou le report de la competition Ă  la date ultĂ©rieure. Le prĂ©sident Issa Hayatou et son Ă©quipe sont rĂ©unis depuis mardi au Caire et ont promis de donner au plus tard demain le nom du pays qui abritera cette CAN dĂ©cidement “maudite”. Aux derniĂšres nouvelles, le Gabon aurait fait machine arriĂšre et pourrait finalement organiser la compĂ©tition. HĂŽte de la CAN 2012, conjointement organisĂ©e avec la GuinĂ©e Equatoriale, le pays des PanthĂšres postule pour jouer les plans B, indique une source proche de la CAF. Mais le problĂšme, c’est que le Gabon ne dispose que de deux stades aux norms internationals, alors qu’il en faut au minimum quatre pour arbiter une CAN.Pour rĂ©soudre ce problĂšme, prĂ©cise la mĂȘme source, les Gabonais vont utiliser deux stades du Cameroun (Garoua et YaoundĂ©), pays avec lequel ils partagent une frontiĂšre commune. « Le Coton Sport joue dans le stade de Garoua et en deux mois il peut ĂȘtre mis en l’état pour accueillir des matches », a confiĂ© hier un responsable camerounais.

S. B. TOUNKARA

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6 COMMENTAIRES

  1. Bonne Chance aux Aigles.
    Depuis bientĂŽt quelques annĂ©es, nous ne pouvons plus voir le match de nos Aigles, sous prĂ©texte que l’opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique Orange a achetĂ© tous les matchs de la CAN. Mais ce que nous ne comprenons pas,c'est que les pays du Maghreb transmettent tous les matchs. Ne font-ils pas partie de CAF? Comment font-ils pour montrer tous les matchs? ont-ils plus de droit ou sont-ils plus patriote que les pays de l'Afrique subsaharienne? Quelqu'un peut nous expliquer le type de contrat qui pĂ©nalise une partie de la confĂ©dĂ©ration et fait des exceptions pour l'autre partie par le simple fait que c'est le Grand MAGHREB peut ĂȘtre parce que proche de l'EUROPE?
    Réveillons nous mes chers concitoyens, ce sont nos sous que les opérateurs utilisent pour nous faire croire qu'ils sont là pour nous aider. Toutes les actions que font ces opérateurs sont financées par l'argent que tu as mis, qu'il a mis, et que nous avons mis dans les cartes ou les abonnements téléphoniques, Si vous connaissiez la marge commerciale annuelle de ces opérateurs!!! Dans tout ça, que font les autorités pour servir enfin les expatriés qui contribuent à plus de 50š% aux développement de leurs pays de départ.? "Osez, c'est penser que rien n'est impossible" donc il faut osez et dire non parfois pour le bonheur du peuple. Soyons pas esclave de notre situation.
    Bon match Ă  ceux qui auront la chance de voir ce match et que vive le Mali.

  2. Le Mali doit ĂȘtre Ă©liminer pour Ă©viter la propagation du virus de l’Ebola dans le pays d’accueil car nos autoritĂ©s sont inconscients. Il n’y aura pas de suivi rigoureux des supporteurs alors qu’au Mali tout le Monde est exposĂ© au virus aprĂšs le cas avĂ©rĂ© de la clinique des boss ( Clinique pasteur)

    • le coeur serrĂ© d’amertumes je partage votre point de vue. Nous ne savons pas ĂȘtre sĂ©rieux au Mali

  3. ….Battez vous tout simplement et surtout, faites attention aux artibres. Bonne chance§

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