Dissolution de la femafoot et comité provisoire : Tout ça, pour l’Argent du football malien

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Dissolution de la femafoot et comité provisoire : Tout ça, pour l'Argent du football malien
Poulo et Sidy

Aujourd’hui, l’Inspecteur Général de Police Boubacar Baba Diarra est victime de sa gestion rigoureuse des fonds de la Fédération malienne de football. Ce qui lui a créé tous ces problèmes et une fronde contre lui. Depuis son arrivée à la tête de la Fédération, son slogan reste et restera : “L’argent du football doit aller dans le développement du football”. C’est ainsi qu’il a décidé d’électrifier plusieurs terrains d’entraînement des clubs de première division comme le Djoliba, le Stade Malien de Bamako, les Onze Créateurs… afin qu’ils puissent s’entraîner en temps normal. Sans oublier le gazonnage aussi de certains terrains. Pour mieux réaliser cet ambitieux projet, il était obligé de fermer le robinet. Si les anciens présidents de la Fémafoot donnaient de l’argent aux différents ministres des Sports, qui sont passés, tel n’est pas le cas pour Boubacar Baba Diarra. “Pour quelle raison, on doit donner de l’argent à un ministre de la République ? Comment nous allons justifier cet argent ? Cette pratique ne marchera pas”. Voilà la philosophie de l’Inspecteur Général de Police, qui a occupé plusieurs postes de responsabilités dans ce pays : dix ans chef de Cabinet du ministère de l’Administration Territoire sous feu le Général Kafoungouna Koné.  Le hic est que Boubacar Baba Diarra avait oublié qu’au Mali, il est très difficile de terminer son mandat tant que les gens ne mangent pas. C’est pour dire que le fond de cette crise du football malien n’est autre qu’un problème de sous. Alors que le ministre politique qui est Housseini Amion Guindo (il est le président de la Codem) voulait aussi sa part avec l’argent de la Fémafoot. Cela, afin de faire fonctionner son parti. Malheureusement, il a tapé  à la mauvaise porte.  Voilà, en réalité, le problème qui existait depuis très longtemps entre le ministre des Sports et le président de la Fémafoot. Pour se venger, Poulo a décidé de soutenir à ciel ouvert les frondeurs au détriment d’un bureau légalement élu. Mot d’ordre : faire partir Baba pour avoir une main mise sur l’argent de la Fédération. La preuve, juste après la dissolution du Comité exécutif de la Fémafoot, le département de Poulo a saisi “illégalement” tous les comptes de l’instance dirigeante du football malien. Comme si cela ne suffisait pas, le nouveau directeur national des Sports, Ibrahim Fomba, a scellé le siège de la Fédération à l’ACI, en présence de deux huissiers, oubliant que l’Etat n’a rien à voir avec ce bâtiment. Le terrain et le local appartiennent à la Fifa. C’est une autre histoire dans laquelle chacun répondra de ses actes. En tout cas, le mobile de la dissolution de la Fémafoot est plutôt une question d’argent que d’intérêt du football malien. “Le Ministre est endetté jusqu’au coup. Il a vraiment besoin d’argent pour faire face à certains problèmes” nous a confié l’un de ses proches collaborateurs.                                                                                                                        A.B. HAÏDARA

 

Suspension du Mali par la FIFA :

Des conséquences très graves pour l’avenir du football malien

Les conséquences seront très graves pour l’avenir du football malien, en cas d’une suspension par la Fifa.  Ainsi, le Mali ne participera plus à la phase finale de la CAN des cadets prévue en mai au Gabon, au 1er match des éliminatoires du CHAN face à la Gambie, aux éliminatoires de la CAN 2019 face au Gabon, le 5 juin, et les éliminatoires de la prochaine Coupe du Monde. Sans compter les matches retours des Onze Créateurs et du Djoliba AC en Coupe Caf prévus pour ce week-end.   Ce n’est pas tout. Le Mali va également perdre les financements de gazonnage des trois terrains du Nord (Tombouctou, Gao et Kidal). Si le terrain de Tombouctou est déjà opérationnel, celui de Gao n’attend que la pose du gazon. Depuis la dissolution de la Fémafoot, l’entreprise néerlandaise a décidé d’arrêter les travaux. Après Gao, ce sera le tour de Kidal. Le coût de cette opération est estimé à plus d’un milliard de Fcfa entièrement financé par la Fifa. Les différents programmes de formation de nos entraîneurs et arbitres n’auront plus lieu, alors que les financements sont déjà acquis.

Le championnat national n’aura pas lieu puisqu’Orange-Mali n’acceptera jamais de financer cette compétition. Quel est donc l’intérêt de dissoudre la Fémafoot ?

En tout cas, le ministre des Sports devrait beaucoup réfléchir avant de prendre une telle décision aussi impopulaire dont l’effet boomerang ne tardera pas.

                                A.B. HAÏDARA

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1 commentaire

  1. Monsieur Haidara,
    Soit vous faites semblant, soit vous ne maitrisez pas le sujet, soit vous ne maitrisez pas votre profession (excusez moi de vous écorcher).
    Ce qui est certain, quand vous nous parlez de rigueur de gestion du président sortant, je trouves que vous bottez à terre. Pour preuve, vous ne présentez aucun bilan. ou peut être vous voulez dire que allez perdre vos privilèges?
    Venons en aux faits. Soyez honnêtes en disant a vos lecteurs, hormis les contributions du Ministère, quels ont été les fonds mobilisés par le bureau sortant?
    Deuxièmement, a la place de Baba Diarra, je n’aurais jamais agit jusqu’à un tel niveau. Lors que la TAS a présenté son verdict, je n’allais pas l’interpréter seul, mais avec les partenaires dont le Ministère .
    D’abord, avant tout le Mali est un pays souverain. Je prends le cas de l’ingérence des États unis dans la gestion de la FIFA. en son temps, je n’ai pas entendu assez de commentaires d’accusation des États unis. Chacun, si non la majorité de vous avez tous accusés la FIFA de corrompu.
    Maintenant que c’est au tours de ton propre pays de vouloir appliquer les lis du pays, vous prétendez que le Mali perd.
    C’est tout a fait le contraire. Le football malien ne perd rien, mais gagnera en maturité. Le Mali est capable de retourner la situation, si la FIFA se respecte, nous devons nous aussi respecter les lois de notre pays.

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