Candidature d’amadou Diakite au CE de la CAF : Un meilleur choix pour la Femafoot

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Cadre chevronné ayant servi loyalement dans l’Administration et dans le milieu du sport, Amadou Diakité est membre du Comité Exécutif de la CAF depuis 1992. Sa candidature pour sa reconduction doit être parrainée par la Femafoot. Cette dernière semble pour le moment  hésitante. Amadou Diakité demeure le choix idéal pour le Mali.  

 

Amadou Diakité

Depuis le lundi 10 septembre dernier, notre compatriote Amadou Diakité (membre suspendu du Comité exécutif de la CAF) a écrit officiellement le 10 septembre au président du Comité Exécutif de la Femafoot pour lui demander d’engager et de parrainer sa candidature au Comité Exécutif de la CAF pour le prochain mandat (2013-2017). L’on sait que la suspension de Diakité prend fin le 15 octobre prochain. Après, il réintégra le C.E de la CAF dès le 16 octobre pour terminer le reste de son mandat en mars 2013. Même si la Femafoot traîne encore le pas, presque tous les indicateurs sont au vert pour Amadou Diakité au vu de son passé glorieux.

     Amadou Diakité, un technocrate avéré

Né le 30 mars 1954 (58 ans) à Sévaré (Mopti), Amadou Diakité est marié et père de 3 enfants. Professeur d’enseignement secondaire transféré dans le corps des Administrateurs Civils, Amadou Diakité a une Maîtrise en Philo psycho pédagogie (en 1978) de l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP).

Déjà en 1988-1991, Diakité était Conseiller Technique à la Présidence de la République, chargé de l’Information, de la Culture et des Sports. Avant d’être nommé Conseiller Technique au Ministère de la Jeunesse des Sports (1991-2001). Directeur national adjoint de l’Education Physique et des Sports (1978-1982), Amadou fut Chef du Bureau du Courrier de la Présidence de la République du Mali de 1982 à 1988.

Le Conseiller technique au Secrétariat Général de la Présidence a également une carrière de dirigeant sportif très fournie. Vice-président de la Ligue régionale de football de Bamako (1982-1988), Amadou Diakité fut Secrétaire Général de la Fédération malienne de football (1988-1992) avant d’occuper la présidence de la Femafoot pendant 10 ans (1992-2002). Sa carrière internationale de dirigeant sportif démarre en 1992 à la faveur de l’Assemblée générale ordinaire élective de la CAF à Dakar  (Sénégal). C’est donc en 1992 que Amadou Diakité  à intégré le Comité Exécutif de la CAF, depuis il siège dans plusieurs Commissions. Président de la Commission des arbitres, notre compatriote est membre des Commissions Inter Clubs, Coupe d’Afrique des Nations et Appel. Il fut également membre du Comité Exécutif de la Fifa pendant 9 ans (1998-2007). Depuis 2007, il est membre de la Commission des arbitres de la Fifa.

En 1995, Amadou Diakité est nommé président du Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations Cadets, Mali’95. Conseiller Spécial du Président du COCAN Mali 2002 (2000-2002), Amadou Diakité fut aussi Conseiller du Président du Comité d’Organisation du Sommet Afrique/France organisé à Bamako en décembre 2005.

Enfin, le 22 juillet 2008,  Amadou Diakité, est nommé Conseiller Technique chargé des Sports et de la Culture au Secrétariat Général de la Présidence de la République. L’ancien président de la Femafoot et membre du Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) est désormais l’œil politique et technique des sports et de la culture au Mali.

A ce titre et au vu du Décret présidentiel N° 412/P-RM du 22 juillet 2008, Amadou Diakité est chargé de l’étude et du suivi des dossiers.

Au titre des distinctions honorifiques, l’Administrateur Civil de classe exceptionnelle, Amadou Diakité est Chevalier de l’Ordre National (1990), Officier de l’Ordre National (1999) et Commandeur de l’Ordre National depuis 2006.

  Les acquis du football malien sous l’ère Diakité

C’est véritablement avec Amadou Diakité que le football malien a commencé à voir le bout du tunnel.

