Le nouveau Sélectionneur des Aigles du Mali, Alain Giresse hier, après la signature de son contrat : “J’ai accepté de revenir au Mali afin de consolider les acquis de 2012. Mon engagement et ma détermination ne feront pas défaut”

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Le 1er vice-président de la Femafoot, Boukary Sidibé dit Kolon (D) et Alain Giresse, hier, lors de la cérémonie de signature du contrat
Le 1er vice-président de la Femafoot, Boukary Sidibé dit Kolon (D) et Alain Giresse, hier, lors de la cérémonie de signature du contrat

C’est hier que le nouveau sélectionneur des Aigles du Mali, Alain Giresse a officiellement signé son contrat le liant avec la Fédération Malienne de Football. La mission principale assignée au technicien français, qui fait son retour trois ans après, est d’abord la qualification des Aigles du Mali à la CAN 2017, ensuite faire un parcours honorable à la phase finale.

La qualification pour la première fois à la Coupe du Monde 2018 fait partie aussi de ses objectifs. D’ores et déjà, Alain Giresse s’est dit prêt à relever ces défis. Pour cela, le soutien et l’accompagnement de tous les acteurs seront  déterminants. “Je ne suis pas un mercenaire. J’ai accepté de revenir au Mali parce que nous voulions consolider les acquis que nous avions réalisés en 2012. Mon engagement et ma détermination ne feront pas défaut” a-t-il précisé, hier, face à la presse.

En recrutant Alain Giresse comme sélectionneur national des Aigles du Mali à la place du Franco-Polonais, Henry Kasperzack, l’ambition du Comité exécutif de la Fédération Malienne de Football est très claire. Il s’agit de consolider et de capitaliser les acquis de 2012, année à laquelle le Mali avait occupé la 3ème place d’Afrique au Gabon et en Guinée Equatoriale avec Giresse. Et, tout le peuple malien se souvient de ce parcours exceptionnel des Aigles du Mali. Aujourd’hui, Alain Giresse est donc le sélectionneur le mieux indiqué pour continuer l’aventure avec l’équipe nationale du Mali. D’après le sondage, c’est un choix très apprécié par le public.

Obligation de résultats

Arrivé à Bamako, mercredi soir, Alain Giresse s’est officiellement engagé, hier, avec la Fédération Malienne de Football pour un nouveau bail. Pour ce faire, le document du contrat a été paraphé d’une part par le 1er Vice-président de la FEMAFOOT, Boukary Sidibé dit Kolon (le Président Boubacar Baba Diarra étant à Dakar pour la CAN U20) et d’autre part par Giresse, lui-même. La signature de ce contrat a été suivie par un point de presse animé par Boukary Sidibé dit Kolon, chargé de l’équipe nationale et Giresse.

Aux dires du 1er Vice-président de la FEMAFOOT, le contrat avec Alain Giresse prendra effet à partir du 1er avril 2015 et ce jusqu’à la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, le 15 novembre 2017. Dans ce bail, le technicien français a l’obligation de résultats. En d’autres termes, il s’agit de qualifier les Aigles du Mali d’abord à la CAN 2017 et faire un parcours honorable dans cette compétition. Sans oublier, la qualification du Mali pour la première fois à la Coupe du Monde 2018. Pour ce faire, toutes les dispositions ont été prises pour le respect strict de ce contrat.

Le retour de Giresse était le choix approprié des joueurs

S’agissant du choix de Giresse, Boukary Sidibé dit Kolon a été très clair : “c’est vrai que nous avons reçu plusieurs propositions directes ou par intermédiaires, mais il faut reconnaitre que nous avons aussi pris en compte l’avis des joueurs. Et, la plupart étaient pour le retour de Giresse. Sans oublier aussi ce qu’il avait fait comme travail lors de son passage dans notre pays”. Avant de préciser : “il s’agit pour nous de consolider et de capitaliser les acquis de 2012. C’est un challenge que nous offrons à Giresse. Pour nous, l’importance n’est plus le passé, mais il faut regarder l’avenir. Nous allons tirer les enseignements de son passage au Sénégal”.

Parlant de son salaire, le 1er vice-président de la FEMAFOOT de préciser : “de toutes les façons, Giresse ne gagnera pas plus que Kasperzack” sans dévoiler le montant exact.

En tout cas, le nouveau sélectionneur national s’est dit très heureux de revenir au Mali, après avoir passé deux ans à la tête des Aigles avec des  performances très encourageantes. “Je ne suis pas un mercenaire. J’ai accepté de revenir au Mali parce que nous voulions consolider nos acquis de 2012 afin d’écrire une nouvelle belle page du football malien. Pour cela, mon engagement et ma détermination ne feront pas défaut pour relever ces défis” dira-t-il. Avant de préciser que la porte de la sélection nationale est ouverte à tous les joueurs. Mais, il s’agit des joueurs qui ont vraiment envie de mouiller le maillot pour défendre le drapeau national.

«J’ai quitté volontairement  le Sénégal» dixit Giresse

S’agissant de son passage au Sénégal, il s’est dit très satisfait dans la mesure où les Lions de la Terraga sont passés de la 79ème place au classement mondial de la FIFA, à la 34ème aujourd’hui.  “Je n’ais pas été limogé au Sénégal. C’est moi-même qui ai demandé de partir parce que mon contrat prenait fin après la CAN 2015. Voilà comment j’ai quitté le Sénégal” a-t-il précisé.

Notons que le Mali livrera deux matches amicaux à Paris, le 25 mars contre le Gabon et le 31 mars face au Ghana. C’est en principe le Directeur technique national, Mohamed Magassouba (il a supervisé l’équipe à la CAN 2015) qui conduira les Aigles du Mali. Et, Giresse sera présent pour superviser.

Parlant de l’entraîneur national adjoint, Boukary Sidibé de souligner : “Giresse aura la main libre pour mettre en place son staff. Mais, il faut préciser que le contrat de Cheick Oumar Koné comme entraîneur adjoint a pris fin depuis la CAN 2015. Il s’occupe maintenant de l’équipe olympique”.

Alou Badra HAIDARA     

 

 

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