Habib Sissoko, président de l’Union africaine de judo : Innover sans changer le cap amorcé

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Habib Sissoko, président de l’Union africaine de judo : Innover sans changer le cap amorcé
Le président de l'UAJ, Habib Sissoko, et la nouvelle Secrétaire Générale, Estony Hattingh-Pridgeon

L’Intendant général Lassana Palenfo a participé à son dernier Championnat d’Afrique en tant que président de l’Union africaine de judo (Uaj). Dans quelques mois, voire dans quelques semaines (la date n’est pas encore précisée), il va passer le témoin à Habib Sissoko élu à l’Unanimité au congrès du 6 avril 2016 à Tunis (Tunisie). Une lourde responsabilité que M. Sissoko et son équipe ont accepté d’endosser.

Le défi ? C’est marquer la rupture sans changer le bon cap ! «La vision de M. Palenfo a été essentielle au développement de l’Union africaine de judo. Vous avez servi avec gratitude et vous nous avez inspiré avec votre contribution», a déclaré Habib Sissoko dans son premier discours après son élection à la présidence de l’Uaj. «Nous allons nous investir pour promouvoir le judo sur notre continent et également à l’international», a-t-il assuré.

Élu à l’unanimité avec son équipe, le nouveau président est un homme du sérail pour avoir été le 1er vice-président de l’Uaj pendant de longues années. Il est actuellement Directeur au développement du judo en Afrique au sein de la Fédération internationale (Fij). Aussitôt élu, Habib Sissoko s’est mis à la tâche en attendant de prendre officiellement fonction. Manager expérimenté, il sait que la responsabilité est lourde. Il s’agit essentiellement d’éviter une brusque rupture avec l’ère Palenfo ; donc d’innover dans le management du judo africain, sans fondamentalement changer le cap amorcé sous Lassana Palenfo.

Réputé pour sa dextérité et son sens de la diplomatie, les observateurs sont convaincus qu’Habib va vite trouver ses marques et insuffler une nouvelle dynamique à l’Union. L’objectif étant de consolider l’avancée de cet art martial sur le continent afin que les judokas africains puissent rapidement intégrer et se maintenir dans le gotha mondial. Pour ce faire, il faut rehausser le niveau de la dynamique partenariale aussi bien avec la Fij qu’avec les gouvernements, principaux bailleurs de fonds du sport en Afrique, ainsi qu’avec le secteur privé pour booster le sponsoring. Le nouveau président élu en est conscient, car il a tenu à envoyer un signal fort à ses partenaires pour dire que son équipe compte sur eux.

«Nous tenons à remercier le président de la Fij, Marius Vizer, pour tout son soutien que nous recevons de la Fij. Nous tenons à souligner l’importance des relations entre nos Fédérations et nos gouvernements qui nous soutiennent. Nous pouvons nous baser sur leur expérience pour attendre nos objectifs», avait indiqué Habib Sissoko dans le discours prononcé après son élection.

Le plan de relance du judo en Afrique, prévu après les Jeux Olympiques «Rio-2016» (Brésil) par la Fij, est déjà une opportunité à saisir. «En collaboration avec l’Union africaine de judo (Uaj), nous allons lancer un riche programme de développement», a déclaré le président de la Fij, Marius Vizer, lors de son séjour à Tunis à l’occasion du 37ème Championnat d’Afrique. «Après les JO-2016, on va établir ensemble, avec l’Uaj, un programme ambitieux. Nous allons inviter les meilleurs judokas africains pour se préparer au Centre international de l’Ijf en Hongrie. Un Centre de préparation africain pour cadets sera par ailleurs mis en place», a-t-il précisé à la presse.

Il faut souligner que le président de l’Uaj compte deux vice-présidents élus dans son bureau. Il s’agit de Skander Hachicha de la Tunisie et Mohamed Meridja d’Algérie. Ancien champion d’Afrique (-90 kg), M. Hachicha préside actuellement la Fédération de judo de Tunisie. Quant à Mohamed Meridja, il est également l’actuel Directeur/Coach et Education à la Fédération internationale de judo.

À noter également que la présidente de la Fédération de judo du Botswana, Estony Hattingh-Pridgeon, a été élue au poste de Secrétaire générale de l’Union. Pendant les huit dernières années, elle était la directrice de la communication de l’Uaj. Elle succède au Gabonais André Angwe élu au poste de Trésorier.

L’Union africaine de judo est une association regroupant les Fédérations nationales d’Afrique. Son rôle est de gérer et développer cet art martial à l’échelon continental. Présentement, l’Uaj rassemble 51 Fédérations nationales. La Fédération malienne de judo doit maintenant se battre pour être une locomotive de cette union !

Moussa BOLLY

Depuis Tunis

 

 

Le ministre Housseini Amion Guindo a joué sa partition

Depuis que la candidature du président du Cnom, Habib Sissoko, à la présidence de l’Union africaine de judo (Uaj) lui a été officiellement notifiée, le ministre des Sports a tout mis en œuvre pour lui assurer le soutien du gouvernement, à travers son Département et celui de l’ensemble du Mouvement sportif national.

«Au regard de sa forte expérience dans le mouvement sportif aux niveaux national, africain et mondial, et dans le cadre de la promotion des cadres au sein des instances sportives continentales et mondiales, le Département des Sports s’est engagé à soutenir cette candidature qui honore le Mali et le mouvement national dans son ensemble», a souligné Housseini Amion Guindo dans une communication adressée au Conseil des ministres du 6 avril dernier.

Le ministère s’est également mis en relation avec l’ambassade du Mali en Tunisie pour booster cette candidature au niveau diplomatique. Malgré les contraintes budgétaires, le ministre des Sports s’est personnellement impliqué pour que notre pays soit dignement représenté (six combattants) au 37ème Championnat d’Afrique de judo (du 8 au 10 avril 2016) à Tunis. Le Mali ne pouvait pas être absent à cette compétition après l’élection de l’un de nos compatriotes à la présidence de l’Uaj. Et le Département des Sports a joué sa partition, non seulement pour l’élection d’Habib, mais aussi pour la participation du judo malien au championnat d’Afrique.

M.B

 

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