Couverture médiatique des événements sportifs : cas de la Coupe du Monde : Quand le doyen Gaoussou Drabo partage son expérience avec la presse sportive malienne

0

L’ancien ministre de la Communication, Gaoussou Drabo était invité, hier, par l’Association des Journalistes Sportifs du Mali (AJSM) pour une conférence-débat sur la couverture médiatique des événements sportifs : cas de la Coupe du Monde. Il s’agissait pour le chroniqueur sportif de partager son expérience avec la presse sportive malienne à la veille de l’ouverture du mondial au Brésil, prévu ce jeudi. En tant que chroniqueur sportif, Gaoussou Drabo estime que le Brésil, l’Espagne, l’Allemagne et l’Argentine peuvent aller le plus loin possible dans ce mondial. Par contre, il ne voit pas une équipe africaine jouer les quarts de finale cette année.

 

La photo de famille du ministre Gaoussou Dabro et les reporters sportifs
La photo de famille du ministre Gaoussou Dabro et les reporters sportifs

La Coupe du monde Brésil 2014 démarre ce jeudi 12 juin et ce jusqu’au 12 juillet. Pendant un mois, ce sera la fête du football mondial avec la participation de 32 équipes dont 5 du Continent africain : Côte d’Ivoire, Algérie, Nigéria, Ghana et Cameroun. En prélude à ce grand rendez-vous footballistique, l’Association des Journalistes Sportifs du Mali (AJSM) a organisé, hier, à l’hôtel Columbus, une conférence-débat sur la couverture des grands événements sportifs : l’exemple du mondial 2014. Le conférencier était l’ancien ministre de la Communication, le doyen Gaoussou Drabo, un grand chroniqueur sportif.

 

Selon le président de l’AJSM, cet exercice s’inscrit dans le cadre de la politique de renforcement des capacités de ses militants. Il s’agissait d’outiller les reporters sportifs, qui n’ont pas eu la chance d’être au Brésil, à mieux couvrir le mondial à distance. C’est pourquoi, il a remercié le doyen Drabo pour sa disponibilité.

 

Il s’agissait pour le conférencier de partager ses expériences avec les reporters sportifs maliens et de faire des suggestions pour la couverture du mondial 2014. Selon lui, “le journaliste sportif malien ne sera pas confronté dans son travail à une pénurie de faits et d’informations. Bien au contraire, il en trouvera à profusion sur de multiples canaux. L’essentiel pour lui sera de trier ce qui intéresse le public malien, de pouvoir y mette son commentaire propre et d’y ajouter son analyse”.

 

En tant que chroniqueur sportif, Gaoussou Drabo estime que “le journaliste sportif malien doit apporter son plus par rapport à ce que vont montrer les chaînes de télévision, les radios internationales et les sites internet. La finalité recherchée n’est pas d’être meilleur que ceux qui sont sur place, mais de mieux satisfaire les centres d’intérêt malien”.

 

Pour faire une belle couverture pour un journaliste, “la précaution la plus élémentaire est d’abord d’avoir toujours sous la main la composition détaillée de toutes les équipes. Il faut exploiter les informations sur les différents sites comme la FIFA ou l’Equipe et France football ou Maxifoot. Pour les équipes du continent africain, il est utile d’explorer autant que possible ce qui est disponible chez nos confrères des pays qualifiés”.

Pour Gaoussou Drabo, le journaliste doit privilégier l’analyse avant et après match, hiérarchiser ses centres d’intérêt et ne pas craindre d’affirmer des opinions.

S’agissant de son pronostic pour ce mondial 2014, le conférencier précise qu’il n’y a pas de favori évident, mais, quatre équipes peuvent aller le plus loin possible. Il s’agit respectivement du pays organisateur, le Brésil, l’Espagne, l’Allemagne et l’Argentine.

Parlant des chances des cinq représentants africains, il estime qu’il sera difficile pour la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria, l’Algérie et le Cameroun de franchir le cap des quarts de finale. Toutefois, il mise sur le Ghana et le Nigeria. La Côte d’Ivoire risque d’être la grande déception à cause de la vieillesse de son effectif et de l’inexpérience de son entraîneur Lamouchi dans ce grand rendez-vous sportif.

 

Clarisse NJIKAM

PARTAGER