Gestion de la crise au sein de l’hippisme : Fin de la première phase du cahier de charge

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Si l’on s’en tient à la feuille de route élaborée conjointement par le comité olympique et le Ministère de la Jeunesse et des Sports, les compétitions hippiques devront connaitre une pause après le grand prix de la nation qui s’est déroulé le dimanche dernier pour laisser place à la relecture des textes et à la mise en place d’un nouveau bureau. Sachant bien que l’avenir de la discipline passe par l’exécution de ce cahier de charge, il est dans l’intérêt des responsables des deux instances qui gouvernent le sport dans notre pays de prendre leur responsabilité devant les hommes et l’histoire dans une sale affaire qui n’a que trop durée.

Même si la collaboration n’a pas été entière et franche du côté de la fédération, force est de constater que la 1ère phase du déroulement de la feuille de route élaborée conjointement par le département des sports et le comité olympique a connu son épilogue le dimanche dernier par la tenue avec succès du grand prix de la nation 2011. Donc, logiquement, l’honneur revient aux statuts et règlement d’être épurer afin de permettre la mise en place d’un bureau digne de ce nom. Pour l’AMPC, toute tentative de blocage de la feuille de route entrainera d’office la fin de toute collaboration avec le responsable et les instances dirigeantes de la discipline. C’est dire qu’on n’est pas encore sortie de l’auberge. Pour certains observateurs, le comité olympique n’a rien entrepris pour permettre à la partie lésée de sentir dans un Etat de droit. Pis, il aurait pris position pour la fédération en leur laissant le soin d’agir à leur guise malgré sa responsabilisation par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.

En ignorant tous les détailles qui ont conduit au clash, pour se focaliser sur la simple dimension de fédération et association, le comité olympique ne fait qu’accentuer la crise. Car, occulté le fait que les courses ont été truquées, que les gens ont été illégalement expulsés de la fédération à travers une assemblée fédération et ligue couplée et les malversations autour de la gestion des deniers de la discipline, il est impossible de pouvoir résoudre impartialement cette crise. Donner quitus à des gens qui ne répondent à aucun critère de bonne gouvernance en matière sportive, de continuer avec leur pratique est suicidaire selon bon nombre d’observateurs.

Si rien n’est fait conformément à la feuille de route, certains passionnés de la discipline suggère à l’AMPC de créer ses propres compétitions avec l’autorisation du ministère, seul propriétaire des installations de la discipline, comme on l’a vue avec le problème de la ligue de Football ou encore avec la FENATAM en rupture de banc avec les instances reconnues par le comité olympique. C’est dire que toutes les disciplines sportives du Mali risquent des fractures irréversibles faute d’une médiation digne ce nom et fermeté pour les fossoyeurs.

LA PART DU MINISTÈRE

Malgré l’importance du champ à tout point de vue, l’exploitation à outrance et abusive qu’il fait l’objet de la part d’un clan, le Ministère reste étonnamment muet sur la question. Pourtant, la nomination d’un simple administrateur suffirait à faire changer la donne, et même rentabiliser les lieux. Pourquoi « PPR » se prive-t-il d’une telle option annoncée à un moment donné ? En cédant du terrain face une fédération qui n’a aucun respect à son endroit, le Ministère ne balise-t-il pas la voie pour d’autres ?

A l’arrivée de « PPR », personne n’imaginait que ce dossier dont les dérives ont été clairement affichées allait prendre tout ce temps. Puisque mieux vaux tard que jamais, le ministre doit se saisir du dossier, et même comprendre que certains ont intérêt à ce que les choses restent en place. A bout de patience, l’AMPC se dit plus que jamais déterminé à ne plus faire de concession inutile et exploitée à d’autre fin.

Les autorités sont averties. Dans l’immédiat la journée d’aujourd’hui constitue un tournant décisif, car c’est le jour ou les chevaux doivent rentrer à l’internat.

Affaire à suivre…

Bissidi Simpara

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