A son arrivée à la tête de la Fédération en 1992, la situation était catastrophique. A l’époque, le public n’allait plus au stade, les caisses de la Fédération étaient vides. Et le football malien n’avait plus de crédit au plan international. Ce diagnostic  a amené  le président Diakité et son équipe à recadrer les choses en se dotant d’une feuille de route bien ciblée: faire revenir le public au stade. Ensuite, fortifier la Fédération sur les plans des finances et organisationnel, et enfin donner un crédit au football malien. A l’arrivée, ces trois paris ont été réussis dans la mesure où la santé du football malien a respiré. Au niveau de l’affluence, le stade refusait souvent du monde, le public a pris goût et le crédit du football malien a été restauré avec notamment la présence de beaucoup de cadres sportifs maliens dans les institutions africaines ou mondiales.

On retiendra d’Amadou Diakité quelques grands repères historiques.

Acte I : Amadou Diakité est le premier et le seul Malien à être élu membre des Comités Exécutifs de la CAF (depuis 1992) et de la Fifa (1998-2007).

Acte II : L’acquisition de l’organisation de la de la CAN Cadets’95 (première édition) et de la CAN 2002 doublement organisées par notre pays  sont à son crédit. La CAN Mali’2002 a été qualifiée par les plus hautes autorités du pays de projet de développement. Depuis 2002, le Mali s’est doté des meilleures infrastructures sportives en comparaison à l’échelle continentale. C’est sous l’ère Amadou Diakité que  la Femafoot s’est dotée d’un siège digne de ce nom en 2002. Un projet financé par la Fifa dans le cadre du Projet Goal.

Acte III : C’est sous le mandat d’Amadou Diakité que les différentes sélections nationales du Mali se sont montrées de plus en plus compétitives. A titre illustratif, on retiendra la qualification des Aigles du Mali pour la CAN de football 1994 en Tunisie après 22 ans de disette. Depuis la CAN Yaoundé 1972, le Mali était absent des grands rendez-vous continentaux. Il faut également ajouter les différentes qualifications successives de nos sélections de jeunes en CAN Cadets (1995, 1997, 1999, 2001) ; CAN Juniors (1995, 1997, 1999, 2001) ; Coupe du Monde Cadets (1997, 1999, 2001) et Coupe du Monde Juniors (1999) avec à la clé une troisième place mondiale. On se souvient aussi de deux distinctions individuelles lors de cette Coupe du monde Juniors : Mahamadou Dissa (meilleur buteur) et Seydou Kéita (meilleur joueur).

Acte IV : La revalorisation de l’arbitrage malien, par une formation et un recyclage soutenus, est également un des acquis du football malien avec Amadou Diakité. Quatre  ans durant (1994-1998), la triplette Sidi Békaye Magassa, Seydou Traoré  «Fils» et Dramane Danté a officié les grands matches et des finales des compétitions africaines des clubs. Suite logique d’une participation de l’arbitre assistant Dramane Danté à la Coupe du Monde France’98.

On retiendra également la décoration en 1996 de notre compatriote,  Salif Kéita dit Domingo, premier Ballon d’Or Africain par la CAF.

Acte V : En tant que membre du Comité Exécutif de la CAF, Amadou Diakité a œuvré à l’arrivée de Frédéric Oumar Kanouté et de Mohamed Lamine Sissoko «Momo» en sélection nationale, en 2003.

 

Des atouts plaident pour Diakité

La confiance renouvelée des autorités de notre pays ainsi que des dirigeants des instances internationales de football n’est-elle pas suffisante pour permette  à Amadou  Diakité de briguer le poste de membre du C.E de la Caf ? La réponse est affirmative. Avec son passé glorieux, Amadou  Diakité est une chance pour le Mali. Avec ses 20 ans d’expertise au Comité Exécutif de la CAF, Amadou est le meilleur candidat malien que la Femafoot puisse engager et parrainer. Comme le dit la maxime : «Mme si on n’aime pas le lièvre, mais on reconnaît qu’il a de larges  oreilles».

