Football – Ligue des champions : Ronaldo, bourreau de l’AtlĂ©tico

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Football - Ligue des champions : Ronaldo, bourreau de l'Atlético
Real Madrid's Portuguese forward Cristiano Ronaldo celebrates his second goal during the UEFA Champions League semifinal first leg football match Real Madrid CF vs Club Atletico de Madrid at the Santiago Bernabeu stadium in Madrid, on May 2, 2017. / AFP PHOTO / JAVIER SORIANO © JAVIER SORIANO / AFP / Javier SORIANO/ JAVIER SORIANO

Grâce au Portugais, auteur d’un triplĂ©, le Real Madrid met un pied en finale après son net succès (3-0) sur les Colchoneros Ă  Santiago-Bernabeu.

A affiche classique, issue classique serait-on tentĂ© de dire et pour cause, ce 4e derby Ă  Ă©limination directe en 4 ans de C1 entre les deux clubs de Madrid (finale 2014, quart de finale 2015, finale 2016) devrait une fois de plus tourner Ă  l’avantage du Real face Ă  son voisin de l’AtlĂ©tico.

Le constat est d’une implacable fatalitĂ© pour les Colchoneros, passĂ©s deux fois Ă  un rien du titre suprĂŞme mais qui devraient cette fois nourrir moins de regrets au vu de l’Ă©cart constatĂ© entre les deux formations. PrĂ©sent en demi-finale une 7e annĂ©e d’affilĂ©e, le Real semble avoir bouclĂ© l’affaire dès cette manche aller, remportĂ©e nettement (3-0) Ă  Santiago-Bernabeu. Plus qu’un exploit de l’AtlĂ©tico dans une semaine au Vicente-Calderon, il faudrait un cataclysme cĂ´tĂ© Real pour ne pas aller jouer une 15e finale de C1 dans l’histoire du club.

Le phĂ©nomène d’Ă©rosion dans la rĂ©pĂ©tition des efforts cĂ´tĂ© colchoneros ne date pas d’hier. Ce mardi, il a brutalement rattrapĂ© les hommes de Diego Simeone, incapables de coupler discipline dĂ©fensive et efficacitĂ© offensive, cette recette qui a permis au club de s’Ă©lever si haut depuis plusieurs saisons. Dans l’un comme dans l’autre domaine, l’AtlĂ©tico a failli ce soir et Ă  l’instar d’autres grosses Ă©curies europĂ©ennes cela appelle, dĂ©jĂ , Ă  repenser une approche du jeu ou du moins Ă  la faire appliquer par d’autres joueurs. Avec trois Français titulaires au coup d’envoi (le duo Griezmann-Gameiro en attaque et Lucas Hernandez, positionnĂ© latĂ©ral droit de fortune), l’Ă©quipe concoctĂ©e par l’entraineur argentin n’Ă©tait pourtant pas si Ă©loignĂ©e de celle venue arracher un point en Liga il y a quelques semaines.

L’AtlĂ©tico inoffensif

Mais le parfum de la Ligue des champions a pour habitude de transcender ce Real, qui a très vite pris le contrĂ´le du match pour ne plus le lâcher. La prĂ©sence d’Isco lui a facilitĂ© la tâche au milieu, oĂą la technique des Merengue a vite pris l’ascendant sur la discipline adverse. Loin des sommets verrouillĂ©s par la tactique auxquels les deux voisins ont pris l’habitude de se livrer en Liga, ce derby s’est vite lancĂ© et le Real a beaucoup insistĂ© cĂ´tĂ© gauche, oĂą le duo Marcelo-Ronaldo faisait face Ă  Lucas Hernandez, 19 ans, gaucher et habituellement arrière central.

Rapidement, sa domination territoriale a Ă©tĂ© concrĂ©tisĂ©e par l’inĂ©vitable Ronaldo, buteur de la tĂŞte sur un centre topĂ© de Casemiro (1-0, 10e). C’est un petit miracle si l’AtlĂ©tico n’accusait qu’un but de retard au repos, un miracle qui a tenu aux rĂ©flexes d’Oblak devant Carvajal (7e), Varane (16e) tandis que Modric (24e) et Benzema (29e) n’ont manquĂ© que d’une poignĂ©e de centimètres pour aggraver le score. Les Colchoneros en Ă©taient alors rĂ©duits Ă  rĂ©cupĂ©rer quelques miettes, des ballons rĂ©cupĂ©rĂ©s haut grâce au pressing des attaquants, avec pour seul frisson une sortie autoritaire de Navas dans les pieds de Gameiro (17e) et un ballon de Griezmann que Godin n’a pu reprendre correctement (32e).

Conscients qu’un but Ă  l’extĂ©rieur aurait une valeur inestimable face Ă  ce Real-lĂ , ils ont entamĂ© la 2e pĂ©riode avec plus d’intentions tandis que les Merengue passaient dans un mode de gestion. Une approche payante puisque malgrĂ© plusieurs rotations tentĂ©es par Simeone sur le front de l’attaque, l’AtlĂ©tico est restĂ© totalement inoffensif, finissant par ĂŞtre punis par des Merengue criants de rĂ©alisme. Le coup d’accĂ©lĂ©rateur donnĂ© par le Real dans le dernier quart d’heure lui a Ă©tĂ© fatal et porte le sceau d’un homme, Cristiano Ronaldo. Celui qui avait dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© le triplĂ© Ă  Vicente-Calderon en novembre dernier s’en est offert un nouveau, concrĂ©tisant le travail de sape de ses serviteurs, Benzema d’abord (2-0, 72e) puis Lucas Vasquez (3-0, 85e). CR7, auteur de 8 des 9 derniers buts de son Ă©quipe dans cette campagne de C1, continue de porter la Maison Blanche. Et grâce Ă  lui, Madrid risque fort d’ĂŞtre Ă  nouveau de blanc vĂŞtu.

 

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