Coupe du monde 2014, quart : Les Pays-Bas éliminent le Costa Rica aux tirs au but (0-0, 4-3 tab)

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Coupe du monde 2014, quart : Les Pays-Bas éliminent le Costa Rica aux tirs au but (0-0, 4-3 tab)Poussés jusqu’aux tirs au but, les Pays-Bas se sont qualifiés pour les demi-finales face au Costa Rica (0-0, 4-3 tab), samedi, à Salvador. Le gardien numéro 2 Tim Krul, entré à la fin de la prolongation, a été décisif. Les Oranje affronteront l’Argentine mercredi prochain.

C’est le coup de poker du siècle. L’histoire d’un quart de finale de Coupe du monde dont le héros n’a pas touché un ballon durant cent-vingt minutes. Et pour cause, il était assis sur le banc de touche. Bien sagement. Il a vibré, trépigné, s’est probablement agacé aussi alors que ses coéquipiers butaient sur un mur de chair et d’os bâti autour de Keylor Navas. Et puis, Louis van Gaal a fait appel à lui (120e). Il s’est levé. Il a marché et a tout changé. Lui, c’est Tim Krul, gardien numéro 2 de la sélection néerlandaise. Durant la séance de tirs au but, le portier de Newcastle a sorti deux tentatives costariciennes et qualifié son équipe pour les demi-finales de la Coupe du monde (0-0, 4 tab à 3). Les Pays-Bas, habituellement aussi maladroits dans l’exercice que les Anglais, ont fait coup double : ils ont vaincu le signe indien et défieront l’Argentine, mercredi à Sao Paulo.

Trois semaines après avoir fait tomber la foudre sur l’Espagne lors d’un premier passage (inoubliable) à Salvador (5-1), les Pays-Bas se sont contentés de bien moins sur le plan de la forme lors de leur second passage à l’Arena Fonte Nova. Si ce quart de finale restera dans les annales de la Coupe du monde, c’est grâce à son épilogue et l’exceptionnelle intuition de Louis van Gaal. Pas pour les cent-vingt minutes qui ont précédé les deux arrêts de Krul, face à Ruiz et Umana.

Sneijder et les poteaux…

Entre deux équipes habituées à laisser le ballon à l’autre, il a fallu que l’une se dévoue pour mettre le pied sur le cuir et donner un peu de couleur aux débats. Sans trop de surprise, la teinte a rapidement viré à l’orange. Un orange pâlichon tant le 3-4-3 de Louis van Gaal a peiné face à celui de Jorge Luis Pinto. Pas de pressing (ou presque), une intensité relative en début de match, mais beaucoup de discipline, côté costaricien particulièrement.

Il a donc fallu être patient avant de voir une première action digne de ce nom. Elle a été initiée par Depay, prolongée par un centre en retrait lumineux deKuyt et s’est terminée, après un relais du même Depay, par deux tentatives de van Persie et de Sneijder que Keylor Navas a repoussées (22e). L’excellent portier costaricien a remis ça quelques minutes plus tard sur une frappe de… Depay (28e) et surtout sur un coup franc savamment frappé par Sneijder (38e). Et les Ticos dans tout ça ? Sans le ballon, ils s’en sont remis aux coups de pied arrêtés de l’orfèvre Bolanos. L’un d’entre eux a fait passer un léger frisson dans le dos de l’excellent Ron Vlaar et de ses partenaires (35e).

هولندا – كوستاريكا – Eurosport

Urena a eu le ballon de match au bout du pied

Infatigable, la mobylette Robben a continué de tenter de trouver des espaces là où il n’y en avait guère. Ses raids ont, au mieux, provoqué des coups de pied arrêtés qui n’ont jamais mis hors de position des Costariciens appliqués. Sinon à une reprise, sur une frappe de Sneijder. Mais pour une fois que Navas ne veillait pas, son poteau l’a brillamment suppléé (82e). L’autre fois, c’est une reprise de Robin van Persie du gauche que Yeltsin Tejeda a sortie on ne sait trop comment (90+3).

Impérial durant quatre-vingt-dix minutes, Keylor Navas l’est resté lors de la prolongation où il a sorti une tête de Vlaar (94e) et a une nouvelle fois vu l’un de ses montants lui sauver la mise, encore sur une frappe de Sneijder (119e), deux minutes après l’unique frappe cadrée du Costa Rica, par Urena (117e). A ce moment-là, Tim Krul s’échauffait. Quelques minutes plus tard, il allait devenir un héros et marquer l’histoire du Mondial.

Source: eurosport.fr/

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