L’heure est à la vigilance. Le Comité Exécutif  de la Femafoot n’a pas encore officiellement dévoilé sa position par rapport à la candidature de Diakité. Un scenario semblable à celui de 2006. En effet, cette année là, la Fédération avait engagé la candidature de Salif Kéita  (fraîchement élu président) au Comité Exécutif de la FIFA en lieu et place d’Amadou Diakité en fin de mandat. Celui-ci avait toutes les chances de succéder. Hélas, en janvier 2006 au Caire (Egypte), à la veille du congrès de la CAF, le candidat Salif Kéita retire sa candidature parce qu’il n’avait aucune chance d’être élu. Du coup, le Mali perd le poste de membre au C.E de la FIFA. Une vraie catastrophe qu’on pouvait éviter en son temps.

Les textes de la CAF sont clairs en matière d’engagement de candidature (article 18, alinéa 3 des Statuts de la CAF) : «Les noms des candidats au Comité exécutif de la CAF, et ceux des candidats au Comité exécutif de la FIFA doivent être transmis par leur association nationale  quatre-vingt dix (90) jours au moins avant la date prévue pour la réunion de l’Assemblée  Générale ayant les élections à son ordre du jour. Tous les membres sortants sont rééligibles.»

La balle est désormais dans le camp du Comité électif de la Femafoot à surveiller comme du lait sur le feu pour  ne pas déraper. Il se murmure d’autres probables candidatures soutenues par  la Fédération dans le cercle très restreint de grands cadres sportifs.

Au vu de tout ce qui précède, l’heure est à la mobilisation. Il incombe au Ministre de la Jeunesse et des Sports de baliser le terrain pour mettre la Femafoot sous pression. C’est l’intérêt du Mali qui est en jeu.

Baba Cissouma

 

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6 COMMENTAIRES

  1. slt a tout ce qui ont émis leur avis par rapport au parrainage de la candidature de mr diakite certes un cadre valable mais donnons la chance a un autre malien qui nous donnera satisfaction plus que amadou qui n est pas le seul malien,revenons un peu en arrière pour démasque diakite tout ce que le mali a vécu comme tricherie c est lui qui était le prdt des arbitres ,mali Togo donc ne soignons pas novice ,cependant qui a fait partir att par conséquent on a besoin du changement a tous les niveaux il était conseiller auprès de att donc dire a amadou de nous laisser tranquille avec ce faut problème de parrainage ,n oubli pas qu il aura vote pour déterminer le représentant de la zone 2 ouest ,une fois de plus on veut un changement radical au mali merci

  2. Merci Mr baba pour ce rappel,apparemment Mr DiakhitĂ© a bcp fait pour son pays, ce qui est une bonne chose et sa raison d’etre Ă  la CAF. Tu as certes rappeler les points forts de Mr DiakhitĂ©, il a certainement des points faibles que tu n’as pas citĂ©; Et aussi omis de nous rappeler les raisons de sa suspenssion par la FIFA?

    Toute la question est de savoir si cette suspension était motivée ou pas ?
    si oui la FĂ©dĂ© doit-elle sponsoriser la candidature d’une personne qui va encore nous deshonorer?
    Apres un tel scandale ne doit -il pas avoir l’humilitĂ© de se retirer et appuyer la candidature d’autres maliens?
    et Si non la Fédé doit normalement le sponsorisé.

    • On nous fait croire toujours qu’il n ya pas d’autres hommes Mali que les mĂŞmes voleurs d’hier. Baba cissouma tu racontes du n’importe quoi, la FĂ©dĂ© ne doit pas parrainer sa candidature. Il faut qu’elle trouve un autre malien c’est quoi ça!!!

      • Tes un imbĂ©cile d’Ă©goĂŻste c’est pour cela que le Mali n’avancera jamais. Diakite est seul Ă  avoir de la chance Ă  ĂŞtre rĂ©Ă©lu pourquoi ne pas lui laisser continuer.

        • Moi je n’insulte pas car mon Ă©ducation ne me le permet pas mais je sais qu’on n’a pas besoin qu’un voleur nous reprĂ©sente au sein de ces organes pour encore nous humilier comme il l’a dĂ©jĂ  fait par le passĂ©. Mais je viens de lire ton pseudo “Woulou”

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