Coupe Oumar Baba Traoré à Bougouni : Des retombées économiques et sociales

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Coupe Oumar Baba Traoré à Bougounides retombées économiques et sociales
Une vue de la remise des deux motos offertes par Madoufing

Si la coupe Oumar Baba Traoré, président de l’Association des journalistes sportifs du Mali (Ajsm) n’existait pas, il aurait fallu l’inventer pour l’organiser à Bougouni. En effet, Oumar Baba Traoré, à travers sa coupe mise en jeu entre les jeunes de Bougouni, contribue incontestablement au développement économique et social de cette localité.

Le temps de la finale, la ville de Bougouni devient le point de convergence du monde du sport malien. Les finales des différentes éditions de cette coupe sont des occasions de fête des jeunes à Bougouni. Ce qui augmente en un weekend la population de Bougouni  et crée donc des opportunités d’amélioration de l’économie locale.  En effet, les recettes des structures d’hébergement, de restauration, des stations d’essence et d’autres petits commerçants augmentent le temps d’un week-end. Les gestionnaires de l’hôtel Piemont et du Centre culturel SirabaTogola ne le démentiront pas. Selon des indiscrétions, les recettes des vendeuses de mangues au poste (sortie) de Bougouni  ont triplé. Même les gardiens des hôtels et autres auberges y trouvent leur compte parce que même en faisant du thé pour les clients, ils empochent des pourboires considérables.

En dehors de ces à-côtés, l’organisation de la coupe enrichit ses organisateurs et les équipes de football de Bougouni. En effet, les cuisinières, les hôtesses, les vendeuses d’eau et de boissons, les forces de l’ordre, les loueurs de sonorisation renflouent leurs poches. Les footballeurs, surtout ceux des équipes finalistes, sont les grands gagnants de l’événement. D’abord, les équipes finalistes sont dotées d’équipements sportifs avant la finale. Et après la finale, il n’y a pas de perdant car en dehors des prix réservés aux vainqueurs et aux vaincus, des récompenses individuelles sont attribuées. C’est ainsi que Mamadou N’Diaye dit Madoufing, le parrain de cette 9e édition, n’a pas lésiné sur les moyens. Il a  mis le paquet en offrant deux motos Djakarta aux deux entraîneurs des équipes finalistes. Le gardien de Sofa, élu meilleur gardien, en plus de son prix, a reçu 50 000 Fcfa de Madoufing.  Deux footballeuses jongleuses ont reçu chacune 20 000 Fcfa. En plus de cela, Madoufing s’est engagé à offrir des jeux de maillots aux équipes féminines de football de Bougouni. En reconnaissance à cet effort, les organisateurs de la coupe Oumar Baba Traoré ont décerné un Ciwara au généreux parrain. En guise de récompense, Amadou A. Touré (conseiller d’Oumar Baba Traoré) a offert au meilleur joueur une paire de chaussures avec crampons et un jeu de maillots.

Sur le plan social, la Coupe Oumar Baba Traoré est un moment de retrouvailles pour les jeunes, les ressortissants de Bougouni qui vivent en communion et leur donne l’occasion de fraterniser de nouveau. Ce brassage, cette entente et union des jeunes qui est l’objectif de la mise en jeu de la coupe, a été largement atteint. Si cette coupe n’existait pas, il aurait donc fallu la créer. Et les autorités administratives, politiques, coutumières ont adhéré à l’organisation de cette coupe à Bougouni. La finale de la 9e édition, comme les autres finales, s’est jouée en présence du préfet, du maire et d’autres autorités de Bougouni.

C’est pour dire que tout le monde y trouve son compte dans l’organisation de la Coupe Oumar Baba Traoré à Bougouni. Vivement donc la 10e édition.                                                  Siaka Doumbia

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