Marathon international BOA de Bamako: Les péripéties de l’organisation et les soucis du déroulement

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On dit qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. C’est vrai, sinon, après tout ce qui se dit et se fait avant le jour J, il ne devait avoir aucun couac. Heureusement que les organisateurs sont des humains.

Des réunions à la pelle

Si vous avez une expérience des commissions d’organisation des évènements, petite soit-elle, vous êtes édifié sur les péripéties d’organisation. Si ce n’est pas le cas, sachez qu’avant l’évènement la commission nationale d’organisation se réunit une vingtaine de fois. Chacune des réunions peut durer en moyenne 2 heures d’horloge. Ceux qui ont la phobie des réunions ne peuvent y siéger.

Ce n’est pas tout, hormis l’objectif qui est la réussite du Marathon, tout le reste fait l’objet de commentaires, d’explications et de discussions souvent intenses. Il faut tout le tact du président de séance pour calmer les esprits tantôt enflammés. C’est le forum des comptes rendus, des contrôles de tâches, des propositions et contre propositions, des suggestions et mêmes des démonstrations.

Le cheveu dans la soupe

Comme nous avons l’habitude de voir, malgré le dispositif impressionnant de sécurité, il peut y avoir toujours un passionné ou un fou qui surgit sur l’arène et venant de nulle part. Ce n’est pas tout à fait le cas de la Tanzanienne qui l’année dernière a couru les 42,195 km malgré que cela soit signifié aux fédérations partenaires que cette distance est exclusivement réservée aux hommes. Espérons que cette année il n’y aura pas d’impaire de ce genre.

Mobilisation et animation : quelques frayeurs

La dernière édition a coïncidé avec une situation sécuritaire assez complexe avec la rencontre des chefs d’Etat major de la Cedeao à Bamako. Ce qui aurait joué sur la mobilisation des éléments des centres de formation de l’armée et des services de sécurité. Une troupe mobilisable et attendue pour l’ambiance dans les gradins car les forces armées et de sécurité devaient compter environ 1000 participants à cette 3è édition.

Les premières heures, avant le départ des marathoniens, ont suscité quelques frayeurs. Mais finalement, avec la venue des scolaires des Centres d’Animation pédagogique et la voix de Master Soumi, ce fut un ouf de soulagement. Pour faire un plus, il faut améliorer l’animation musicale. Avec un bon (s) d’artiste (s) et une bonne sono, le public jeune est vite drainé vers le stade.

42,195 km, c’est presque une mer…

Demander seulement aux organisateurs de marcher les 42,195 km, vous serez désenchanté. Seuls quelques anciens athlètes de la Fédé et les membres des commissions de moins de 50 ans, s’il y en a, pourront, peut-être, terminé le parcours à la marche.

Alors les 2h 42mn ou 2h 27mn réalisées par les champions sur la distance en courant sont vraiment louables même si les meilleurs temps sont ailleurs. Pourtant le jogging peut nous sauver des ennuis de santé. Qu’attendons nous.

Des combattants athlètes

La 3ème édition a enregistré une participation accrue des pratiquants d’arts martiaux. Ils sont venus en grand nombre et ont terminé la course, à leur rythme. Histoire de tester leur endurance. Si tous les pratiquants de sport faisaient comme eux, cela donnerait une autre dimension positive au Marathon de Bamako.

La représentation au sommet de l’Etat, toujours attendue

En 3 éditions, le Marathon de Bamako n’a pas encore été présidé ni par le PM encore moins par le président de la république. Toujours invité, la représentation au sommet de l’Etat se fait désirer. Ce n’est pas que la présidence du ministre des sports est moins importante mais seulement le département est impliqué dans l’organisation à travers sa représentation dans la commission.

La 3 ème édition qui commémorait le cinquantenaire de l’armée malienne était une occasion inouïe mais la brouille entre la fille et la mère des associations de sport au sujet d’un partenariat serait à l’origine de l’absence du premier des Maliens. Cette année sera-t-elle la bonne ? Wait and see

Nous sommes en année électorale, il faut multiplier les invitations, l’étendre aux présidents d’institutions. Déjà, l’arrivée du président de la Confédération africaine d’athlétisme, Kalkaba Malboum, est un acquis selon les sources fédérales.

A la porte du Marathon

Cet évènement prend du galon. Depuis la 2è édition des pays des institutions frappent à la porte du Marathon international BOA de Bamako. La Guinée Conakry était annoncée, quand bien même ne faisant pas partie du groupe, pour remplacer l’Ouganda au dernier moment.

Une année après, c’est le Maghreb à travers le Maroc qui s’est annoncé. De grandes sociétés aussi de la place veulent entrer dans l’espace du Marathon. Comment va réagir le prometteur, la Banque Of Africa ? Nous n’avons cette réponse. Peut-être au lancement ce 18 janvier de la 4 ème édition au siège de l’institution.

Badri

ENCADRE

MARATHON INTERNATIONAL BOA DE BAMAKO

L’évènement en quelques chiffres

21 athlètes venant de 10 pays du groupe BOA étaient attendus à la 3è édition en 2011 contre 13 en 2010. Près de 3000 participants en janvier 2011 pour l’ensemble des trois catégories : cadets (filles et garçons), seniors dames et senior messieurs.

3 459 000 Fcfa ont été partagés entre les 10 premiers de chaque catégorie. Le gagnant des 42 Km195m, réservé aux seniors messieurs, a empoché la coquette somme de 1 000 000 Fcfa. 41 organes dont 6 journaux spécialisés, 15 journaux d’informations générales et de société, 14 radios privées et publique, 3 radios internationales, une agence de presse et 2 TV (Ortm pour la couverture et la diffusion, Africable Télévision pour la diffusion) ont été concernés pour la couverture et la diffusion médiatique.

Et la banque elle-même ?

Le groupe Banque Of Africa est présent dans 12 pays africains que sont le Bénin, Burkina Faso, Burundi, Côte d’Ivoire, Kenya, Madagascar, Mali, Niger, Ouganda, RDC, Sénégal, et la Tanzanie. Il exploite 220 sites, emploie 3000 agents et compte plus de 200 000 clients. Son chiffre d’Affaire à la même année de 2010 était de 200 milliards Fcfa. La Banque Of Africa a ouvert ses portes à Bamako 1982.

 

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