Festival international de Toulon : le Mali a les raisons d’espérer

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Notre pays a participé du 18 au 29 mai 2016 au 44è Festival international espoirs de Toulon. Le Mali était logé dans la poule A, en compagnie de la France, de la Bulgarie, du Mexique et de la République Tchèque. La poule B était constituée de la Guinée, de l’Angleterre, du Japon, du Paraguay et du Portugal. Les Aigles espoirs ont commencé à chuter dès la rencontre d’ouverture de la compétition en perdant devant la République Tchèque (0-1-). Ils ont par la suite partagé les points avec un match nul contre le Mexique (3-3), lors de la 2è journée. Les joueurs de Fousseyni Diawara vont renouer avec l’échec face à la France (1-2), une défaite qui signifiait en même temps une élimination de la course pour la finale. Pour ne pas quitter la compétition sans victoire, les Aigles espoirs ont obtenu  leur unique victoire du tournoi face à la Bulgarie (3-1). Dans un match très fermé au départ, les Maliens ont cherché à produire le même jeu que depuis le début du tournoi, sans réussir pour autant à perturber les Bulgares bien regroupés en défense quoique nettement dominés. Ce sont d’ailleurs eux qui vont se procurer la première grosse occasion avec un  coup franc de Rasim qui échoue sous la barre avant de terminer en corner. Le coup de pied arrêté étant mal négocié par les Bulgares, les Aigles en profitent pour ouvrir le score par une contre-attaque parfaitement conduite. Sur une passe en retrait de Mamadou Sambague, Diadié Samassekou enroule une grosse frappe qui termine en peline lucarne (26è).

Au retour des vestiaires, la Bulgarie marque son premier but en quatre matches grâce à Despodov (44è). Très bien lancé par Kraev, il se présente seul dans la surface et envoie du plat du pied une balle entre les jambes d’Ousmane Dibatéré. Mais les Aigles étaient déterminés à remporter leur premier match dans cette poule. Sur corner, Mamadou Sambague est une nouvelle fois à la passe pour la tête de Diadié Samassekou (59è). Le reste de la rencontre se déroule sans encombre pour les Maliens qui se contentent de gérer leur avance jusqu’à rajouter un but dans le temps additionnel par Souleymane Diarra (80è +4).

Omniprésent, Diadié Samassekou a été l’une des révélations du Tournoi. Face à la Bulgarie, le milieu de terrain malien a été une nouvelle fois très actif, touchant 80 ballons – total le plus élevé de la partie – pour 49 passes réussies. Mieux, il s’est offert un doublé et a permis à son équipe de remporter son premier match dans la compétition. Une belle récompense à la vue du jeu proposé par les nôtres depuis le début de la compétition. Le Mali (4 pts) termine troisième de son groupe, sixième au classement général, et à égalité avec le Mexique (4 pts -2) mais avec une meilleure différence de but.

Les Aigles Espoirs pouvaient faire mieux si l’entraîneur Djibril Dramé n’était pas resté au Mali pour des problèmes de visa. En outre, la sélection nationale n’était visiblement pas préparée pour cette compétition. Les nôtres affichent un bilan de 1 victoire, 1 nul et 2 défaites en 4 matches, ont marqué 7 buts et encaissé autant. Le manager général des Aigles, un sélectionneur de circonstance, n’avait donc nulle raison de rougir d’une telle performance et a ainsi exprimé sa satisfaction après la rencontre : «On termine troisième de notre groupe ; ce n’est pas immérité vu ce qu’on a montré pendant le tournoi. On a proposé du jeu, marqué des buts, on est très satisfait. Cette victoire est une belle récompense ; c’est une fierté d’avoir créé un collectif, un groupe de bons jeunes. Il va falloir faire grandir cette équipe maintenant avec l’objectif de les emmener en A, gagner une Coupe d’Afrique des nations et se qualifier pour la coupe du monde. C’est beaucoup mais ils en ont la capacité. Aujourd’hui, on peut rivaliser sur le terrain avec des grandes nations de football, qui ont plus de moyens au niveau des infrastructures, de la préparation. Merci aux personnes qui nous ont aidés. L’année prochaine on reviendra avec notre staff au complet et on fera mieux ». La Bulgarie se place cinquième, sans avoir gagné le moindre match.

La Rédaction

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