Décès du meilleur joueur de l’histoire du football ivoirien, dimanche 13 novembre 2016 à Abidjan des suites d’une maladie

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Décès du meilleur joueur de l'histoire du football ivoirien, dimanche 13 novembre 2016
La loge officielle avec Laurent Pokou, Bavieux, Kolon, Amadou et Baba Diarra lors de la finale de la ligue régionale, le 14 août dernier, à Koulikoro

Banou Makadji pleure la disparition de celui qu’il a toujours considéré comme son “ami, frère et confident” Laurent Pokou

Le décès de celui qui a tout donné au football ivoirien, Laurent Pokou, le dimanche 13 novembre dernier à Abidjan, a beaucoup marqué le président de la Ligue de football de Koulikoro, Banou Makadji, communément appelé Bernard Tapi. Selon lui, la disparition de Pokou est une grande perte pour le football africain.

Il était considéré comme le meilleur joueur de l’histoire du football ivoirien. Il a longtemps détenu le record de buts inscrits en Coupe d’Afrique des Nations (Can), une compétition de la Confédération africaine de football (Caf). Lui, c’est Laurent Pokou. Ce grand footballeur africain, nous a quittés le dimanche 13 novembre 2016, aux environs de 17 heures, à la clinique Pisam à Abidjan où il était hospitalisé pendant plusieurs semaines aux frais de l’Etat ivoirien.

La disparition de Laurent Pokou à 72 ans a été accueillie par le monde sportif comme une grande perte. Son décès nous a été confirmé en premier lieu par le président de la Ligue de football de Koulikoro, Banou Makadji, communément appelé “Bernard Tapi” l’un des dirigeants sportifs les plus respectés au Mali voire en Afrique. “Effectivement, nous venons de perdre Pokou. C’est avec beaucoup de regret que nous avons appris son décès. Comme vous le savez, la mort est un fait du Bon Dieu. Nous prions maintenant pour le repos de son âme. Que le Bon Dieu l’accueille dans son paradis” nous a confié Banou Makadji, les larmes aux yeux.

Selon lui, Laurent Pokou était plus qu’un Malien. “Il était mon ami, mon frère, mon confident. Il avait beaucoup d’estime pour moi et vice versa. Pokou s’intéressait surtout à la vie du football malien plus particulièrement de celle de Koulikoro. Son départ va laisser un grand vide puisque Laurent Pokou était un monument du football africain. Et il était très heureux à chaque fois que je l’invitais à Bamako. Il a toujours répondu favorablement, malgré son âge très avancé” précise Bernard Tapi.

Cette histoire d’amitié entre les deux personnalités date de très longtemps, comme le précise Banou Makadji : “En fait, quand je jouais au football, beaucoup de gens me disaient que je jouais comme Laurent Pokou. Et j’ai eu le même problème de genou que Pokou. Depuis lors, nous sommes devenus des amis, des frères. J’ai l’habitude de l’inviter lors des Super Coupes Vacances ATT, il y a quelques années”, se souvient-t-il.

Avant son décès, Banou Makadji lui a rendu visite à la Pisam : “Quand j’ai été informé qu’il était malade, j’ai pris l’avion pour me rendre à Abidjan. Malheureusement, il était très fatigué puisqu’il ne m’a même pas reconnu. J’ai constaté que cette maladie l’a vraiment fatigué”. 

Laurent PokouLa dernière visite de Laurent Pokou au Mali date du 14 août dernier où il était hébergé dans la chambre 101 de l’hôtel Olympe International. Il était invité par le président de la Ligue de football de Koulkoro, Banou Makadji, à l’occasion de la finale de la Coupe de feu Mamadou Ely Diarra, plus connu sous le nom de Diarradjan. Le parrain de cette finale était Boukary Sidibé dit Kolon, actuellement Ambassadeur du Mali aux Emirats Arabes Unis. Ce jour-là, le président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra, Mamoutou Touré dit Bavieux et plusieurs présidents des ligues régionales étaient au rendez-vous à l’image de Bathily de Kayes et Boucoum de Mopti. Sans oublier notre compatriote Amadou Diakité, ancien président de la Femafoot et actuel membre de la Caf.

Pour la petite histoire, Laurent Pokou était très heureux de donner le coup d’envoi symbolique de la finale avec Amadou Diakité et Kolon Sidibé. Visiblement, il était un peu fatigué compte tenu de l’âge, mais, il avait une bonne mine. Très joyeux. C’est avec un grand plaisir que Pokou nous avait accordé une interview sur l’évolution du football malien. “Si jamais vos dirigeants se donnent la main, je suis convaincu que le football malien ira très loin. Il faut vraiment laisser le Président Diarra travailler. Il faut laisser les problèmes de personnes à côté et voir le pays” nous précisait l’Empereur Baoulé.

A.B. HAÏDARA

 

 

A TRAVERS LA LIGUE REGIONALE DE FOOTBALL DE KOULIKORO

Les dirigeants du football malien présentent leurs condoléances à la famille du disparu

Dans un communiqué déposé à notre rédaction, les dirigeants du football malien, par la voix de la Ligue de football de la région de Koulikoro, présentent leurs condoléances à la famille du disparu, Laurent Pokou. Nous vous livrons, in extenso, le contenu du communiqué.

Le président de la Ligue régionale de football de Koulikoro et les membres du bureau; le président de la Fédération malienne de football et les membres du Comité exécutif ; Amadou Diakité membre du Comité exécutif de la Caf ; Boukary Sidibé dit Kolon Ambassadeur du Mali aux Emirats Arabes Unies ; Mamoutou Touré dit Bavieux vice-président de la Femafoot ; Souleymane Magassouba membre de la Commission sécurité de la Caf ; les présidents des ligues de football : Kayes, Bamako, Ségou, Mopti et Sikasso …

Ont la profonde douleur d’annoncer aux parents, amis et collaborateurs le décès de Laurent Pokou. Décès survenu le dimanche 13 novembre 2016 à Abidjan, en Côte d’Ivoire à l’âge de 72 ans.

A la famille  affligée du défunt, ils adressent leurs condoléances les plus attristées.

Que Dieu l’accepte dans sa grâce divine.

Koulikoro, le 14 /11 / 2016

La Ligue de Football

Le secrétaire général, Dionégué Diarra

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