Empiétement sur le domaine du champ Hippique de Bamako / Vers la résolution définitive

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Après sa visite, il y deux mois, pour s’enquérir de l’état d’empiètement de l’espace attribué au champ hippique de Bamako par les prédateurs fonciers, le Ministre de la Jeunesse et des sports, Djiguiba Kéita, et son homologue du logement, des affaires foncières et de l’urbanisme, Yacouba Diallo, ont effectué,  le 26 décembre 2011, une visite conjointe sur le même espace. Le but de la visite est de prendre des mesures conservatoires et diligenter des opérations techniques préalables à la sauvegarde de l’espace du champ hippique de Bamako.

En compagnie de leurs collaborateurs proches du dossier et du président de la Fédération Malienne d’ Hippisme, Mamadou Baba Sylla et son équipe, les deux responsables ont été briefés longuement sur la situation qui prévaut sur l’espace. Il ressort en particulier des discussions que le géomètre a terminé d’identifier les parties qui doivent être touchées par l’expropriation et n’attend plus que l’ordre des autorités pour exécuter le travail.  

Le Ministre Djiguiba Kéita a donné les raisons de sa présence encore sur le même site en moins de trois mois. « Notre visite ici est la deuxième du genre. La précédente a eu lieu il y a deux mois. Nous étions venus constater les empiétements sur le domaine de l’Etat dévolu au champ hippique. A l’époque, nous avons dit que nous nous venons constater. A l’occasion, on a dit que dans tous les cas, l’Etat va entrer dans ses fonds, ce qui est à l’Etat va revenir à l’Etat. Nous ferons appliquer les lois de la République. Nous sommes aujourd’hui ici pour confirmer cela et en cela je suis très conforté par la présence de mon homologue du logement et des domaines de l’Etat. Nous venons constater s’il y a empiétement et si l’Etat est lésé, on va le remettre dans ses droits  conformément aux lois de la République », a expliqué le premier responsable du département de la jeunesse et des sports. Pour terminer, il a insisté que  son département va travailler à l’application des textes de la République. « Si les gens doivent être  expropriés, ils vont être expropriés conformément aux lois de la République. Ceux qui sont dans leurs droits, resteront dans leurs droits.»

Le Ministre du logement, des affaires foncières et de l’urbanisme, a été on ne peut plus clair. « Au cours de la première visite du Ministre de la jeunesse, il a eu à constater des occupations sur le domaine qui est dévolu au champ hippique sur lequel il y a un programme très ambitieux et qui va servir non seulement les utilisateurs de cet espace, mais aussi toute la nation. Quand il m’a parlé de cette occupation, je l’ai dit qu’à deux ensemble, nous devons revisiter le terrain pour constater ce qui a été occupé dans cette zone. Nous venons effectivement de constater qu’une partie de cette zone est occupée par la construction des bâtiments de part et d’autre qui empiètent sur le reliquat des 28 hectares qui avaient été affectés par le conseil de Ministres au Ministère des sports. A l’origine, c’était 34 hectares. Mais comme il a été constaté des occupations, l’Etat a donc décidé en un premier temps d’affecter les 28 hectares pour que ça soit sécurisé. Maintenant, le reste on verra sur le plan réglementaire qu’est ce qu’il faut faire pour que le Ministère des sports soit remis dans ses droits par rapport à la surface initiale ». Yacouba Diallo a annoncé des mesures à prendre pour que le département des sports rentre dans ses droits.  « A la sortie de cette visite, nous allons convoquer une réunion à mon département qui va non seulement regrouper les techniciens de mon département (le directeur national des domaines, le directeur de l’urbanisme, mes conseillers techniques chargés de la question, mon ségal) et également les techniciens du Ministère des sports notamment tous ceux qui sont au fait  de ces problèmes, l’expert géomètre qui a eu à travailler en étroite collaboration avec le ministère des sports. A l’issue des résultats de cette séance de travail, nous allons soumettre le dossier au conseil de Ministres », a-t-il conclu. 

Hadama B. Fofana

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