Coupes africaines : Le travail sur la durée révèle des clubs émergents

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Le Caire Il est de notoriété publique que le continent africain regorge de talents émérites qui ne demandent qu’à être détectés, formés et jetés dans le grand bain. Cependant, des talents qui travaillent sur la durée tout en résidant dans des pays à économie précaire, ils sont rares. C’est ce que vient pourtant de révéler la cuvée 2011-2012 de la Coupe de la Caf.

Léopards de Dolisie (du Congo-Brazzaville) contre le Djoliba (du Mali) : c’est l’affiche inattendue de la finale de la Coupe de la Caf 2012. Peu de spécialistes auraient vendu cher la peau de ces deux formations, à l’entame de cette compétition. Discrets mais efficaces, ces deux équipes ont réalisé le hold-up parfait dans le dernier carré de la Coupe de la Caf. Les Léopards ont barré la route à El Merreikh alors que Djoliba a réalisé un renversement inédit de situation en dominant l’autre grande écurie soudanaise, Al Hilal (après avoir été battu à l’aller 2-0).

Cette apparition du Djoliba et de la formation de Dolisie au devant de la grande scène n’a toutefois rien d’étonnant : elle n’est que le couronnement de longues années d’efforts continus de formation. Elle traduit également une volonté des footballeurs du Congo et du Mali de jouer de plus en plus les premiers rôles sur le continent noir. Le Mali garde ainsi le cap des bons résultats qu’il ne cesse de décrocher depuis la troisième place arrachée face au Ghana en Can 2012, et le combatif état d’esprit du Stade Malien (autre club mythique de ce pays) en coupes africaines ces dernières années. Le Djoliba devient ainsi le troisième club du Mali à jouer une finale de coupe d’Afrique.

Les Léopards de leur côté symbolisent la hargne de vaincre de tout le peuple congolais privé de compétitions internationales par la mauvaise organisation de ses dirigeants depuis plusieurs décennies. En accédant à la finale de la C2 (Coupe de la Caf) cette année, c’est avec un signe indien de 38 ans que les Congolais ont rompu. La dernière apparition d’une formation congolaise à cette étape d’une compétition panafricaine date de 1974. C’est le Fc Kara qui s’était rendu auteur de cette prouesse.

Le bouquet final de la C2 cette année est davantage celui de clubs émergents parce que Dolisie a éliminé durant son parcours le Mas de Fez du Maroc (tenant du titre) d’une part, et d’autre part les deux finalistes ne figurent pas parmi les plus gros budgets d’Afrique. C’est là aussi la beauté du football. Le ballon est rond pour tout le monde.

Afriquinfos  / Mardi 13 novembre 2012 | 11:03 UTC

Une Réaction à » Coupes africaines : Le travail sur la durée révèle des clubs émergents

  1. Tienkelen

    La performance des club Maliens (Stade Malien et Djoliba AC)en coupes africaines ces dernières années n’est que le couronnement de longues années d’efforts continus de formation